Kaamelott 2 Sièges Transport

Titre : Les Sièges de transport
Série : Kaamelott, tome 2
Scénariste : Alexandre Astier
Dessinateur : Steven Dupré
Éditeur : Casterman
Date de publication : 15 décembre 2007

Synopsis : Le péril s’abat à nouveau sur Kaamelott. De puissants objets magiques ressurgissent des profondeurs de l’oubli et menacent de tomber entre les mains d’un dangereux Chef Viking. Qui gagnera la course pour Les Sièges De Transport ? La troupe d’élite de Kaamelott, les Seigneurs Perceval et Karadoc ? Ou Haki, dont la proue du Drakkar menace de fendre le sable des plages du Royaume de Bretagne ?

Note 4.0

Léodagan : Je reprends mon souffle, parce qu’en ce moment, pour vous débusquer dans les locaux, il faut drôlement de l’endurance !
Arthur : Faut surtout pas avoir grand-chose à fiche !
Léodagan : J’ai à fiche qu’il y a du boulot urgent ! Seulement quand je me pointe à votre bureau, c’est plus votre bureau !
Arthur : J’ai pas le temps, on verra demain !
Léodagan : Mais demain, vous aurez encore fait la malle !
Arthur : Et ben vous me chercherez ! Ça vous fera de l’exercice !
Léodagan : Je vais faire renifler vos calebards à une meute de chiens de chasse, c’est à vous que ça fera de l’exercice !

Ce deuxième tome de la série Kaamelott sur Les Sièges de Transport nous envoie valdinguer dans cet univers pittoresque entre scènes de ménage et aventures historico-fantasy !

Hilarant dans sa verve et dans son récit, Alexandre Astier nous emmène une fois de plus dans une situation qu’on connaît bien désormais (les Sièges étant même mentionnés dans un épisode de la série télévisée) : la mission aventureuse pour ramener un objet magique ou ensorcelé (en tout cas comme dirait Perceval, des merdes qui finissent au cagibi y’en a tout le tour du ventre de toute façon !). Une fois n’est pas coutume, c’est donc le duo Perceval-Karadoc qui s’y colle. Le décalage est génial entre d’un côté eux deux qui partent à l’aventure tant bien que mal, sans toujours comprendre ce qu’ils font (je n’énumère pas les bourdes habituelles), et de l’autre un Arthur (au mieux de sa forme !) et sa clique qui restent au château, mais ont leur aventure « pittoresque » également. La légende arthurienne dans toute sa splendeur !

Côté dessin, on déplore toujours le pseudo style réaliste de Steven Dupré qui limite vraiment les expressions des personnages et surtout leur ressemblance avec les acteurs de la série télévisée. Par contre, sûrement à la demande d’Alexandre Astier, grand fan de Goscinny, on note l’influence de l’album Astérix et les Normands derrière la bande de Vikings venus chercher ces fameux sièges de transport afin d’envahir Kaamelott plus facilement (c’est bien connu, tous les barbares radinent sur Kaamelott ces temps-ci…) : pour moi, il y a clairement du Grossebaf chez Haki (j’ai l’impression de vendre du surgelé sur le marché avec ces noms-là…), la ressemblance est troublante, ça me semble assez évident !

Un album au poil de cul en tout cas, avec ce qu’il faut de drôlerie et de bêtise pour passer un très agréable moment ! Voilà, je crois que j’ai utilisé à plein mon quota de citations de Kaamelott pour cette critique, donc je m’arrête là, parce qu’on en a gros !

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7