La-Compagnie-Noire-les-Annales-Tome-1-de-Glen-Cook[1]

Titre : La Compagnie noire
Cycle : Les annales de la Compagnie noire, tome 1
Auteur : Glen Cook
Éditeur : L’Atalante / J’ai Lu
Date de publication : 1998 / 2008 (1984 pour la version originale)

Synopsis : Depuis des siècles, les traditions et souvenirs de la compagnie noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées on déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la dame et de ses sorciers maléfiques, la compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air, bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout commencent à se demander s’ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires, ils sont dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

Note 3.0

Je suis hanté. Hanté par les cris du Boiteux. Hanté par le rire de la Dame. Hanté par l’impression que nous servons la cause de quelque chose qui mérite d’être rayé de la surface. Hanté par la conviction que ceux qui veulent l’élimination de la Dame valent un peu mieux qu’elle. Hanté par la conscience claire qu’au bout du compte le mal triomphe toujours.

Avec « Les annales de la Compagnie noire », c’est un véritable cycle de « dark fantasy » que nous propose Glen Cook. On découvre ainsi l’histoire et le quotidien d’une compagnie de mercenaires offrant ses services aux plus offrants et ce depuis sa création il y a plusieurs siècles de cela. Mais cette fois c’est avec la Dame qu’ils passent un contrat et très vite les choses ne se déroulent pas comme prévues… L’auteur nous plonge dans un univers dont on ne cerne pas encore vraiment les contours dans ce premier tome mais qui promet bien des surprises. Le récit devient rapidement captivant au fur et à mesure que les intrigues, les coups bas, les retournements et les révélations s’enchaînent. Le tout est épicé par une multitude d’idées plus originales les unes que les autres et intelligemment utilisées comme les Asservis, sbires de la Dame dotés d’une puissante magie.

Les personnages sont durs, cyniques et violents pour la plupart mais possèdent des personnalités extrêmement fouillées qui nous les rendent rapidement très attachants qu’il s’agisse de Toubib, médecin comme son nom l’indique mais surtout responsable des annales de la compagnie, de l’énigmatique nouvel arrivant Corbeau, des sorciers Gobelin et Qu’Œil… Cette brutalité se ressent dans le style très particulier de l’auteur auquel il est facile de ne pas adhérer mais qui en ce qui me concerne m’a plutôt séduite. Les dialogues brefs et percutants de ces personnages pleins de morgue et au langage fleuri nous plonge de plein fouet dans cet univers sombre et sans concession pour lequel il est difficile de ne pas se passionner. Un cycle majeur qui ne manquera pas de ravir les amateurs d’une fantasy plus mature et surtout plus sombre.

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7 ; Tome 8 ; Tome 9 ; Tome 10 ; Tome11 ; Tome 12 ; Tome 13

Autres critiques : Apophis (Le culte d’Apophis) ; Jean-Philippe Brun (L’ours inculte) ; Lutin82 (Albédo – Univers imaginaires) ; Yumiko (Évasions littéraires)