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Les Annales de la Compagnie noire, tome 9 : Elle est les ténèbres, partie 2
Titre : Elle est les ténèbres, partie 2
Cycle/Série : Les annales de la Compagnie noire, tome 9
Auteur : Glen Cook
Éditeur : L’Atlante / J’ai lu
Date de publication : 2004 / 2009Synopsis : Sortie victorieuse du siège de Dejagore — mais à un cheveu — , la Compagnie noire panse ses blessures et poursuit son chemin vers le lieu mythique de ses origines, le Khatovar. Entre les mercenaires et leur destination toute proche ne se dresse plus qu’un seul obstacle, Belvédère, la citadelle où résident le dernier Maître d’Ombres et quelques anciens asservis, avec qui il va falloir en découdre. Murgen, l’actuel rédacteur des annales, sera d’une aide précieuse : son don d’ubiquité, qui lui permet d’espionner les ennemis de la Compagnie, est un atout majeur dans l’échiquier politique. Rien n’est encore joué…
Ce que je n’aime pas dans tes annales, c’est qu’elles parlent plus de toi que de la Compagnie. Tu ramènes tout à toi. A l’exception de quelques chapitres repris des comptes rendus de Madame, de Baquet, de Qu’un-Oeil ou d’un autre, tu ne consignes strictement rien qui n’ait directement trait à toi où à ce que tu as vu de tes yeux. Tu es trop imbu de toi-même. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de tes cauchemars récurrents ?
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Le Dossier Arkham
Titre : Le Dossier Arkham
Auteur : Alex Nikolavitch
Éditeur : Leha [site officiel]
Date de publication : novembre 2020Synopsis : Arkham, 1941.
Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d’un monceau de papiers. Il pourrait s’agir à première vue d’un banal meurtre en chambre close. L’examen des feuillets souillés, un dossier qu’il avait constitué au fil d’une très longue enquête, démontre qu’il avait mis au jour un indicible complot.
Des forêts insalubres de Nouvelle-Angleterre aux plateaux du Tibet, des Contrées du Rêve au marché de Damas, de sinistres individus se préparent à un événement cosmique… Danjer y a laissé la vie, d’autres y ont perdu la raison… Saurez-vous démêler tous les fils du Dossier Arkham ?Je ne l’ai acceptée dans notre groupe qu’à cause de la réticence de nos autres condisciples à nous accompagner, et à cause de l’insistance du professeur Blake, qui, Dieu sait pourquoi, la trouve brillante. Il faudra qu’il comprenne un jour, celui-là, que les notes et le travail ne font pas tout, et qu’il faudrait aussi savoir récompenser le talent et l’aisance financière. De toute façon, et je l’ai toujours dit, tout s’en va à vau-l’eau depuis que l’on accepte les femmes à l’université. La recherche érudite, c’est un travail d’homme, nom de Dieu !
On commence à bien connaître Alex Nikolavitch : scénariste et traducteur de très nombreuses bandes dessinées, il est également essayiste concernant notamment le genre super-héroïque en comics et, plus récemment, il a publié plusieurs romans de fantastique et de science-fiction (Eschatôn, L’Île de Peter, Trois coracles cinglaient vers le couchant, Les Canaux du Mitan, tous chez Les Moutons électriques) ; Le Dossier Arkham est donc son cinquième roman, cette fois chez les éditions Leha.
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La sève et le givre
Titre : La sève et le givre
Auteur : Léa Silhol
Éditeur : Oxymore / Point
Date de publication : 2002 / 2006Synopsis : Trois fois les Parques ont parlé : Finstern, Roi de la Cour de Dorcha, doit mourir. Seule la belle Angharad peut contrecarrer la mort de Finstern, ou la précipiter. Elle ignore son propre destin, et le prix à payer pour accomplir sa mission… Dans la funeste partie d’échecs qui s’engage entre les Cours d’Ombre et de Lumière, la Reine Blanche devra trouver sa voie.
