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La Lyre et le Glaive, tome 1 : Diseur de mots
Titre : Diseur de mots
Cycle/Série : La Lyre et la Glaive, tome 1
Auteur : Christian Léourier
Éditeur : Critic (Fantasy)
Date de publication : mars 2019Synopsis : Depuis l’accession au pouvoir du hartl Skilf Oluf’ar, la paix règne et la commanderie du Solkstrand prospère.
Lorsqu’on lui refuse le passage d’un pont parce qu’il ne peut s’acquitter du péage, Kelt prédit l’effondrement de la construction. Ainsi sont les diseurs de mots : ils possèdent de drôles de dons, jamais ils ne mentent et, affirme-t-on, leurs vérités ensorcellent.
Arrêté et livré aux geôles du seigneur local, Kelt doit démontrer son innocence lors d’une ordalie. Hòggni, un mercenaire en mal de contrats, accepte de le représenter puis remporte le duel. Toutefois, vexé de sa défaite, le seigneur les missionne alors au Heldmark, où le culte d’un dieu unique se répand plus vite que la peste…Les dieux meurent quand on ne croit plus en eux, mais leurs fantômes jouent parfois des tours cruels à ceux qui les ont délaissés.
Il y a incontestablement un approfondissement de la fantasy en cours chez les éditions Critic : il y avait déjà le duo Philippe Ward – Sylvie Miller, ainsi que Lionel Davoust pour sa saga d’Évanégyre, Estelle Faye, Emmanuel Chastellière et Clément Bouhélier plus récemment, désormais il y a aussi Christian Léourier avec ce diptyque de La Lyre et le Glaive.
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L’héritage de Richelieu
Titre : L’héritage de Richelieu
Auteur : Philippe Auribeau
Éditeur : Bragelonne
Date de publication : 2016 (numérique) / 2019 (papier)Synopsis : 1643. Richelieu est mort, Louis XIII aussi. Mazarin préside désormais aux affaires de la France. Dans l’ombre, les redoutables dragons poussent leurs pions. Mais Richelieu a légué à son successeur son plus formidable atout : les Lames du Cardinal, une troupe de bretteurs et d’aventuriers qui a déjà mis les dragons en échec par le passé. Reformées autour du comte de Clément-Lefert, les Lames se lancent sur la piste d’un trafic sans précédent de substances draconiques, susceptible de mettre à mal le trône de France…
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L’Ensorceleur des choses menues
Titre : L’Ensorceleur des choses menues
Auteur : Régis Goddyn
Éditeur : L’Atalante (La Dentelle du Cygne) [site officiel]
Date de publication : 21 février 2019Synopsis : Dans un pays de lacs et de montagnes où personne n’est censé savoir ce qu’il y a sur l’autre versant, vivait Barnabéüs, ensorceleur des choses menues. Son échoppe ne payait pas de mine, mais il s’était taillé à force de labeur une bonne réputation dans le quartier. On le faisait venir pour poser un sort de serrure ou pour inverser le cours d’une source, afin que l’eau monte à l’étage. Voilà bientôt trois mois qu’il avait pris sa retraite et entrepris la rédaction de ses mémoires. Pour ce faire, il avait acquis un cabinet d’écriture ; le premier vrai luxe de son existence.
Mais au moment de transcrire sa vie passée, Barnabéüs en est détourné par Prune, une jeune fille qui lui demande son aide pour retrouver son promis parti il y a de longs mois avec son père pour Agraam-Dilith, la cité blanche, la cité des mages, la cité secrète dont personne ne connaît le lieu s’il n’est mage lui-même. Barnabéüs refuse fermement jusqu’à ce qu’un matin, sorti acheter quelques légumes, il voie Prune se faire malmener dans la rue ; panier d’osier au bras, il monte à bord d’un bateau pour la protéger…
Une fantasy sans épées ni chevaux, dans laquelle Régis Goddyn s’interroge sur la transmission entre les générations et imagine une société où l’avidité à vivre ne connaît aucune limite. Irait-on jusqu’à l’infanticide si c’était une voie pour l’éternité ?Voyager, c’est comparer, c’est poser des questions gênantes et finir par demander des comptes.
