Imaginaire : Ce qui vous attend en 2018 !

Imaginaire : Ce qui vous attend en 2018 !

12 février 2018 20 Par Boudicca
S’il est souvent difficile d’avoir une vue précise des parutions pour chaque maison d’édition si tôt dans l’année, plusieurs ont d’ores et déjà communiqué (sur Elbakin, Just A Word, ActuSF…) sur leurs sorties phares de 2018. Parmi tous les titres mentionnés, une vingtaine ont retenu mon attention pour le premier semestre : autant dire que le porte-monnaie et la PAL vont en prendre un sacré coup ! Voici donc un petit aperçu des publications à venir dont vous retrouverez certainement les avis sur le site tout au long de l’année.


On commence fort en février avec déjà six repérages (une catastrophe, je vous dis !) :

-Isabelle Bauthian, Grish mère (ActuSF)

L’histoire : C’est à Landor qu’on trouve la plus importante école de serviteurs de Civilisation. Ceux qui en sortent, les factotums, savent repasser le linge de leur maître, réciter sa généalogie et éviscérer ceux qui le regardent de travers. Leur fidélité, garantie par des années de lavage de cerveau à la lessive patriotique, n’est plus à démontrer. C’est pourquoi, lorsque Sylve trahit son seigneur et lui dérobe une précieuse relique, c’est l’incompréhension… puis la chasse à l’homme. Sauf que Sylve n’a jamais rien volé…

Pourquoi lui ? Parce que le roman se déroule dans le même univers qu’« Anasterry » paru l’an dernier et qu’il s’était révélé être une bonne surprise.


 
-Nicolas Texier – Monts et merveilles, tome 1 : Opération Sabines (Les Moutons Électriques)

L’histoire : Londres, 1937. Le jeune enchanteur Carroll Mac Maël Muad et son domestique Julius Khool, vieux soldat maure ayant servi dans les légions de la République romaine de Weimar, sont recrutés par le Special Operation Service afin d’exfiltrer un savant vénitien, dont les travaux dans le domaine de l’atome risquent de bouleverser l’équilibre des forces en Europe. Ils ignorent cependant que ces découvertes ne sont pas convoitées que par les services de renseignements ennemis, mais également par une société secrète mêlant poètes, sorciers et créatures de l’outre-monde luttant pour leur survie…

Pourquoi lui ? Parce que c’est le premier roman de fantasy de l’auteur qui opte ici pour une uchronie se déroulant dans l’Europe des années 1930.


 
-Nathalie Dau, Le chaudron brisé (Les Moutons Électriques)

L’histoire : L’amour et la vengeance ont l’art de traverser les âges, et ce d’autant plus lorsque les dieux sont impliqués. Pour certains mortels, cela signifie un héritage lourd à porter, mêlé de malédiction. Ainsi en va-t-il d’Augusta Quinn et d’Alwyn Archtaft. Destinés à réparer le chaudron de Kerridwen, afin de permettre le retour de la déesse, ils devront compter avec Affang, le terrible démon des eaux, qui les poursuivra de sa haine. Mais en cette fin de XXe siècle, un dieu veille et se souvient. Capable d’arpenter les lieux d’ici et d’ailleurs, Kernunnos permettra à la réalité de rattraper le mythe… et de le dépasser.

Pourquoi lui ? Parce que le roman permet de découvrir l’auteur dans un contexte différent de celui de sa série « Le Livre de l’Énigme ». Il est de plus extrêmement court (moins de 150 pages).


 
-Patrick Moran, La Crécerelle (Mnémos)

L’histoire : La Crécerelle a le goût du sang. Mais qui sait pourquoi elle tue ? Pour l’argent, pour le plaisir, ou bien pour servir les puissances de l’outre-monde ? La Crécerelle parcourt les cités-États du désert, semant violence et mort sur son passage. Une question demeure… combien de temps encore pourra-t-elle supporter cette vie d’atrocités ? C’est justement en cherchant à se libérer de l’entité maléfique qui contrôle sa vie, qu’elle va déclencher une série d’événements d’ampleur cataclysmique. Une spirale infernale dont elle ne pourra pas se sortir seule.

