Les annales de la compagnie noire 6

Titre : La pointe d’argent
Cycle : Les annales de la Compagnie noire, tome 6
Auteur : Glen Cook
Éditeur : L’Atalante / J’ai lu
Date de publication : 2002 / 2007

Synopsis : Alors que Toubib et les survivants de la compagnie noire cheminent vers Kathovar, une bande d’escrocs à la petite semaine entreprennent de subtiliser la pointe d’argent qui emprisonne l’âme du Dominateur. La nouvelle du vol se répand comme une traînée de poudre, et la ville d’Avron s’embrase. Tout ce que le monde compte comme sorciers — le Boiteux y compris — semble vouloir s’approprier la pointe maléfique. Toubib et la compagnie retenue ailleurs, c’est la Rose blanche en personne qui va devoir reprendre du service pour tenter d’en finir avec le Dominateur, ou ce qu’il en reste, une fois pour toutes !

Note 3.0

Chérie a cabré sa monture et l’a fait hennir. Puis elle a déroulé sa bannière vermillon ornée d’une rose blanche et a tendu le bras vers les terres par-delà les murailles. Toutes les têtes se sont tournées. Trois, cinq, six, sept, huit ! Les baleines de vent s’élevaient dans le ciel. Des sections, des escadrons, des bataillons de centaures sortaient du couvert et les heurts de leurs sabots produisaient un tonnerre continu. Des portions entières du bois se mettaient en mouvement vers la ville. Des mantes sautaient des baleines de vent et cherchaient des courants ascendants. D’autres arrivaient au-dessus des toits dans notre dos, juste pour faire savoir au monde que la ville était cernée. Chérie s’est dressée sur ses étriers et a balayé les alentours du regard, sondant la foule pour savoir si quelqu’un s’opposait à ce que cette journée soit celle de la Rose Blanche.

 

Après les excellents quatrième et cinquième tomes laissant le devant de la scène au couple détonnant formé par Toubib et Madame et à leurs aventures sur la route de Khatovar, je dois avouer que j’ai éprouvé quelques difficultés à me plonger dans « La pointe d’argent » qui reprend le fil de l’intrigue du troisième volume. Nous voilà donc repartis de l’autre côté de la Mer des Tourments où nous avions laissé une partie de la Compagnie (composée essentiellement de Chérie et Silence) ainsi que Corbeau et son compagnon Casier, qui se fait ici narrateur. Outre la frustration née de l’absence des deux personnages les plus charismatiques de la série, il faut également souligner que l’intrigue de ce sixième tome n’est pas des plus transcendante ni des plus originale puisque nous avons pour la énième fois affaire au retour d’un Asservi (certes ils sont coriaces mais tout de même, ça commence à faire…).

Une fois passées ces petites déceptions, il faut toutefois reconnaître que Glen Cook maîtrise parfaitement son histoire qui finit par nous emporter presque malgré nous. Les tumulus, la ville d’Aviron, le bestiaire fabuleux de la plaine de la peur (les baleines de vent, les centaures, les pierres ou oiseaux dotés de parole… et j’en passe), la relation complexe entre Corbeau et Chérie, le combat mené par la Rose Blanche… : mine de rien on est content de retrouver tout ce petit monde. Le final de ce sixième volume relève également le niveau du roman, l’auteur nous offrant une scène de bataille particulièrement réussie et des moments épiques très appréciables. Un tome peu essentiel en ce qui concerne l’avancée de l’intrigue principale et qui fait par conséquent davantage figure d’intermède mais qui reste néanmoins divertissant.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 7 ; Tome 8 ; Tome 10 ; Tome 11 ; Tome 12 ; Tome 13

Autres critiques : Apophis (Le culte d’Apophis)