Après Le Sang des 7 rois, saga en sept tomes déjà parue chez les éditions L’Atalante, Régis Goddyn poursuit l’aventure de la fantasy avec L’Ensorceleur des choses menues !
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Le Regard
Titre : Le Regard (The Regular)
Auteur : Ken Liu
Éditeur : Le Bélial’ (Une Heure-Lumière) [site officiel]
Date de publication : 15 juin 2017 (2014 en VO)Synopsis : DEMAIN…
Dans son registre, celui de l’investigation, Ruth Law est la meilleure. D’abord parce qu’elle est une femme, et que dans ce genre de boulot, on se méfie peu des femmes. Parce qu’elle ne lâche rien, non plus, ne laisse aucune place au hasard. Enfin, parce qu’elle est augmentée. De manière extrême et totalement illégale. Et tant pis pour sa santé, dont elle se moque dans les grandes largeurs — condamnée qu’elle est à se faire manipuler par son Régulateur, ce truc en elle qui gère l’ensemble de ses émotions, filtre ce qu’elle éprouve, lui assure des idées claires en toute circonstance. Et surtout lui évite de trop penser. À son ancienne vie… Celle d’avant le drame…
Et quand la mère d’une jeune femme massacrée, énuclée, la contacte afin de relancer une enquête au point mort, Ruth sent confusément que c’est peut-être là l’occasion de tout remettre à plat. Repartir à zéro. Mais il faudra pour cela payer le prix.
Le prix de la vérité libérée de tout filtre, tout artifice. Tout regard…Le docteur B hoche la tête, avant d’anesthésier Ruth.
Il vérifie les pistons pneumatiques de ses jambes, les tendons de rechange composites de ses épaules, ses coudes et ses poignets, les batteries et les muscles artificiels de ses bras, les os renforcés de ses doigts. Il recharge ce qui en a besoin. Il examine les résultats des traitement par dépôt de calcium (visant à contrer la fragilité de ses os, un regrettable effet secondaire de son héritage asiatique), règle enfin son Régulateur de telle sorte qu’elle puisse le laisser en marche plus longtemps.
« Comme neuve », lui promet-il. Et elle paie.La collection Une Heure-Lumière des éditions Le Bélial’ leur permet, outre de bénéficier des couvertures d’Aurélien Police, de poursuivre leur travail de fond pour mettre en valeur des auteurs étrangers qui méritent d’être davantage connus en France. Ainsi, après L’Homme qui mit fin à l’histoire, voici qu’avec Le Regard, ils ont choisi de miser à nouveau sur Ken Liu, auteur de La Ménagerie de Papier chez ce même éditeur et désormais de la trilogie des Dents-de-Lion chez Fleuve Éditions (et Jardins de poussière arrive pour la fin 2019 toujours chez Le Bélial’).
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Natures
Titre : Natures
Directrice de l’anthologie : Stéphanie Nicot
Auteurs et nouvelles : David Bry (« Je suis forêt ») ; Ketty Steward (« Mal de mer ») ; Aurélie Wellenstein (« La mer monte ») ; Stefan Platteau (« Les Enfants d’Inanna ») ; Charlotte Bousquet (« La lumière de Malia ») ; Ariel Holzl (« La traversée du désert ») ; Estelle Vagner (« L’âme et le coeur ») ; Grégory da Rosa (« Comme ça ») ; Claire et Robert Belmas (« Seigneur de Colère ») ; Philippe Tessier (« Qui se souvient des hômlas ») ; Jean-Laurent del Socorro (« Armée d’un livre et d’un crayon ») ; Loic Henry (« Malaria ») ; Vincent Mondiot (« Par-delà les ruines ») ; Estelle Faye (« Jardins ») ; Jean Pruvost (« Epinaturalement »)
Éditeur : Mnémos
Date de publication : 2019 (mai)Synopsis : Arbres insurgés (Je suis forêt) et dieu des eaux déprimé (Mal de mer), affrontement d’alpinistes-sorciers sur les pentes de l’Himalaya (Les Enfants d’Inanna) et lutte désespérée contre un désastre écologique (La Lumière de Malia), ou animaux annonçant le début des représailles (La Mer monte), les récits proposés par les seize auteurs de l’anthologie des Imaginales 2019 nous rappellent que la nature est belle, mais fragile, et qu’il va falloir se battre pour la protéger. Entre crise intérieure (La Traversée du désert) et loup-garou en fuite (L’âme et le coeur), petite fille discriminée (Comme ça) et dystopie cruelle (Seigneur de Colère), ou ruines hantées par le souvenir d’un animal féroce (Qui se souvient des hômlas ?), Natures nous annonce que, si le passé n’a pas toujours été facile, le futur risque d’être pire encore. Préparons-nous à la grande pandémie (Malaria), essayons de ne pas oublier d’où nous venons (Par-delà les ruines), et fuyons à temps une Terre bientôt ravagée (Jardins). Pourtant, ici ou là, l’espoir en l’être humain persiste : Armée d’un livre et d’un crayon, une petite fille trace une voie. Résistance !