-Je suis la plus jeune, la naissance et le début, il convient donc que je commence cet oracle, et voici la promesse que te fait le destin par ma bouche : Par trois fois les tiens te renieront, une fois pour abattre ton front, une fois pour désarmer ton bras, une fois pour souffler sur tes cendres. Voici ma promesse : la ruine, et rien de plus.
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Jusqu’ici tout allait bien
Titre : Jusqu’ici tout allait bien
Cycle/Série : Les contes ordinaires, tome 2
Auteur : Ersin Karabulut
Éditeur : Fluide Glacial
Date de publication : 2020Synopsis : Qu’adviendrait-il de notre société si elle renonçait à ses libertés à cause de croyances, des nouvelles technologies, d’un virus ou même du carcan familial ? Dans cette anthologie de récits d’anticipation, l’auteur turc Ersin Karabulut décrit à la perfection les maux de notre société et le moment où tout bascule.
Qui n’a pas été manipulé par des partis qui ne sont en réalité pas en phase avec le fond de notre pensée ? Il est temps de changer les choses grâce à notre application interactive Votedox qui évalue votre profil grâce à une analyse hyper précise des données figurants sur les réseaux sociaux. Le vote sera déterminé par votre réelle personnalité et vos propres intérêts. Et ça, vous savez ce que c’est n’est-ce pas ? C’est la première vraie démocratie de l’histoire de l’humanité !
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Les Tragiques
Titre : Les Tragiques – Ils ne sont morts qu’une fois
Auteur : Christian Montaignac
Éditeur : En Exergue (À l’air libre) [site officiel]
Date de publication : 9 septembre 2020Synopsis : La grandeur du sport et son secret éclat se tiennent dans l’invitation à durer le temps de quelques saisons plus ou moins ensoleillées avant d’entrer dans des automnes refroidis, de goûter aux effets douceâtres de la nostalgie, de recueillir les retombées d’une renommée. Les sportifs, plus ou moins consciemment, s’y préparent par la succession de petites morts que sont les fins de matchs et de compétitions, les échecs et les abandons. Et au moment d’en finir avec leur carrière, les hommages se multiplient sur le ton de la bienveillance, autant de « merci ». Pour beaucoup, un certain bonheur est dans l’après car il leur reste l’avantage de se réchauffer du regard des autres, de ressasser et de partager les meilleurs souvenirs. Il en est, toutefois, qui ne goûteront jamais aux bienfaits d’une seconde vie. Ce sont nos Tragiques.
Ceux-là n’ont pas profité d’une expression souvent utilisée, « le champion meurt toujours deux fois », une seule a suffi. Leur rêve éveillé s’est brisé, la mort les a emportés au cœur d’une jeunesse dorée. Ils ont incarné le mot d’André Malraux selon lequel la tragédie d’une fin en pleine gloire a « transformé leur vie en destin ». Nos Tragiques, entre connus et méconnus, sont morts dans cet âge d’or où rien n’était fini de leur passion de jeunesse. Sans avoir voulu rejoindre James Dean, le plus fameux d’entre tous, dans sa volonté de « vivre vite et de faire un beau cadavre », ils sont partis comme lui, dernier éclat d’un soleil noir. Il s’agit de leur redonner la lumière. La mort ne suffit pas à tirer la conclusion de leur histoire. Il y a chez eux, en eux, ce romantisme dont le sport est porteur quand il ne se limite pas à une somme de chiffres, à la longueur des statistiques, aux lignes d’un palmarès. Leur gloire, c’est notre mémoire.Le suicide est cette ultime parole qui réduit un être au silence, provoque la parole des vivants. Il faut soudain comprendre, essayer. Parce que comprendre, c’est se sentir moins coupable. Et la question revient, lancinante : pourquoi ?
Par le biais d’une Masse Critique Babelio, j’ai eu le plaisir de découvrir le livre Les Tragiques, du journaliste Christian Montaignac chez les éditions En Exergue.
