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Gone girl
Titre : Gone girl
Roman original : D’après le roman « Les apparences » de Gillian Flynn
Réalisateur : David Fincher
Acteurs principaux : Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris, Tyler Perry, Kim Dickens, Carrie Coon, Patrick Fugit, Emily Ratajkowski
Date de sortie française : 8 octobre 2014
Scénario : Gillian FlynnSynopsis : A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Ce thriller, dont on ne peut trop dévoiler l’intrigue pour garder tout plaisir, est magistralement mené par David Fincher (on lui doit notamment « Seven », »Figth Club », « Zodiac », « The Social Network », entre-autre…) Un drame savamment dosé, où tensions et rebondissements s’entrecroisent avec malice. Alors que Rosamund Pike nous bluffe et nous impressionne, le personnage de Ben Affleck lui, est bien plus en retrait, jusqu’à devenir transparent. Guère d’émotions de ce côté, il subit les évènements sans réelle conviction, c’est à mon avis le seul bémol du film. L’autre aspect de ce drame familial c’est de montrer et de dénoncer l’incroyable curée journalistique devant un fait divers aussi terrible. Cette chasse au scoop à tout prix est obscène, et Fincher montre avec réussite le pouvoir dévastateur et manipulateur de certains médias. Au final, 2h30 de cinoche rondement menée, sans temps morts.
Même si pour moi « Zodiac » reste le meilleur film de Fincher, il confirme de belle manière le grand cinéaste qu’il est. « Gone girl’ ajoute une nouvelle pièce de qualité à une œuvre déjà sacrément impressionnante.
Autres critiques : Cléo Ballatore, Le Hulk (L’Écran Miroir) et Michael Upon Pickman (Cineslasher)
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Les Annales de la Compagnie noire, tome 5 : Rêves d’acier
Titre : Rêves d’acier
Cycle : Les Annales de la Compagnie noire, tome 5
Auteur : Glen Cook
Éditeur : L’Atalante / J’ai Lu
Date de publication : 2001 / 2006Synopsis : La poussière retombe après la bataille et le tableau n’est guère reluisant. Toubib laissé pour mort sur le champ de bataille, Gobelin et Qu’un œil manquant à l’appel… autant dire que la compagnie a essuyé de sérieux revers. Il est temps de reprendre les choses en main. C’est ce que Madame va s’employer à faire, quitte à redevenir le tyran maléfique qu’elle fut jadis. Les assassins fanatiques du culte local ne s’y trompent d’ailleurs pas et voient en elle l’incarnation de Kina, la déesse du meurtre qu’ils vénèrent. Voilà une main d’œuvre dévouée et efficace sur laquelle Madame peut maintenant compter. Après tout, qui sait s’ils n’ont pas raison, Madame ferait une parfaite candidate, d’autant plus que l’Année des crânes, qui marquera le retour de Kina, se profile à l’horizon.
Mais s’il existe trois grandes puissances, pourquoi pas davantage ? Le monde est vieux. Un voile de mystère drape le passé. Ceux qui acquièrent un grand pouvoir en leur temps souvent y parviennent en puisant dans les secrets de jadis. Qui sait combien de grands maux reposent en cette terre hantée ? Qui sait si les dieux de tous les peuples et de toutes les époques ne naissent pas simplement du souvenir de ceux qui ont suivi un chemin semblable au mien et qui sont néanmoins tombés, victimes du temps implacable ? Voilà une pensée bien déprimante. Le temps est un ennemi dont on n’épuise pas la patience.
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Bodybuilder
Titre : Bodybuilder
Scénario : Roschdy Zem et Julie Peyr
Réalisateur : Roschdy Zem
Acteurs principaux : Vincent Rottiers, Yolin François Gauvin, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle, Roschdy Zem, Dominique Reymond, Caroline Gaume, Adel Benchérif
Date de sortie française : 1er octobre 2014

Synopsis : À Lyon, Antoine, vingt ans, s’est mis à dos une bande de petites frappes à qui il doit de l’argent. Fatigués de ses trafics en tous genres, sa mère et son grand frère décident de l’envoyer à Saint-Etienne chez son père, Vincent, qu’il n’a pas revu depuis plusieurs années. À son arrivée, Antoine découvre que Vincent tient une salle de musculation, qu’il s’est mis au culturisme et qu’il se prépare intensivement pour un concours de bodybuilding. Les retrouvailles entre le père et le fils, que tout oppose, sont difficiles et tendues. Vincent va tout de même accepter qu’Antoine travaille pour lui afin de l’aider à se sortir du pétrin dans lequel il s’est mis. De son côté, Antoine va progressivement apprendre à découvrir et respecter la vie que son père a choisie.
