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Comme un frère
Titre : Comme un frère
Auteur : David Treuer
Éditeur : Albin Michel (Terre d’Amérique)
Date de publication : 2002Synopsis : Minneapolis, 1981. Simon, un jeune Indien de trente ans, sort de prison où il a purgé dix ans pour le meurtre accidentel de son frère cadet. La première personne qu’il va voir, c’est sa mère, même si elle ne lui a jamais pardonné d’avoir tué son fils. C’est là que Simon découvre qu’il a un neveu âgé de dix ans et qui ignore tout du drame familial qui s’est joué avant sa naissance. Comment retrouver sa place après dix années d’absence et d’isolement ? Comment vivre avec la mort de son frère sur la conscience ? Simon rêve de réconcilier le passé et le présent mais sa quête d’une rédemption impossible ravive des souvenirs douloureux et met inexorablement en place les éléments d’une nouvelle tragédie.
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Harrison Harrison
Titre : Harrison Harrison
Auteur : Daryl Grégory
Éditeur : Le Bélial
Date de publication : 2020 (février)Synopsis : Harrison a un problème avec l’océan. Qui a sans doute à voir avec le fait que lorsqu’il était tout gamin, « quelque chose s’y est passé »… Un quelque chose proprement horrible dont il n’a aucun souvenir conscient, mais qui a coûté la vie à son père, lui vaut une prothèse carbonée en guise de jambe droite, et des douleurs fantômes pour occuper ses nuits. Or, la thalassophobie, quand votre mère est océanographe, c’est assez compliqué. Surtout quand cette dernière se pique de mener une mission improbable au large de Dunnsmouth, petite bourgade portuaire typique de Nouvelle-Angleterre, avec ses pignons, son vieux phare, son architecture georgienne typique, son collège au style gothique suranné et ses habitants aux allures de poissons morts. À moins que ce ne soit l’imagination d’Harrison qui en rajoute un brin… Il faut dire que le poisson, Harrison, il n’aime pas beaucoup ça. Or voilà que sa mère disparaît à son tour, victime d’un accident alors qu’elle disposait des balises en haute mer…
-Harrison, tu m’as rendu un sacré service. Si j’étais retournée en ville, on m’aurait déjà coffrée pour avoir malencontreusement poussé mon menteur de copain depuis le balcon de son penthouse à Manhattan.
-Il te trompe ?
-J’ai découvert qu’il couchait avec sa femme.
-Aïe. -
Le dieu dans l’ombre
Titre : Le dieu dans l’ombre
Auteur : Megan Lindholm (alias Robin Hobb)
Éditeur : ActuSF
Date de publication : 2019 (1991 pour la version originale)Synopsis : Evelyn a vingt-cinq ans, un époux, une belle famille et un enfant de cinq ans. Quand elle était jeune fille, elle avait la compagnie des forêts de l’Alaska, de la poésie de la nature et de Pan, un faune mystique. Un jour, il disparut. Elle n’aurait jamais cru que la créature irréelle surgirait à nouveau dans sa vie et agiterait en elle ces émotions fantasmatiques et sensuelles. A mi-chemin entre la civilisation et la nature, sous le couvert des arbres glacés, Evelyn devra faire face à des choix terribles. Trouvera-t-elle son chemin dans l’ombre ?
Tandis que je l’observe, l’amour me submerge. Non pas pour Pan en particulier, mais pour ce qu’il est. Le dernier chaînon d’un mythe, d’une espèce étrange, compagnon de la mienne depuis tant et tant de générations. J’avais lu sur toi avant de te connaître, je t’avais aimé, avais révéré le dieu de la forêt, au-delà de tout enseignement civilisé. Je t’aime comme j’aime les loups hurlant dans la forêt et les baleines dans la mer, comme j’aime tout ce qui est sauvage et en passe de disparaître.
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L’Ensorceleur des choses menues
Titre : L’Ensorceleur des choses menues
Auteur : Régis Goddyn
Éditeur : L’Atalante (La Dentelle du Cygne) [site officiel]
Date de publication : 21 février 2019Synopsis : Dans un pays de lacs et de montagnes où personne n’est censé savoir ce qu’il y a sur l’autre versant, vivait Barnabéüs, ensorceleur des choses menues. Son échoppe ne payait pas de mine, mais il s’était taillé à force de labeur une bonne réputation dans le quartier. On le faisait venir pour poser un sort de serrure ou pour inverser le cours d’une source, afin que l’eau monte à l’étage. Voilà bientôt trois mois qu’il avait pris sa retraite et entrepris la rédaction de ses mémoires. Pour ce faire, il avait acquis un cabinet d’écriture ; le premier vrai luxe de son existence.