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La part des ombres, tome 2
Titre : La part des ombres
Cycle/Série : La part des ombres, tome 2
Auteur : Gabriel Katz
Éditeur : Scrinéo / Pocket
Date de publication : 2018/2020Synopsis : Dans le royaume de Goranie déchiré par l’occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu’on appelle « le Fantôme » semble vivre ses dernières heures.
Mais rien n’est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais. Une lutte qui entraînera les trois mercenaires Kaelyn, Desmeon et Olen jusqu’aux montagnes interdites de la Trace, ce royaume inconnu, tribal et sauvage, où les villes culminent au-dessus des nuages.-Comment il s’appelle, ton petit guerrier ? demanda poliment Desmeon.
-J’en sais rien, répondit très sérieusement Eden Vekh.
-Comment ça t’en sais rien ?
-Je crois que c’est Aderan. Ou Kenen, peut-être, mais il est un peu grand.
-Sérieusement, tu ne connais pas tes gamins ?
-J’en ai trois, six, sept et huit ans. Ça fait dix ans que je suis stationné en Goranie, je remonte très rarement à la Crète.
-C’est toi qui les a fait quand même ? -
Blanc autour
Titre : Blanc autour
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Stéphane Fert
Éditeur : Dargaud
Date de publication : 2021 (janvier)Synopsis : 1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall s’occupe d’une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace. Même si l’esclavage n’est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l’Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d’une révolte sanglante. Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste admise.
Apprenez docilement la culture des blancs ! Vénérez les écrivains des blancs, l’histoire écrite par les blancs ! Les noms des hommes célèbres blancs ! La philosophie des blancs ! Gavez-vous du monde des blancs ! A la fin vous serez toujours aussi noires.
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Fin de participation au projet Maki
Au crépuscule d’une année 2020 particulièrement chaotique, il est tout de même temps de faire un point (calamiteux, spoiler !) sur ma participation au projet Maki organisé par Mako (et quel boulot !) et qui mettait en valeur les nouvelles et les novellas SFFF sur l’ensemble de l’année.
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La Famille Passiflore – Pirouette et Nymphéas
Titre : Pirouette & Nymphéas
Cycle/Série : La Famille Passiflore
Auteur : Loïc Jouannigot
Éditeur : Daniel Maghen [site officiel]
Date de publication : 22 octobre 2020Synopsis : Depuis 1987, la famille Passiflore enchante petits et grands enfants. Cette nouvelle histoire nous emmène à Giverny, au coeur de la maison et des jardins de Monet.
Au pays multicolore des nymphéas, vit la famille Blanche. La maman est une artiste peintre très connue. Ses deux enfants Ajonc et Genet veulent construire une cabane parmi les nymphéas, aidés par leurs jeunes invités : les Passiflore.Décidément, les deux Blanche se révèlent insupportables. L’un donne des ordres dans le désordre et l’autre se vante de savoir tout faire, sans rien faire du tout.
À l’occasion d’une Masse Critique Babelio, j’ai pu découvrir un nouvel épisode de la Famille Passiflore, série de Loïc Jouannigot, publiée désormais chez Daniel Maghen.
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Joyeux Noël 2020 !
Joyeuses fêtes de fin d’année à tous !