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La 25e Heure du Livre, Conférence #3 : Arcanes du pouvoir et de la corruption
Après deux conférences sur des sujets très difficiles (« Crimes de guerre : femmes, premières victimes » et « Enfants-soldats »), la 25e Heure du livre du Mans s’est proposé de revenir sur un aspect non moins reluisant de la situation au Congo avec un débat consacré aux arcanes du pouvoir et de la corruption. Étaient présent trois intervenants : Thomas Dietrich, auteur de « Là où la Terre est rouge » ; In Koli Jean Bofane, auteur, entre autre, de « Mathématiques congolaises » ; et enfin Fiston Mwanza Mujila, auteur de « Tram 83 ». Une conférence intéressante bien que certains points ait été beaucoup trop survolés à mon goût.
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La 25e Heure du Livre, Conférence #2 : Les enfants-soldats
Comme tous les ans à l’occasion de la 25e Heure du Livre du Mans, de nombreuses conférences consacrées au thème de l’année ont été données au théâtre des Quinconces. C’est le Congo qui était à l’honneur, un pays à l’histoire troublée qui aura permis d’aborder des sujets très difficiles, de la conditions des femmes, premières victimes des crimes de guerre, au phénomène des enfant-soldats. Quatre invités se sont réunis autour de Gérard Noiret pour ce débat : Serge Amisi, ancien enfant-soldat lui-même et auteur de « Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain » ; Emmanuel Dongala dont le roman « Jonny Chien Méchant » paru il y a quelques années et adapté depuis au cinéma traite de cette question ; Déo Namujimbo qui relate dans « Je reviens de l’Enfer » sa vision du Congo après avoir vécu une année avec des soldats rebelles ; et enfin Jean-Philippe Stassen, auteur d’une bande dessinée intitulée « Les enfants ».
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La 25e Heure du Livre, Conférence #1 : Crimes de guerre : femmes, premières victimes
C’est le Congo qui était cette année à l’honneur à l’occasion de la 25e heure du livre, un salon qui aura réuni plus de 28 000 visiteurs en deux jours et qui se déroulait pour la toute première fois au sein du nouveau théâtre du centre ville. Outre une meilleure visibilité et une plus grande aisance de circulation, la nouvelle formule a également pour gros avantage d’isoler l’espace « Café du monde » réservé aux débats et conférences. Les visiteurs ont ainsi eu la chance de bénéficier d’une meilleure acoustique et de davantage de confort que les années précédentes puisque les interventions se sont toutes déroulées au sein de la plus grande salle du théâtre. Férus de ce type de conférences, les membres du Bibliocosme s’en sont cette année donnés à cœur joie ! Voici donc le premier compte-rendu des quelques débats auxquels nous avons pu assister.
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La cicatrice
Titre : La cicatrice
Auteur : Gilles Rochier
Éditeur : 6 Pieds sous Terre Editions (Collection)
Date de publication : 2014Synopsis : Dans La cicatrice, Gilles Rochier se penche sur la vie d’un jeune couple de trentenaire, Denis et Sophie, partagé entre le travail, la rénovation d’un appartement et la vie familiale. Denis et Sophie vivent en région parisienne, travaillent dans de grandes entreprises : peu de temps pour communiquer, pas de nuage non plus.
Un jour, Denis remarque une cicatrice sous son bras dont les causes lui échappent totalement. Accaparé par une vie professionnelle intense qu’il semble mener sereinement, c’est avec discrétion et obsession que Denis va tenter d’obtenir de la part de son entourage des indices et des bribes d’explications sur l’origine de cette cicatrice.
