Les annales de la compagnie noire 3

Titre : La rose blanche
Cycle : Les annales de la Compagnie noire, tome 3
Auteur : Glen Cook
Éditeur : L’Atalante / J’ai lu
Date de publication : 1999 / 2008 (1985 pour la version originale)

Synopsis : Réduite à une poignées d’hommes, la Compagnie noire a définitivement changé de camp. Sa nouvelle tâche est de protéger la Rose Blanche, la seule capable de vaincre la Dame et ses forces maléfiques. Mais cette ultime confrontation doit avoir lieu lors du passage de la grande comète… et cette échéance est encore lointaine. Réfugiés dans la plaine de la Peur, un lieu cauchemardesque peuplé d’étranges créatures, les soldats de la dernière des compagnies franches de Khatovar s’apprêtent à subir le plus long siège de leur histoire. Un siège de plusieurs décennies. À moins qu’un événement capital ne se produise. Car quelque chose bouge dans le grand tumulus où repose le Dominateur…

Note 3.5

Pendant toutes ces années de fuite, les forces de la Dame nous avaient rattrapé en plusieurs occasions. Le Pont de la Reine avait été la pire. Une centaine de nos gars y avaient trouvé la mort et à ma grande honte j’y avais laissé les annales enterrées dans une berge de la rivière. Quatre cents ans de chroniques de la Compagnie abandonnées. Depuis, des bouffées de culpabilité me taraudaient régulièrement. Je dois répondre aux ombres des compagnons disparus. Ces annales sont la Compagnie noire. Tant qu’elles existent, la Compagnie survit.

Ce troisième tome des Annales de la Compagnie noire se révèle, sans surprise, aussi réussi que les précédents. Après la victoire de la Dame et le passage de nos mercenaires du côté des rebelles, on découvre la troupe quelques années plus tard installée dans la Plaine de la Peur, désert peuplé de créatures mystérieuses et surprenantes au nombre desquelles on peut mentionner les menhirs parlants, les chameaux-centaures ou encore les baleines de vent. Mais tandis que la Rose Blanche poursuit sa lutte contre la Dame, la menace du retour du Dominateur se fait une nouvelle fois sentir… L’histoire est passionnante, sans temps-morts, les rebondissements et révélations s’enchaînant de façon extrêmement bien rythmée.

C’est avec un grand plaisir qu’on retrouve les membres de cette fameuse Compagnie noire : Toubib et ses chroniques, Chérie désormais femme et brillant stratège, les sorciers Qu’un Œil et Gobelin et leurs chicaneries sans fin… On fait également la rencontre d’un autre personnage extérieur à la Compagnie (et pour cause, il est ici plus vieux de près d’un siècle), Bomanz, dont l’histoire nous en apprend davantage sur les Tumulus gardant enfermé le mari de la Dame et ses sbires et sur le retour de celle-ci. Les relations de cette dernière avec Toubib, déjà évoquées dans les tomes précédents, prennent d’ailleurs ici un autre tournant, plus intime, plus complexe, ce qui ne fait que rendre les personnages plus attachants. Un très bon tome donc, à la fin duquel ne vous restera qu’une envie : vous plonger dans le suivant.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7 ; Tome 8 ; Tome 9 ; Tome 10 ; Tome 11 ; Tome 12 ; Tome 13

Autres critiques : Apophis (Le culte d’Apophis) ; Lutin82 (Albédo – Univers imaginaires)