Pourquoi lui ? Parce qu’il s’agit d’un premier roman et que l’héroïne promet d’être intéressante…


 
-Laurent Kloetzer – Issa Elohim (Le Bélial’)

L’histoire : Dérèglements climatiques, terrorisme et guerres confessionnelles secouent les restes d’un ordre mondial en miettes et jettent des millions de réfugiés sur les routes. Et puis il y a les Elohim, des êtres exceptionnels, mystérieux, porteurs d’un espoir nouveau, et qui semblent s’incarner sur Terre de manière aléatoire.Valentine Ziegler est pigiste, et lorsqu’elle entend parler de la présence possible d’un de ces êtres dans un camp de réfugiés tunisien, elle auto-finance en hâte son voyage dans l’espoir d’un reportage digne d’intérêt. Elle est toutefois très loin d’imaginer au devant de quoi elle se précipite…

Pourquoi lui ? Parce que cela faisant un moment que Laurent Kloetzer n’avait pas publié (depuis Vostok) et que j’ai toujours beaucoup aimé les récits de cet auteur.


 
-Marie Brennan, La cour d’onyx, tome 1 : Minuit jamais ne vienne (L’Atalante)

L’histoire : À la fin du XVIe siècle, l’Angleterre prospère sous le règne d’Élizabeth, première du nom et dernière monarque de la lignée des Tudor. Sous Londres s’étend le palais tentaculaire d’Invidiana, la reine des fae, qu’elle gouverne en maîtresse inflexible. Son pouvoir est le reflet ténébreux de la gloire éclatante dont s’entoure la dernière des monarques Tudor. Depuis trente ans, les affaires des deux cours sont étroitement liées. Un pacte mystérieux, tragique peut-être, unit les deux souveraines. Un courtisan humain et une fae en disgrâce découvrent peu à peu les alliances et les trahisons qui gangrènent les deux trônes…

Pourquoi lui ? Pare que le roman serait, selon l’Atalante, très bien documenté sur la vie à la cour d’Elizabeth Ière, et parce que je suis aussi curieuse de découvrir Marie Brennan dans un autre style que celui de sa série « Mémoires de Lady Trent » (dont le quatrième tome devrait normalement également paraître cette année…)

 

Les choses se calment un peu en mars avec seulement deux sorties repérées :

-Aurélie Wellenstein – Le Dieu Oiseau (Scrinéo)

L’histoire : Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Il y a dix ans, Faolan a vu sa famille massacrée sous ses yeux. Depuis, il est contraint d’obéir à toutes les fantaisies perverses de son maître, Torok. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de « l’homme-oiseau », afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger.

Pourquoi lui ? Parce que le précédant roman de l’auteur avait été un vrai coup de cœur (« La mort du temps »).

 

-Adrien Tomas, Le chant des épines, tome 3 (Mnémos)

L’histoire : Au lendemain de la victoire de l’empire de Seï sur le royaume du Nord, les Épines et Ithaen pansent leurs blessures, bien cachés ou engagés dans la guérilla contre l’envahisseur. Mais, partagé entre l’accueil des troupes de l’empereur pour mettre fin aux horreurs de la guerre et résister, le Nord est divisé. Toutefois, cette guerre implique bien plus d’acteurs qui oeuvrent dans l’ombre. À l’aube de grands bouleversements qui vont ébranler les fondations de l’Histoire même, les alliances se dénouent et les accords les plus inattendus se créent.
Pourquoi lui ? Parce qu’après avoir lu les deux premiers tomes, il serait dommage de ne pas savoir comment la trilogie se conclut !


