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Qui dit salon littéraire d’importance dit rencontres avec les auteurs, conférences à gogo et des heures passées à errer dans ledit salon. Du bon temps en somme !


 

Samedi 12 octobre 2013, milieu de matinée. Une longue journée s’annonce et le passage à la caisse d’entrée est obligatoire. Le ciel peine à s’ensoleiller mais déjà une petite file de visiteurs s’apprête et une grosse poignée de vendeurs de livres d’occasion (beaucoup de jeunes amateurs, un véritable professionnel de talent) a déjà pris place sur le quai, aux abords de la Sarthe. Avides de livres à pas cher, ne négligez pas cet aspect du salon littéraire car on trouve souvent de très très bonnes affaires à réaliser. Revenons au salon en lui-même qui nous accueille à grands coups de flyers publicitaires et de brochures explicatives (bonjour aux hôtesses d’accueil souvent snobées, mais un peu collantes, c’est vrai). L’immense tente centrale montée pendant plus d’une semaine commence doucement à grouiller de chaque côté. Les associations venues des quatre coins du globe nous accueillent en premières ; ce n’est pas forcément ma tasse de thé, mais quelques animations peuvent attirer l’attention.

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L’énorme coin jeunesse nous happe ensuite entre ses innombrables stands et auteurs, ainsi que ses deux grandes zones d’animation d’où nous parviennent chants enfantins, rires des grands et des petits et exclamations de toutes sortes : ces aires de « jeux » sont véritablement l’endroit le plus animé du weekend et attirent toujours du monde. Malheureusement pour moi, ce coin jeunesse englobe complètement l’espace BD et celui-ci se retrouve avec quantité de monde pour peu de place et comble du désespoir, les files d’attente sont tellement longues qu’on ne peut même pas apercevoir les nombreux auteurs présents pour, au moins, prendre une petite photo. C’est véritablement le point noir de ce salon et ça ne pourra que s’améliorer une fois qu’il a migré vers la place des Jacobins, le Quinconce et le nouveau Théâtre.

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En tout cas, c’est sûr le stand de L’Atalante, seul véritable représentant des littératures de l’imaginaire, nous a pas mal occupés, Thomas DAY et Jean-Philippe DEPOTTE notamment. Le dernier tiers du salon avec ce stand, mais également toutes les librairies généralistes (Le Passage, Doucet, Thuard, etc.), ainsi que les studios radios, il y a carrément le plus gros du passage dans ce coin-là.

DEPOTTE Jean-Philippe (2013.10.12)

DAY Thomas (2013.10.12 )

Toute bonne journée au salon mérite sa fournée de conférences et d’interview littéraires. Vu que cette année était consacrée aux Incas, le Café du Monde proposait notamment sur les conséquences de la colonisation en Amérique du Sud ainsi que sur le chamanisme andin. Ces interventions sont d’ailleurs en cours de transcription pour le Bibliocosme. En tout cas, une première journée enrichissante mais pas trop dépensière (pour le moment). Le Mans propose en plus une belle brochette de librairies (Doucet, Thuard, Bulle, etc.) qui méritent le détour.

 
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Dimanche 13 octobre 2013, fin de matinée : on remet ça ? Evidemment ! Un nouveau petit passage du coté des bouquinistes d’occasion pour un potentiel achat et nous voici de retour au chaud. Une petite poignée à monsieur le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui faisait la visite du salon avec le Président de l’organisation, Thierry HUBERT. Un petit coup d’œil à l’espace BD pour constater qu’il est toujours aussi bondé. Un petit saut finalement au stand de L’Atalante pour aborder enfin quelques auteurs bien esseulés en ce dimanche matin. Marie PAVLENKO en grande conversation avec Michel ROBERT me gratifie d’une magnifique dédicace tout en vantant l’accueil à la 25e Heure du Livre, tout comme aux Étonnants Voyageurs de Saint-Malo où je l’avais déjà rencontrée : une gentillesse mémorable et un sourire ravageur, tels sont les atouts de Marie PAVLENKO, et j’aurai plaisir à débuter sa Fille-sortilège, Prix Elbakin 2013 notamment. Puis, j’aborde un autre auteur que je n’ai pas encore eu la chance de lire, Régis GODDYN. Nouvel arrivant à L’Atalante avec son Sang des 7 Rois, saga tout juste débutée mais prévue en sept tomes, cet auteur m’a tout de suite attiré par sa simplicité et j’en ai profité pour l’accaparer vingt bonnes minutes. Entre sa manière de vendre son œuvre et ses réflexions sur le mélange entre travail d’auteur et travail d’enseignant, je n’ai pas vu le temps passé et j’ai cédé à l’appel de son premier tome au prix d’une nouvelle dédicace : un auteur que j’aurai là aussi grand plaisir à retrouver sur Internet et/ou sur d’autres salons. Juste un petit bonjour à Pierre BORDAGE qui, comme à son habitude, enchaîne les dédicaces et les interviews radios pendant tout le weekend : il est toujours aussi prolifique et présent à tous les salons possibles, son don d’ubiquité et sa disponibilité me surprendront toujours autant (on le retrouvera d’ailleurs aux Utopiales de Nantes).

PAVLENKO Marie et ROBERT Michel (2013.10.13)

GODDYN Régis (2013.10.13)

L’après-midi se déroule de manière plus raisonnable et se conclut par trois nouvelles conférences sur les Incas : Allende et la fin de la république chilienne, L’empire inca : de sa formation à son déclin, et enfin Les Incas dans la fiction. Du coup, j’ai fait l’impasse sur la présentation officielle du sixième tome de XIII Mystery. Le salon se termine tranquillement, une fois que les familles venues dans l’après-midi sont parties et ont déserté les allées. Dommage quand même que beaucoup de stands commencent à ranger leurs étals dès 17h. Quand même un dernier petit achat parmi les dernières publications de l’historienne Carmen Bernand, écoutée plus tôt lors d’une conférence-interview. Et déjà une 25e Heure du Livre de plus de passée.

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Un weekend bien rempli, donc, qui me fait un peu plus aimer ce genre de salons à la fois encore en développement et misant encore sur la proximité entre auteurs et lecteurs, sans tomber dans une forme de commercialisation à outrance.