Mais au moment de transcrire sa vie passée, Barnabéüs en est détourné par Prune, une jeune fille qui lui demande son aide pour retrouver son promis parti il y a de longs mois avec son père pour Agraam-Dilith, la cité blanche, la cité des mages, la cité secrète dont personne ne connaît le lieu s’il n’est mage lui-même. Barnabéüs refuse fermement jusqu’à ce qu’un matin, sorti acheter quelques légumes, il voie Prune se faire malmener dans la rue ; panier d’osier au bras, il monte à bord d’un bateau pour la protéger…
Une fantasy sans épées ni chevaux, dans laquelle Régis Goddyn s’interroge sur la transmission entre les générations et imagine une société où l’avidité à vivre ne connaît aucune limite. Irait-on jusqu’à l’infanticide si c’était une voie pour l’éternité ?Voyager, c’est comparer, c’est poser des questions gênantes et finir par demander des comptes.
Après Le Sang des 7 rois, saga en sept tomes déjà parue chez les éditions L’Atalante, Régis Goddyn poursuit l’aventure de la fantasy avec L’Ensorceleur des choses menues !
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Mes vrais enfants
Titre : Mes vrais enfants
Auteur : Jo Walton
Éditeur : Denoël
Date de publication : 2017Synopsis : Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès ? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.
Dans le jargon philosophique il y avait un nom pour ce qu’elle éprouvait : pathetic fallacy. L’attribution à la nature de sentiments humains. Comment pouvait-il y avoir du soleil et des canetons quand tout son mariage lui apparaissait maintenant comme une vaste supercherie ? Des torrents de pluie, voilà ce qu’il aurait fallu !
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Henriquet – L’homme-reine
Titre : Henriquet – L’homme-reine
Scénariste et dessinateur : Richard Guérineau
Éditeur : Delcourt (Mirages)
Date de publication : 2017 (mars)Synopsis : Mai 1574. Charles IX meurt, laissant son royaume déchiré par les guerres de Religion et toujours sous le choc du massacre de la Saint-Barthélemy. Catherine de Médicis rappelle son fils cadet Henri, alors roi de Pologne… Henri III aura surtout marqué l’Histoire par ses moeurs et ses frasques, avérées, qui auront masqué l’incroyable complexité politique à laquelle a du faire face ce monarque atypique.
Quand donc comprendras-tu qu’il te faut choisir, Henri ? Tu ne peux être Philippe II d’Espagne et César Borgia en même temps !
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Zapping ciné avril 2017
Un week-end de trois jours ! Voici trois propositions pour passer un bon moment au cinéma.
Corporate
La souffrance au travail qui mène au drame, le mépris de dirigeants qui usent de méthodes ignobles pour faire craquer des salariés… ; le film de Nicolas Silhol est un réquisitoire passionnant et implacable contre ces stratégies d’entreprises qui harcèlent sournoisement les éléments à éliminer. Il n’essaie pas de rendre sympathique son héroïne qui doit se battre pour ne pas payer seule le suicide d’un homme poussé à bout. Céline Sallette est remarquable (comme toujours) dans ce rôle ambigu, entourée d’excellents partenaires (Lambert Wilson, Stéphane De Groodt ou Violaine Fumeau). Un premier film aussi passionnant que terrifiant.
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Zapping ciné mars 2017 (quatre)
Un ciné pour finir mars ? Voici quelques pistes. Bonne séance !
Fiore
Le portrait d’une jeune délinquante mineure, condamnée pour vols à répétition, caractère bien trempée en rébellion. Mais cette insolence, cette violence cache un évident besoin d’amour et d’affection. « Fiore » est un drame social remarquablement mené par l’italien Claudio Giovannesi. Sa mise en scène soignée, sa direction d’acteurs sont autant d’atouts qui s’ajoutent à sa justesse de ton. Avec la découverte d’une magnifique actrice Daphné Scoccia, à la fois sauvage et touchante, et qui illumine le film avec grâce et émotion. Présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes, « Fiore » est un très beau film.
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Zapping ciné mars 2017 (ter)
Des envies de sortie ciné ? Cet article est fait pour vous !
20th Century women
Il y a plein de raisons pour aller voir « 20th century women » ! En partie autobiographique, le film de Mike Mills nous offre une galerie de personnages aussi attachants que tourmentés. Un arrêt sur image sur la fin des années 70 qui parle de sexualité, de liberté, de choix de vie, de solitude, d’incompréhension entre génération, de culture etc… Tout est parfaitement maitrisé par un cinéaste qui s’affirme vraiment après le déjà réussi « Beginners ». Cerise sur le gâteau, les actrices et acteurs sont formidables, à commencer par la géniale Annette Bening qui nous offre un de ses meilleurs rôles.
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Zapping ciné mars 2017
Trois avis pour vous donner envie de passer du bon temps dans les salles obscures cette semaine !
Les figures de l’ombre
Portraits de trois femmes intellectuellement brillantes dans la Virginie ségrégationniste du début des années 60. Toutes trois travaillent à la Nasa, et vont être amenées par leurs compétences et malgré un climat pesant à participer au début de la grande aventure spatiale. Si la réalisation est somme toute classique, le film est parfaitement maitrisé, aidé en cela par un casting très classe (on retrouve d’ailleurs deux des acteurs/trices de « Moonlight » et un solide Kevin Costner). Un bon « feel good movie » tiré de faits réels. Ces figures de l’ombre méritent largement leur mise en lumière !