 
Avec l’arrivée du printemps arrivent également six autres romans qui mettent l’eau à la bouche :

-Emmanuel Chastellière – L’empire du Léopard (Critic)

L’histoire : Un roman de fantasy à mousquet dans un univers d’inspiration conquistador où l’on suit un colonel et son régiment dans une colonie récemment conquise. Abandonnés par leur patrie, ils reçoivent une proposition de rapprochement du seul ennemi qu’ils n’ont pas encore soumis, l’Empire du Léopard. Comme ils n’ont pas trop le choix, ils vont accepter…

Pourquoi lui ? Parce que de la « flintlock fantasy », ce n’est pas si courant, et parce que j’avais bien aimé « Celestopol » du même auteur.


 
-Mathieu Gaborit, La cité exsangue (Mnémos)

L’histoire : Mathieu Gaborit revient dans les Royaumes Crépusculaires ! Avec La Cité exsangue, il nous plonge dans les méandres et les secrets les plus sombres d’Abyme et de son habitant le plus célèbre : Maspalio !

Pourquoi lui ? Parce que j’avais adoré son recueil de nouvelles « D’une rive à l’autre » et que je compte lire « Abîme » cette année.


 
-Victor Lavalle, La Ballade de Black Tom (Le Bélial’)

L’histoire : Musicien noir sans grand talent, le jeune Charles Thomas Tester vivote à Harlem en cette année 1924. Un jour, il croise le chemin de Robert Suydam, un occultiste qui l’engage pour jouer chez lui contre une somme faramineuse. Va s’ensuivre une plongée dans l’étrange pour Tester, qui en sortira changé à jamais. En août 1925, H. P. Lovecraft écrit « L’Horreur à Red Hook », l’un de ces textes les plus détestables, les plus racistes, dans lequel il règle ses comptes avec la mégapole et la  » faune  » qu’elle abrite. Près d’un siècle plus tard, Victore LaValle, romancier noir américain, réécrit le plus odieux des textes de Lovecraft.

Pourquoi lui ? Parce que Lutin dit qu’il faut le lire !


 
-Estelle Faye, Les nuages de Magellan (Scrinéo)

L’histoire : 45e siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont les Nuages de Magellan, mais les expéditions pour y aller se font rares. Vingt siècles plus tôt, l’humanité a maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plus de mille ans de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi et des pirates. Un mythe court dans la galaxie, selon lequel des pirates auraient créé sur une planète une république idéale, hors du pouvoir des Compagnies.

Pourquoi lui ? Parce que j’apprécie généralement les romans de l’auteur et qu’elle a semble-t-il beaucoup puisé dans les récits de piraterie.


 
-Ed. McDonald, Blackwing, tome 1 (Bragelonne)

L’histoire : Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore – et attendent leur heure… Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Pourquoi lui ? Parce que c’est cette fois Apophis qui dit qu’il faut le lire.

 

Qui dit mai, dit Imaginales d’Epinal. Et qui dit Imaginales, dit grosses sorties en perspective !

-Pierre Pevel, Haut Royaume, tome 3 : Le roi (Bragelonne)

L’histoire : ?

Pourquoi lui ? Parce que c’est Pierre Pevel, évidemment !


 
-Thomas Geha – Des Sorciers et des hommes (Critic)

L’histoire : Le roman raconte les aventures de Hent Guer (un guerrier) et Pic Caram (un sorcier), et les mésaventures de tous ceux qui ont la malchance de croiser leur route. En effet, les deux hommes écument routes et auberges à la recherche de proies et d’argent facile…

Pourquoi lui ? Parce que je n’ai encore jamais lu de roman de Thomas Geha malgré l’insistance de Dionysos.

-Collectif, Créatures (anthologie des Imaginales) (Mnémos)

L’histoire : ?

Pourquoi lui ? Parce que je n’ai pas loupé une seule anthologie des Imaginales depuis leur lancement en 2009 et qu’on y trouve souvent de très beaux textes.
 

