Parutions 2020 : Les repérages de Boudicca

22 janvier 2020 4 Par Boudicca

En ce mois de janvier 2020, les éditeurs commencent à se montrer bavards concernant leurs futures parutions : l’occasion d’avoir un premier aperçu des romans qui seraient susceptibles de venir rejoindre les PAL des lecteurs/acheteurs compulsifs. Voici les ouvrages que j’ai, pour ma part, d’ores et déjà repéré en fantasy, science-fiction ou fantastique. [Je vous invite, si vous cherchez davantage d’informations sur le sujet, à vous rendre sur Elbakin ou Just a word où vous pourrez retrouver des interviews complètes d’éditeurs.]


 

JANVIER

La rose de Djam, tome 3 : Le pôle du monde – Sandrine Alexie (L’atalante)

Ça parle de quoi ? Sibylle a arraché la Rose de Djam au dragon. Mais rapporter la coupe aux Quarante sans tomber aux mains des Noirs et de leur roi-serpent, qui plus est avec un bras cassé, promet de ne pas être une sinécure. L’esprit sous emprise et le corps douloureux, c’est donc en derviche qu’elle se lance sur les routes pour rejoindre Amid. Ce faisant, elle échappe tout autant à la vision des Quarante, dont elle ne peut attendre aucun secours.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que les deux premiers tomes (L’appel des Quarante et La grotte au dragon) étaient déjà très réussis et parce que j’ai aimé le décor moyen-oriental médiéval très bien reconstitué par l’autrice.

 

Rois du monde, tome 2 : Chasse royale (partie 4) – Jean-Philippe Jaworski (Les Moutons Électriques)

Ça parle de quoi ? Dans la Celtique ravagée par la guerre, le mystère plane sur le sort du haut roi. Ambigat est-il mort ? Est-il encore en vie ? L’incertitude excite les convoitises et ajoute au désordre. Par loyauté et par ambition, Bellovèse se lance à la recherche du roi caché. À travers les contrées écumées par des bandes féroces, mais aussi à travers la géographie des rêves et des oracles, il remonte la piste du souverain. Toutefois nombreuses sont les meutes qui lui disputent son gibier.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce qu’en dépit d’un découpage et d’une mauvaise communication qui nuisent à l’œuvre, ça reste du Jaworski.

 

FEVRIER

Le temps fut – Ian McDonald (Le Bélial – UHL)

Ça parle de quoi ? Bouquiniste indépendant, Emmett Leigh déniche un jour un petit recueil de poèmes lors de la liquidation de la librairie d’un confrère. Un recueil, Le Temps fut, qui s’avère vite d’une qualité littéraire au mieux médiocre… En revanche, ce qui intéresse Emmett au plus haut point, c’est la lettre manuscrite qu’il découvre glissée entre les pages de l’ouvrage. Pour le bouquiniste, tout ce qui peut donner un cachet unique et personnel à un livre est bon à prendre. Il se trouve ici en présence d’une lettre d’amour qu’un certain Tom adresse à son amant, Ben, en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale. Remuant ciel et terre – et vieux papiers – afin d’identifier les deux soldats, Emmett finit par les retrouver sur diverses photos, prises à différentes époques. Or, la date présumée des photos et l’âge des protagonistes qui y figurent ne correspondent pas… Du tout.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que la collection Une Heure Lumière du Bélial propose toujours des textes de qualité et que la couverture d’Aurélien Police est encore une fois très réussie.

 

Harrison Harrison – Daryl Grégory (Le Bélial)

Ça parle de quoi ? Harrison a un problème avec l’océan. Qui a sans doute à voir avec le fait que lorsqu’il était tout gamin, « quelque chose s’y est passé »… Un quelque chose proprement horrible dont il n’a aucun souvenir conscient, mais qui a coûté la vie à son père, lui vaut une prothèse carbonée en guise de jambe droite, et des douleurs fantômes pour occuper ses nuits. Or, la thalassophobie, quand votre mère est océanographe, c’est assez compliqué. Surtout quand cette dernière se pique de mener une mission improbable au large de Dunnsmouth.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que j’ai pas encore eu l’occasion de me pencher sur les textes de l’auteur et que le thème m’interpelle.

 

La piste des cendres – Emmanuel Chastellière (Critic)

Ça parle de quoi ? 1896, Nouveau-Coronado. Fils illégitime d’un influent propriétaire terrien, Azel fuit son destin, ballotté entre des origines indigènes qu’il renie et une famille qui ne l’accepte pas. Il a préféré rejoindre les montagnes, où il se contente de jouer les chasseurs de primes. Pourtant, loin des hauts plateaux, la menace d’une guerre se profile dans la péninsule : le Nord, véritable grenier à blé, estime être exploité par le Sud, plus industriel, qui dispose d’un accès à l’océan grâce au port de Carthagène.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que j’ai beaucoup aimé les précédents ouvrages de l’auteur, qu’il s’agisse de « Célestopol » ou de « L’empire du léopard ».