Nous profitons de cette veille de Noël pour réaliser un petit bilan avant que 2020 ne se termine. Sanitairement et politiquement, la situation n’est évidemment pas au beau fixe et se sera révélée mouvementée, notamment pour le monde de la culture. D’un point de vue littéraire, 2020 se sera cependant une fois encore montrée particulièrement riche (même si le catalogue de parution des maisons d’édition a évidemment été impacté par l’épidémie). De mon côté je suis ravie d’avoir dépassée la barre des 80 romans lus depuis janvier (ce qui n’était pas gagné compte tenu de l’arrivée depuis plus d’un an maintenant d’une nouvelle petite lectrice en puissance dans notre foyer). Je suis également contente d’avoir pu extraire de ma PAL des romans qui y végétaient depuis maintenant plusieurs années (merci le premier confinement !) et dont la plupart se sont révélées être d’excellentes surprises (« Le dragon Griaule » ; la suite des « Annales de la Compagnie noire » dont je vous reparlerai bientôt…) J’ai en revanche beaucoup ralentie concernant les bandes dessinées, me limitant aux séries déjà entamées où à de beaux ouvrages (« Les Indes fourbes » dont je n’ai pas encore pris le temps de vous parler, « Les enfants du capitaine Grant »…).

Vous pourrez retrouver ici mon article concernant mes coups de coeur en Fantasy, SF et Fantastique pour l’année 2020, mais si vous souhaitez une petite sélection un peu plus restreinte mêlant romans et BD, voilà les titres qui nous ont marqué cette année :Dionysos
Les secrets du premier coffre – Fabien Cerutti (Mémos)
Olangar – Une cité en flammes – Clément Bouhélier (Critic)Les damnés de la Commune – Raphaël Meyssan (Delcourt)
Dans la tête de Sherlock Holmes – Cyril Liéron et Benoît Dahan (Ankama)
Boudicca
Vita Nostra – Marina et Sergueï Diatchenko (L’Atalante)
Je suis ta nuit – Loïc Le Borgne (ActuSF)Peau d’hommes – Hubert et Zanzim (Glénat)
Les vieux fourneaux 6 – Wilfrid Lupano et Cauuet (Dargaud)Nous profitons également de l’occasion pour vous remercier de fréquenter ce site et d’y laisser régulièrement des traces de votre passage, cela nous procure toujours autant de plaisir de voir que nos critiques sont lues et appréciées. Un grand merci, entre autre, aux plus bavardes d’entre vous, à savoir Célindanaé (Au pays des cave trolls) ; Lutin82 (Albédo – Univers imaginaires) ; Aelinel (La bibliothèque d’Aelinel) ; Belette2911 (The Cannibal Lecteur) ; Elhyandra (Le monde d’Elhyandra). Merci aussi à tous les autres (que je ne me hasarderais pas à citer tant vous êtes nombreux), à la fois pour vos remarques mais aussi pour vos articles que nous prenons énormément de plaisir à découvrir chaque jour. Nous sommes ravis d’échanger avec vous tous !
Enfin, je profite de ce billet de fin d’année pour vous parler un peu de l’orientation du site pour 2021. Les littératures de l’imaginaire y occuperont toujours la première place (et notamment la fantasy) mais nous avons également décidé de vous parler de temps en temps d’autres types de lectures dans lesquelles nous nous sommes récemment plongés, à savoir les essais (qu’ils soient politiques ou économiques) et les synthèses historiques. Les articles concernant ces ouvrages ne seront pas nombreux (vraissemblablement un par mois, voire tous les deux mois) et je me doute que ces sujets intéresseront moins certains lecteurs, ce que je comprends tout à fait. Néanmoins ces lectures commencent à prendre pas mal de place dans notre quotidien et alimentent énormément notre réflexion, aussi cela nous fait-il plaisir de les partager sur le site. Plusieurs articles de ce type sont déjà parus cette année (sur le journalisme, l’antisémitisme et l’islamophobie dans les médias, ou encore l’histoire de France racontée par le biais des rapports de domination entre individus), et d’autres du même type devraient donc suivre en 2021, avec notamment des essais historiques consacrés à une époque que je connaissais jusqu’ici très peu, le XIXe siècle (je suis antiquiste de formation, et Dionysos est médiéviste), mais aussi sur l’esclavage, la Révolution française ou encore la Commune de Paris. J’espère que ces billets vous plairont !
Sur ce, bonnes fêtes de fin d’année à tous et à l’année prochaine !