-Steffan Platteau – Les sentiers des astres, tome 3 : Meijo (Les Moutons Électriques)

L’histoire : Pour avoir mis à mort la Croque-Carcasse, l’ourse sacrée du Lempio, la jeune Nisu s’est vue bannie de son île natale, il y a près de dix ans. Pourchassée par une ombre, hantée par l’Outre-songe, elle s’embarquait vers l’Héritage, en compagnie de son amant Meijo. Par quels caprices du destin l’apprentie chamane est-elle devenue la Courtisane Shakti ? Pour le savoir, le Barde Fintan et ses compagnons devront patienter un peu. Car le répit offert par les Teules, propice aux bons récits, aura bientôt vécu : déjà les flammes rugissent, la forêt boréale résonne d’abois fauves et de cors démoniaques. Il est temps de reprendre la quête du Roi-diseur, de marcher dans les pas des géants ! Et puisqu’il faut déjouer la traque, l’heure est peut-être venue d’emprunter enfin les Sentiers des Astres…

Pourquoi lui ? Parce que les deux premiers tomes étaient vraiment superbes et que c’est sans doute l’une des parutions que j’attends avec le plus d’impatience.


 
-Steven Erikson, Le cycle malazéen des glorieux défunts, tome 1 (Léha)

L’histoire : Le mécontentement gronde dans le vaste empire malazéen ; des décennies de guerres interminables, de purges, de querelles intestines et aussi de heurts avec Anomander Rake – le seigneur de Lunerre – et ses mystérieux Tiste Andii ont fini par saigner à blanc les innombrables Etats vassaux qui le constituent. Même les légions impériales, depuis longtemps rodées aux effusions de sang, aspirent à quelque répit. L’autorité de l’impératrice demeure pourtant absolue, garantie par les redoutables assassins de la Griffe. Aux yeux du sergent Whiskeyjack et son escouade désabusée de Brûleurs de Ponts, ainsi qu’à ceux de Tattersail, unique magicienne survivante de la Deuxième Armée, la fin du siège de Pale aurait dû permettre de panser les blessés et de pleurer les nombreux morts. Mais l’impératrice en a décidé autrement, car Daurujhistan, la dernière des Cités Libres de Genbackis, reste encore invaincue…

Pourquoi lui ? Parce que c’est semble-t-il une œuvre majeure de la fantasy et que cela fait des années que j’attends et espère que le cycle soit traduit en intégralité. L’auteur sera de plus présent aux Imaginales d’Épinal de cette année pour l’occasion ! La couverture est ici celle de l’ancienne édition (Calmann-Lévy) : la nouvelle sera signée Marc Simonetti.


 
-Naomi Novik, Téméraire, tome 9 : La ligue des dragons (Outre Fleuve)

L’histoire : Le dernier tome de la série « Téméraire » !

Pourquoi lui ? Parce que cela fait plusieurs années qu’on attendait la fin de la série et que je ne pensais pas qu’elle arriverait un jour ! (les éditons du Pré-aux-clercs, qui avaient publié les huit premiers tome de la série, avaient il y a quelques années décidés d’abandonner leur catalogue fiction).


 
Comme si tout cela ne suffisait pas, j’ai également repéré quelques rééditions en poche parmi lesquelles le Vostok de Laurent Kloetzer (Folio SF), Coeur de rouille de Justine Niogret (Hélios) et Reconquérants de Johan Héliot (Hélios). Certaines maisons d’éditions ont également commencé à annoncer leurs projets pour le deuxième semestre qui promet d’être lui aussi particulièrement riche avec, pour l’instant, un nouveau roman de Charlotte Bousquet, Shahra (en juin chez Mnémos), le quatrième volet du « Bâtard de Kosigan » de Fabien Cerutti (en juin chez Mnémos), la troisième partie du deuxième tome de « Chasse royale » de Jaworski (en septembre chez Les Moutons Électriques), et surtout la traduction du dernier roman en date de Guy Gavriel Kay (en août chez L’Atalante).

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Avec tout ça vous devriez trouver votre bonheur !