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Pour la dixième année consécutive, les éditions Mnémos ont publié en mai dernier l’anthologie officielle des Imaginales d’Épinal. L’occasion de découvrir quelques plumes des littératures de l’imaginaire francophones, qu’il s’agisse d’auteurs confirmés ou de jeunes écrivains dont la bibliographie devrait s’étoffer dans les années à venir. Le casting donne en tout cas sacrément envie et réunit plusieurs auteurs qu’on a l’habitude de retrouver au sommaire des anthologies des Imaginales (le couple Claire et Robert Belmas, Charlotte Bousquet, Estelle Faye…) et d’autres que l’on découvre pour la première fois (Vincent Mondiot, Estelle Vagner, Ariel Holzl ou encore Grégory da Rosa). Le thème de cette année s’inscrit pleinement dans l’actualité puisqu’il y est question de « natures » au sens large du terme. La directrice de l’anthologie, Stéphanie Nicot, opte d’ailleurs pour la première fois pour un découpage thématique, distinguant les textes consacrés à la nature sauvage, ceux dédiés à la nature humaine, et ceux dépeignant un « ailleurs et demain » (catégories auxquelles s’ajoute une sorte de bonus sous la forme d’un texte très court signé par un universitaire « pour poursuivre la réflexion »). Comme chaque fois, la qualité varie en fonction des textes, mais l’ensemble demeure de bonne facture, avec peu de redondance au niveau des thématiques traitées.
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Dictionnaire de la fantasy
Titre : Dictionnaire de la fantasy
Directrice de publication : Anne Besson
Éditeur : Vendémiaire
Date de publication : 2018 (septembre)Synopsis : De la magie, des chevaliers, des elfes, des mondes disparus, des dragons, des barbares, des nains, des fées, des orques… Du Seigneur des Anneaux à Harry Potter, la fantasy semble avoir conquis toutes les formes artistiques et ludiques : bande dessinée, illustration, cinéma, séries avec Game of Thrones, littérature, jeux vidéo avec World of Warcraft, jeux de rôle avec Donjons & Dragons… En plus d’une centaine d’entrées, ce dictionnaire dévoile, pour la première fois, tous les secrets de ce genre majeur de l’imaginaire, en explorant les déclinaisons voisines (fantastique, gothique, science-fiction, steampunk…), les grands questionnements, tous très actuels (impératif écologique, rapport à la violence et à l’ordre, visions du passé collectif…), et les principaux auteurs (Robert Howard, J.R.R. Tolkien, Lord Dunsany, T.H. White, Terry Pratchett ou George R.R. Martin).
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Un putain de salopard, tome 1 : Isabel
Titre : Isabel
Cycle/Série : Un putain de salopard, tome 1
Scénariste : Régis Loisel
Dessinateur : Olivier Pont
Éditeur : Rue de Sèvres [site officiel]
Date de publication : 24 avril 2019Synopsis : Au coeur de la jungle menaçante, des destins se mêlent… souvent pour le pire.
