Super-Héros

Injustice – Année 1, 2ème partie

Injustice Année 1 2ème partie

Titre : Injustice – Année 1, 2ème partie
Série : Injustice – Année 1, 2ème partie
Scénariste : Tom Taylor
Dessinateurs : Mike S. Miller, Bruno Redondo, Jheremy Raapack, Tom Derenick, Kevin Maguire, Neil Googe et Alejandro Gonzales
Éditeur : Urban Comics (Urban Games)
Date de publication : 23 janvier 2015 (2013 en VO numérique chez DC Comics)

Synopsis : Avec plus de 500 000 exemplaires vendus, le jeu vidéo INJUSTICE – GODS AMONG US est entré dans le cercle très fermé des jeux de combat les plus joués au monde. Découvrez la série tirée de cet univers alternatif où les héros de DC COMICS subissent le joug d’un Superman devenu dictateur.
Le règne de Superman a débuté. Après avoir assassiné le Joker, le combat de l’Homme d’Acier contre l’injustice a pris un tournant plus sombre. Secondé par Wonder Woman, Green Lantern, Flash et, sous le costume de Robin, Damian Wayne, Superman met un terme définitif aux conflits mondiaux, éradiquant purement et simplement les auteurs des méfaits. Contre ce règne de l’ultra-violence au nom d’un bien supérieur, quelques héros – Green Arrow, Black Canary, Batwoman et Catwoman -, se dressent autour de Batman, leader de cette résistance à l’autoritarisme.

Note 4.0

Avant que vous ne perdiez votre davantage votre calme, puis-je vous rappeler que nous sommes sur un satellite ? Certains d’entre nous supportent mal le manque soudain d’oxygène et le vide glacé de l’espace.

Injustice – Les Dieux sont parmi nous est le prolongement en comics (ou plutôt le récit des origines) du monde développé dans le jeu vidéo éponyme. Après un premier tome qui lançait cette « Année 1 » sur des chapeaux de roue, nous attaquons la suite avec évidemment la nécessité du lecteur d’y retrouver des émotions aussi fortes et des personnages aussi bien caractérisés.


La deuxième partie de l’Année 1 d’Injustice poursuit forcément le duel à distance entre Batman et Superman ; cette opposition se révèle déjà plus forte que jamais. D’un côté, la force brute des divinités majeures (Superman, Wonder Woman, Flash, Hawkgirl et une quantité d’autres à leurs côtés) en impose aux différents régimes politiques terriens qui doivent prendre compte l’appel à la paix universel de l’Homme d’Acier. De l’autre, les super-héros plus proches de l’humanité (Batman, Catwoman et Green Arrow en tête) organisent la résistance autour du Chevalier Noir sentant le vent tourner dans le mauvais sens et le ciel s’assombrir toujours davantage. De ce point de vue-là, Injustice poursuit son but : aller au fond de la noirceur des super-héros, creuser la dystopie en passant par des malheurs bien évitables par la négociation et le compromis.

La force de Tom Taylor dans Injustice est qu’il peut tout tenter du moment qu’il respecte sa propre chronologie et sa propre continuité. Ainsi, de nouveaux personnages, que nous pouvions croire déjà mort lors du premier tome ou bien à l’écart des événements déjà narrés, font leur apparition et parfois de manière très remarquée. Attendez-vous donc à des ressorts scénaristiques bien trouvés vu que des personnages importants reviennent sur le devant de la scène qu’ils méritent largement. De plus, après les épisodes de cette Année 1, nous trouvons un Annual des plus intéressants, puisque, mettant en scène le terrible Lobo et l’affolante Harley Quinn, il démontre que les personnages secondaires n’ont rien à envier aux habituels pensionnaires de la Justice League. Une fois de plus, Tom Taylor mise sur la spontanéité et sur sa connaissance de l’univers DC pour l’exploiter au maximum. Cela fonctionne très bien puisque le lecteur pourra se trouver surpris par autant d’idées amoncelées.

En revanche, autant le dessin du premier tome, malgré un grand nombre d’artistes sollicités, ne choquait pas forcément, au contraire même il correspondait à une belle adaptation d’un jeu vidéo, autant ce deuxième tome pâtit franchement de cette trop grande palette de dessinateurs mis bout à bout dans une série qui perd sa cohérence graphique. Nous ne retrouvons pas les poses épiques et dignes d’un jeu vidéo justement, mais plutôt des graphismes proches parfois de crayonnés sans saveur avec bien trop souvent des divergences dans l’approche de personnages réguliers (voir se déformer des visages aussi connus, c’est embêtant, même si cette série était au départ uniquement commerciale et au format numérique).

Même si de nombreux défauts s’agglutinent au fur et à mesure, Injustice – Année 1 se poursuit de manière tendue et captivante. La dystopie installée par Tom Taylor et ses multiples dessinateurs vaut son pesant d’or pour le tour qu’elle joue à l’univers DC en réutilisant les caractéristiques fondamentales des personnages et en déconstruisant des événements-clés pour chacun d’eux. C’est réjouissant au possible !

Voir aussi : Année 1, 1ère partie ; Année 2, 1ère partie

Autres critiques : DarthFry (DCPlanet)

Kaamelotien de souche et apprenti médiéviste, tentant de naviguer entre bandes dessinées, essais historiques, littératures de l’imaginaire et quelques incursions vers de la littérature plus contemporaine. Membre fondateur du Bibliocosme.

Aucun commentaire

  • belette2911

    J’aime le graphisme et je suis tentée… pourtant, les Comics et moi, tu sais bien…

    PS : le domaine des dieux m’a bien fait rire et j’ai adoré les petits ajouts fait à l’original. Mais il manquait le fameux « il ne faut jamais parler sèchement à un Numide »… 😆

    • Dionysos

      Je serais ravi de te lancer dans les comics plus souvent, mais j’hésite à te conseiller personnellement celui-ci pour apprivoiser le comics super-héroïque…

      Quant à astérix, celle-ci et d’autres citations manquent en effet, tant elles étaient énormes et tout à fait justes et fines.

      • belette2911

        J’hésite aussi à me lancer dans les comics, vu l’ampleur de ma PAL et de mon stock bédé (là, j’ai tout lu au moins 2 fois minimum 😆 ).

        Certes, commencer par un qui parle de Superman du côté des « pas très gentils » n’est sans doute pas une bonne idée 😛

        Faudra que je me tâte encore (mais pas en public).

        Oui, Goscinny avait un humour fin, à double lecture, et de ce côté-là, il me manque !!!! 🙁

        • Dionysos

          Il est toujours bon de se tâter :p
          Quant à commencer par un Superman potentiellement « méchant », ce n’est pas ce qui gênerait le plus car c’est dans ces moments-là qu’il est le mieux écrit. 😉

          • belette2911

            Bigre ! Un Superman méchant… 😛

            Ils font une offre en librairie (buraliste, chez vous) avec une collection de Comics, le premier étant Spider et les deuxième X-Men. Pour 3.99€, je pense commencer par Spider, je perd pas grand-chose si j’aime pô 😉

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