Fantasy

Le Sorceleur / The Witcher, tome 4 : Le Temps du mépris

Sorceleur 4 Temps du mépris

Titre : Le Temps du mépris (Czas pogardy)
Cycle/Série : Le Sorceleur / The Witcher, tome 4
Auteur : Andrzej Sapkowksi
Éditeur : Bragelonne [site officiel]
Date de publication : 2009 (1995 en VO)

Synopsis : L’heure n’est plus à l’entente cordiale entre les rois et les magiciens. Dans le pays du sorceleur, quelque chose se trame, qui va tourner au drame. La jeune Ciri, élevée pour devenir sorceleuse, se retrouve au cœur des rivalités.
Qu’attend-on d’elle ? Quelle est sa destinée ? L’assemblée générale des magiciens dévoilera les intrigues et révélera les traîtres. Qu’adviendra-t-il de Ciri, objet de toutes les convoitises ? Geralt de Riv, désormais lié à cette enfant comme un père à sa fille, sera-t-il capable de la sauver ?

Dans la foulée des tomes précédents, la série du Sorceleur / Witcher se poursuit avec une lecture rapide, donc autant enchaîner rapidement : le tome 4, Le Temps du mépris, d’Andrzej Sapkowksi date de 1995, mais a été publié par Bragelonne en 2009.

Fuir ou mourir

Après s’être longtemps caché, le petit groupe autour de la princesse Cirilla, tour à tour entraînée par les sorceleurs, puis par Yennefer, se mêle davantage aux intrigues géopolitiques en cours. Et il était temps, car la tectonique des bas coups est en train de se mettre en place : les renégats elfes, surnommés les Écureuils ou les Scoia’taels, sont aux aguets dans certaines forêts ; l’empire nilfgaardien cherche n’importe quel casus belli pour renforcer ses positions auprès des royaumes du Nord ; enfin, les magiciens tiennent conseil pour savoir quel profit tirer de la situation et de quel côté faire pencher la balance. C’est ainsi que Yennefer, Geralt et Ciri se retrouvent au centre des enjeux en s’approchant trop près des conjurations en cours.

Un monde de trahisons

C’est peu dire que ce tome met en valeur le mépris (comme le titre l’indique), la trahison et la duplicité. Avec des enjeux pourtant simples mais une impossibilité à concilier même quelques personnes, cela donne l’impression que chacun a forcément des intérêts contradictoires et que le « bien commun » est un horrible concept par ici. D’une manière générale, la situation s’améliore légèrement, puisque les protagonistes que sont Ciri, Geralt et Yennefer ont un peu plus de pouvoir. Certes, la solution de facilité est avant tout de fuir, mais ils ont au moins l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire face à certains espions tenaces, des ambassadeurs trop escortés, des magiciens aux dents longues et des mercenaires à fort appât du gain, difficile dans ces cas-là de se faire des amis durables, les personnages s’enchaînant à grande vitesse sans qu’on s’attache à certains en-dehors de ceux déjà cités.

Tics de lecture

Dans ce quatrième tome, Andrzej Sapkowski ne révolutionne pas sa série, mais réussit à relancer la machine après un 3e opus plus poussif. L’impression est tout de même que les tomes 3 et 4 ne devraient former qu’un seul et même roman (avec le tome 5 aussi ?) en supprimant des passages en trop, car il est toujours aussi bavard (même si les choses avancent finalement). Ainsi, positivons, nous découvrons enfin les enjeux derrière la personne de Cirilla : non seulement elle possède des dons très particuliers, mais en plus elle est traquée par une horde de guerriers antiques, le tout étant due à une ascendance contestée… On est dans du classique, mais parfois le classique remet les choses sur le bon rail. Le double entraînement, sorceleur et magique, que Ciri a reçu la dote qui plus est d’atouts non négligeables, alors qu’elle n’a qu’une douzaine d’années. À côté de cela, à force de côtoyer Geralt, Yennefer et consorts, on commence à cerner ce que l’auteur veut faire de ces personnages et la question se pose : pourquoi déteste-t-il autant les magiciens, et notamment les magiciennes, et Yennefer en particulier ? Quand on ajoute à cela, le fait que les femmes durant la réunion des magiciens ne se focalisent que sur leurs vêtements et leur maquillage, forcément cela ne donne pas une belle image de la fantasy médiévale du Sorceleur…

L’intérêt reprend de la vigueur avec ce 4e tome, malgré toutes les mauvaises habitudes inhérentes à la série elle-même.

Voir aussi :
Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7

Autres critiques :

Kaamelotien de souche et apprenti médiéviste, tentant de naviguer entre bandes dessinées, essais historiques, littératures de l’imaginaire et quelques incursions vers de la littérature plus contemporaine. Membre fondateur du Bibliocosme.

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