 

Le chant des cavalières – Jeanne Mariem Corrèze (Les Moutons Électriques)

Ça parle de quoi ? Dragons, cavalières et herboristes ! Un royaume divisé, instable, des forces luttant pour le pouvoir. Un Ordre de femmes chevauchant des dragons. Des matriarches, des cavalières, des écuyères et, parmi elles, Sophie, qui attend. Le premier sang, le premier vol ; son amante, son moment ; des réponses à ses questions. Pour trouver sa place, elle devra louvoyer entre les intrigues de la cour et de son Ordre, affronter ses peurs et ses doutes, choisir son propre destin, devenir qui elle est vraiment.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que « dragons, cavalières et herboristes » !

 

Les chevaliers du Tintamarre – Raphaël Bardas (Mnémos)

Ça parle de quoi ? Le roman ne dispose pas de résumé pour le moment mais il est décrit dans l’interview donné par l’éditeur chez Just a word comme le parcours de « trois losers magnifiques profondément attachants et plein de panache qui rêvent d’aventures et de grands faits d’arme tout en vidant chope de bière sur chope de bière ». Il y est aussi question d’enlèvements, d’enquête, d’humour et de poésie.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que la couverture est belle et que j’apprécie généralement les ouvrages édités par Mnémos.

 

MARS

Trilogie d’une nuit d’hiver, tome 3 : L’hiver de la sorcière (Denoël)

COUVERTURE A VENIR

Ça parle de quoi ? Suite et fin des aventures de Vassia dans une Russie médiévale où le petit peuple commence à s’effacer face au christianisme.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que les deux premiers tomes étaient superbes (voir L’ours et le rossignol et La fille dans la tour).

 

Les flots sombres – Thibaud Latil-Nicolas (Mnémos)

Ça parle de quoi ? Il s’agit de la suite de « Chevauche brumes ».

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que le premier tome était très bon et que je suis curieuse de voir comment vont évoluer les personnages et l’unviers.

 

AVRIL

La survie de Molly Southbourne – Tade Thompson (Le Bélial – UHL)

COUVERTURE A VENIR

Ça parle de quoi ? Il s’agit de la suite des « Meurtres de Molly Southbourne ».

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que la première novella mettant en scène cette héroïne était excellente.

 

Récits du Demi-loup, tome 4 : Clémente nous soit la pluie – Chloé Chevalier (Les Moutons Électriques)

Ça parle de quoi ? Quatrième et dernier volume des « Récits du Demi-Loup ».

Pourquoi c’est intéressant ? Parce qu’il s’agit d’une excellente série.

Les secrets du premier coffre – Fabien Cerutti (Mnémos)

Ça parle de quoi ? Un recueil de six textes (roman court, pièce de théâtre, récit tragique…) dans l’univers du Bâtard de Kosigan.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que le premier cycle du « Bâtard de Kosigan » est terminé mais que j’ai malgré tout envie de me replonger dans l’univers.

 

Le jeu de la trame – Bruno Lecigne et Sylviane Corgiat (Mnémos)

Ça parle de quoi ? Une fantasy originale, violente et érotique dans un univers japonisant. A noter qu’il s’agit d’une réédition.

Pourquoi c’est intéressant ? Parce que la couverture est très réussie et que l’inspiration japonaise m’intrigue.

 

ET POUR LA DEUXIÈME PARTIE DE L’ANNÉE

Les couvertures et les dates ne sont pas encore fixées pour le deuxième semestre 2020 mais j’ai d’ores et déjà noté : « Je suis ta nuit » de Loïc Le Borgne (ActuSF) ; « La guerre des trois rois » de Jean-Laurent del Socorro illustré par Marc Simonetti (Actu SF – mai) ; « Montès » d’Isabelle Bauthian (ActuSF – juin) ; « Rêveur zéro » d’Elisa Beiram (L’Atalante – mai) ; « Les enfants de la Terreur » de Johan Héliot (L’Atalante) ; « Brevis est » de Marine et Sergeï Diatchenko (L’Atalante) ; « Une cité en flamme » de Clément Bouhélier (Critic – mai) ; « Vaisseau d’Arcane » d’Adrien Tomas (Mnémos – mai) ; « La cité exsangue, tome 2 » de Mathieu Gaborit (Mnémos – juin).

 

Et vous, vous avez repéré d’autres titres ?

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