Max, qui vient d’enterrer sa mère, se retrouve avec pour héritage deux photos d’elle et lui enfant quand ils vivaient au Brésil. Sur chacune d’elles, un homme différent. L’un d’eux serait-il son père ? Il plonge sur les traces de son passé, vers un camp forestier en Amazonie.Mais ses rêves d’aventure et d’exotisme buteront vite sur la réalité de cette jungle des années 70. Il découvre un territoire gangréné par la violence, les réseaux de prostitutions, et la loi du plus fort. Il s’appuiera sur un joyeux trio déluré dont deux infirmières françaises, et surtout sur une jeune brésilienne muette, Baïa, indispensable guide.
Dans la moiteur tropicale de cet environnement hostile, chacun poursuit ses buts et tente de survivre.Lui, jamais vu ! Mais l’autre, si c’est ton père, c’est un salopard… un putain de salopard !
Régis Loisel et Olivier Pont lancent une nouvelle série chez Rue de Sèvres, Un putain de salopard, avec ce premier tome sobrement intitulé « Isabel ».
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Lasser, détective des dieux, tome 5 : Trahison en terres celtes
Titre : Trahison en terres celtes
Cycle/Série : Lasser, détective des dieux, tome 5
Auteurs : Sylvie Miller et Philippe Ward
Éditeur : Critic
Date de publication : 2019 (juin)Synopsis : 1938, Le Caire. Quand Gabian, le vieux loup de mer, propose à Lasser une enquête en Gaule dont il ne connaît ni la teneur ni le commanditaire, ce dernier se laisse convaincre malgré lui et décide de retourner dans le pays qui l’a vu naître… mais qu’il a fui quelques années plus tôt. Et s’il est devenu entre temps le Détective des dieux, ce retour aux sources n’en est pas moins compliqué pour Lasser : à peine a-t-il posé le pied dans le vieux port de Marselha qu’il se retrouve pris dans une fusillade. Très vite, il comprend qu’il va devoir replonger dans son passé, celui qui a vu la mort de ses parents, et affronter ses propres démons. Ce sera le début d’un périple qui va l’entraîner dans une course-poursuite échevelée à travers les terres celtes, sur fond de dérèglements climatiques. Aidé par le djinn Amr, il devra rattraper un fugitif particulièrement retors, se confronter aux divinités de multiples panthéons et sauver le monde. Rien que ça !
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Festival Étonnants Voyageurs 2019 : L’heure du bilan !
Ce week-end avait lieu à Saint-Malo la 30e édition du festival des Étonnants Voyageurs auquel nous nous rendons depuis des années avec grand plaisir, tant pour la beauté du cadre que pour la qualité de la programmation. Petit changement cette année due à la rénovation du palais du grand large (qui accueille d’ordinaire une partie des rencontres et expositions du festival) : l’installation sur les quais des « Magic Mirrors », deux énormes chapiteaux bien connus des lecteurs fréquentant le festival des Imaginales d’Épinal et dans lesquels se sont déroulés tout au long du week-end les grands débats et le café littéraire. Les autres rencontres ont eu lieu dans les endroits habituels : l’école nationale supérieure maritime et sa chapelle (reconvertie pour l’occasion en « Maison de l’imaginaire »), le théâtre Chateaubriand, l’hôtel Le nouveau monde, le cinéma Vauban ou encore la médiathèque de la Grande Passerelle.

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La déesse des marguerites et des boutons d’or
Titre : La déesse des marguerites et des boutons d’or
Auteur : Martin Millar
Éditeur : Folio SF
Date de publication : 2018Synopsis : Athènes, 421 av. J.-C. Depuis des années Sparte et Athènes se font la guerre. Dans les deux camps, le peuple n’aspire qu’à une seule chose : la paix. C’est d’ailleurs le titre de la nouvelle pièce d’Aristophane, avec laquelle il compte bien remporter le premier prix aux prochaines Dionysies. Mais les répétitions sont catastrophiques, et le dramaturge court au désastre. Pourtant, beaucoup pensent, y compris parmi les dieux, que du succès de la pièce pourrait dépendre l’issue des négociations en cours entre les belligérants.
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