C’est le début d’une introspection, dun retour sur soi et son passé qui commence.– Tu vois pas là ? La cicatrice.
– Si si, je la vois. Et alors ?
– Alors… je sais pas. Je sais plus pourquoi j’ai çaLa cicatrice n’est pas l’adaptation en BD du roman de Bruce Lowery publié en 1960 mais bien une création de Gilles Rochier. Un homme découvre un soir en prenant sa douche une cicatrice. L’homme à la vie bien rangée, va peu à peu basculer dans la peur et l’obsession. Quitte à perdre tout ce qu’il a ?
Voilà un roman graphique au postulat de départ original. Gilles Rochier montre comment un évènement à priori mineur peut vous faire basculer dans une forme de paranoia. On tourne les pages avec un plaisir évident. On veut savoir. Et la vient le bémol bien frustrant, Rochier choisit une fin assez ouverte, qui pour le coup m’a laissé sur ma … faim.
Mais sa critique d’un monde ou le culte de la réussite et l’hyper connexion sont aussi omniprésents vaut largement qu’on s’y attarde. Cette cicatrice est loin d’être une plaie.
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Faut-il aller voir… Lou ! Journal infime ?
Les adaptations BD continuent de pulluler, même et surtout au sein de la production cinématographique française. Cela concerne également des bandes dessinée pas forcément très connues, mais qui ont pourtant connu un beau succès en librairie, comme Lou. L’histoire de cette jeune adolescente et de sa mère célibataire arrive dans nos salles le 8 octobre !
Synopsis : Lou est une jeune collégienne de douze ans, créative et rêveuse. Elle vit seule avec sa mère, qui a mis de côté sa vie de femme pour se consacrer à l’épanouissement de sa fille et à sa passion pour le jeu vidéo. Lou est obnubilée par son voisin Tristan, jeune garçon taciturne et romantique joueur de guitare, elle délaisse peu à peu sa bande de copains marginaux, tandis que sa mère entame une renaissance amoureuse aux accents dramatiques.
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On y était ! (à la 25e Heure 2014)
Le rideau s’est fermé sur le salon du livre du Mans. On est toujours un peu triste de quitter la fête. Dans son nouvel écrin, le magnifique théâtre « Les Quinconces » cette nouvelle édition était consacrée « Aux peuples du fleuve Congo » Un bien beau plateau avec notamment Emmanuel Dongala, Alain Mabanckou, Henri Lopès ou In Koli Jean Bofane entre autres. Avec notamment des débats forts en émotion consacré aux enfants soldats et le témoignage de Serge Amisi enrôlé de force pour répandre la terreur au Congo (« Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain » aux éditions Vents d’ailleurs). Belle rencontre avec Alain Mabanckou toujours aussi passionnant à écouter et sympathique pour échanger.
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Outrage et rébellion
Titre : Outrage et rébellion
Auteur : Catherine Dufour
Éditeur : Denoël / Folio SF
Date de publication : 2009 / 2012Synopsis : 2320, ouest de la Chine. Les élèves de la très chic pension des Conglin s’ennuient dans leur prison dorée. Marquis, le plus enragé d’entre eux, se révolte brusquement : il invente, ou plutôt réinvente, une musique pleine de colère qui va fédérer tous les élèves contre les surveillants. Fuyant la répression qui s’abat sur les Conglin, Marquis se réfugie dans les sous-sols de Shanghai où l’attendent l’amour et la guerre. Le Rock s’est brûlé les ailes à la fin des sixties ; le Punk s’est dilué dans l’héroïne avant d’avoir pu faire la peau de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher… Est-ce que la musique de Marquis sera assez puissante pour renverser la dictature qui écrase Shanghai ?
C’est une chose de jouer devant cinquante ruinés défoncés. C’en est une autre de rassembler cinq cent pensionnaires qui n’ont aucune autre distraction ! Ils venaient nous poser des questions absurdes sur nos paroles. Comme si nous avions voulu dire quelque chose ! Je leur expliquais que le sens de nos paroles c’était qu’il ne fallait obéir à personne, et ils répondaient : « Obéir à personne ? Ah, d’accord, c’est noté. Et sinon, faut faire quoi d’autre ? » Désespérant.






