La Desolation de Smaug Affiche

Titre : Le Hobbit : La désolation de Smaug
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
Date de sortie : décembre 2013

Synopsis : Après l’affrontement avec Azog et l’intervention des Aigles qui concluent Le Hobbit : Un voyage inattendu, Bilbo, Gandalf et les nains poursuivent leur chemin vers la cité naine d’Erebor pour en déloger le dragon Smaug. Leur route les amène à passer par le val d’Anduin, la forêt noire et la ville d’Esgaroth où ils connaissent de nouvelles péripéties.

Note 4.0

I’M FIRE ! I’M DEATH !

Que c’est long un an ! Surtout lorsqu’il est question de découvrir une nouvelle adaptation de Peter Jackson dans l’univers de J.R. R. Tolkien ! Après un premier opus remarquable, voici donc enfin venu « La désolation de Smaug », un deuxième volet sans aucun doute plus sombre que le premier. Oubliez les joyeuses chansons à boire, les traineaux tiré par des lapins et les hérissons affectueusement prénommés « Sébastien », cette fois notre compagnie se retrouve confrontée aux choses vraiment sérieuses ! Mais cette suite est-elle pour autant à la hauteur des attentes des spectateurs ?

En ce qui me concerne la réponse est oui, bien que certains aspects m’aient davantage gêné que dans le film précédent. Abordons directement ces quelques points négatifs, à commencer par le rythme. Malgré une sympathique introduction visant à expliquer la quête de Thorin Ecu-de-chêne et qui ne sera pas sans rappeler des souvenirs aux fans de la première trilogie de Jackson, la suite se résume en effet à un véritable déchaînement non-stop d’action, et ce pendant plus de 2h30. Le film aurait ainsi à mon sens surement profité de quelques moments de répits supplémentaires, ici ou trop rares ou trop brefs, à l’image du passage chez Beorn. De même, certaines scènes d’action auraient sans mal pu être raccourcies, qu’il s’agisse de celle avec les tonneaux ou encore de la toute dernière, lorsque se succèdent stratagèmes après stratagèmes visant à vaincre Smaug. Au rang des déceptions figure également l’histoire « d’amour » improbable entre Kili et Tauriel. Une idylle qui, grâce au talent de réalisateur Jackson et à la performance des acteurs, n’est certes pas aussi ridicule que je l’avais craint, mais qui n’apporte au final que bien peu de chose à l’histoire.

La Désolation de Smaug 2

Malgré ces quelques défauts, le second volet des aventures de notre téméraire Hobbit n’en demeure pas moins très satisfaisant. Car bien que Jackson se soit beaucoup écarté du roman d’origine, les connaisseurs de Tolkien ne manqueront pas d’être ravis de retrouver la plupart des scènes d’anthologie du livre. Après l’arrivée des Nains à Hobbitbourg, la rencontre avec les trolls et le jeu d’énigme avec Gollum, place à Beorn, la forêt de Mirckwood et ses redoutables araignées géantes, Lackville… et bien évidemment Smaug. LA grande réussite du film. Majestueux, mortel, fourbe, impressionnant : voilà un dragon, un vrai ! Pour ce qui est du reste, les acteurs se révèlent sans surprises toujours aussi bons : Martin Freeman (Bilbo) attachant, Richard Armitage (Thorin) de plus en plus sombre, Ian Mc Kellen (Gandalf) grandiose… Même Orlando Bloom (Légolas) et Evangeline Lilly (Tauriel) se montrent convaincants. Les décors sont pour leur part toujours aussi soignés et impressionnants : le royaume de Tranduil, Dol Guldur, Lackville, Erebor… Si après ça vous n’avez pas envie de faire un tour en Nouvelle-Zélande !

La Désolation de Smaug 1

Sans grande surprise « La désolation de Smaug » passe avec succès l’épreuve du feu et ne manquera pas de ravir autant les fans de Tolkien que les plus novices en la matière. Ce second opus n’en reste pas moins légèrement inférieur au premier film, ainsi évidemment qu’à la première trilogie de Jackson (dont je doute qu’elle puisse un jour être détrônée). Rendez-vous l’année prochaine pour le troisième et dernier opus des aventures de Bilbo qui, je n’en doute pas, saura se montrer à la hauteur.

Voir aussi : Un voyage inattendu

Autres critiques : Clémentine Fourau (Mythologica), Escroc-Griffe (Les Pirates de l’Escroc-Griffe) et Jean-Philippe Brun (L’Ours inculte)