Kaamelott 5 Le Serpent géant du Lac de l'Ombre

Titre : Le Serpent géant du Lac de l’Ombre
Série : Kaamelott, tome 5
Scénariste : Alexandre Astier
Dessinateur : Steven Dupré
Éditeur : Casterman (fiche officielle)
Date de publication : 24 novembre 2010

Synopsis : Certains jurent avoir été attaqués… d’autres disent que le légendaire reptile n’a tout simplement jamais existé, qu’à force d’avoir peur des choses, on finit toujours par les voir.
Le monstre calédonien est-il réel ?
Les chevaliers Perceval et Karadoc ne peuvent que l’espérer, car par ordre du Roi Arthur, ils ne rentreront pas à Kaamelott avant d’avoir accompli la quête du Serpent Géant du Lac de l’Ombre.

Note 4.0

Calogrenant : Vous êtes en Calédonie, ici. Même si je suis sous l’autorité d’Arthur, je suis quand même le roi du coin !
Karadoc : Ah bon… désolé, on savait pas.
Perceval : Quand vous veniez à Kaamelott, on se disait qu’Arthur avait accepté un pécore à la Table Ronde pour faire genre « je suis moderne, j’accepte aussi les clodos… ».

Le Serpent Géant du Lac de l’Ombre ou la vision Kaamelotesque du « Monstre » du Loch Ness ! Ce Nessy à la mode Alexandre Astier fait l’objet d’une mission particulière pour le fameux duo Perceval et Karadoc.

Au-delà du simple aspect de mission civilisationnelle, où deux chevaliers vont « combattre le Mal » (des doutes apparaissent toujours sur les notions de combat et de Mal avec ces deux-là…), cet épisode renvoie à beaucoup plus que cela pour les aficionados de la série Kaamelott. Cité lors du Livre VI comme une référence du bestiaire arthurien et sujet d’un épisode du Livre I de la série, ce Serpent Géant a déjà donné du fil à retordre à Perceval et Karadoc (toute la première page est tout simplement consacrée à l’épisode de la série en question !).

Le scénario d’Alexandre Astier, se fondant sur un épisode relaté dans la série, se fond parfaitement dans la franchise Kaamelott grâce à des anecdotes ciblées, un humour caustique et des situations toujours plus décalées vis-à-vis de la légende arthurienne (sans pour autant rendre tout cela moins réaliste, attention !). le seul aspect de fantasy est bien évidemment ce Serpent Géant et déjà que les serpents normaux terrorisent le roi Arthur, imaginez quand ils sont géants ! du point de vue du dessin, Steven Dupré poursuit sur la même lancée, avec toujours ces soucis de ressemblances et de réalisme avec les acteurs. Ici, les personnages les moins réussis apparaissent peu alors cela passe. Enfin, c’est toujours l’occasion de voir les personnages moins exploités d’habitude (le Père Blaise, le Maître d’Armes, plutôt bien dessinées eux d’ailleurs…), et des situations trop rares (les cuisines avec trop de monde pour travailler dignement, le rapport avec les paysans qui subissent le Serpent Géant, la cour du château, etc.).

Finalement, ce tome 5 de la série bande dessinée Kaamelott est un passage incontournable de la dérision du cycle arthurien « made in Astier » où l’histoire, sans tout révolutionner, amène son lot de bons mots.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 6 ; Tome 7

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