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Titre : Le Hobbit : Un Voyage inattendu
Réalisateur : Peter Jackson
Acteurs : Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage
Date de sortie: décembre 2012

Synopsis : Dans Un voyage inattendu, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de treize nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

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Home is now behind you. The world is ahead.

Dix ans. C’est le temps qu’il aura fallu aux fans de J. R. R. Tolkien et du travail de Peter Jackson sur la trilogie du « Seigneur des anneaux » pour enfin retrouver la Terre du Milieu sur grand écran. Après quelques péripéties liées à des problèmes de financement et au passage du projet aux mains de différents réalisateurs (le film ayant été initialement proposé à Sam Raimi, puis à Guillermo del Toro, avant d’être confié à Peter Jackson), voilà qu’est finalement arrivé en décembre 2012 le premier volet de l’adaptation du célèbre roman « Bilbo le Hobbit » de Tolkien sous le titre « Le Hobbit : Un Voyage inattendu ». Avec deux autres films prévus pour fin 2013 et fin 2014, autant dire qu’il s’agit là presque seulement d’une mise en bouche (pas encore de dragon à l’horizon…). Néanmoins, voilà de quoi nous faire une première idée quant à cette nouvelle adaptation qui nous offre, rien que pour le premier film, plus de 2h30 de spectacle.

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Alors, l’attente en valait-elle la peine ? En ce qui me concerne la réponse est oui. Peter Jackson a effectivement  encore une fois fournis un travail colossale, témoignant ainsi de son affection et de son profond respect pour le travail de Tolkien. S’il n’hésite pas à prendre certaines libertés par rapport à l’histoire originale (l’introduction de certains personnages, des changements dans la chronologie…), l’ensemble demeure tout de même cohérent et relativement fidèle au roman. Le soin apporté au moindre détail qui avait déjà valu au réalisateur de nombreux éloges pour « Le Seigneur des anneaux » est ici encore à saluer et participe sans aucun doute à créer cette ambiance très particulière qui nous immerge complètement dans cette fantastique et féerique Terre du Milieu. Malgré six nominations aux Oscars, « The Hobbit » n’aura toutefois été récompensé par aucun prix cette année, mais peut-être le suivant aura-t-il davantage de chance…

Rien à redire en ce qui concerne le réalisateur, mais qu’en est-il des acteurs ? Là encore, des éloges s’imposent. C’est ainsi un bonheur de retrouver (presque) tous les « anciens » personnages déjà présents dans « Le Seigneur des anneaux », qu’il s’agisse bien évidemment de Gandalf – Ian McKellen mais aussi d’Elrond – Hugo Weaving, de Galadriel – Cate Blanchett (qui réussit l’exploit de paraître encore plus jeune et resplendissante que dans la précédente trilogie), et même de Frodon – Elijah Wood) et du vieux Bilbo – Ian Holm, qui font une sympathique petite apparition au début du film. Les nouveaux acteurs ajoutés au casting n’ont toutefois rien à envier à ceux qui les ont précédés. Le choix de Martin Freeman (que les amateurs de la série « Sherlock » diffusée pour la BBC depuis 2010 reconnaîtront sans mal) pour interpréter Biblo est absolument parfait, de même que celui de confier le rôle de Thorin à Richard Armitage, idéal dans son rôle de leader sombre et charismatique.

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En ce qui concerne le scénario, il ne faut pas oublier qu’il s’agit avant tout de l’adaptation d’un conte pour enfant et que l’ambiance se fait donc beaucoup moins sombre et dramatique que dans « Le Seigneur des anneaux ». L’arrivée rocambolesque des nains chez Bilbo, leur méthode peu orthodoxe pour s’occuper des tâches ménagères ou encore le personnage de Radagast en sont bien la preuve, même si on retrouve dans certains passages un ton plus adulte et plus sérieux (la forteresse de Dol Guldur et son nécromancien, le chant « Misty Moutains » interprété au coin du feu…). La meilleure scène du film demeure toutefois pour moi celle du fameux duel d’énigmes opposant Bilbo et Gollum, passage qui constituait également l’un des plus marquants du roman. La performance d’Andy Serkis y est évidemment pour beaucoup, l’acteur étant de toute évidence toujours aussi à l’aise et convaincant dans la peau de Gollum, de même que les progrès des techniques de capture qui permettent ici un rendu bluffant.

Bien évidemment, le film n’est pas parfait et on peut ainsi pointer du doigt certains défauts : quelques longueurs sur la fin, l’utilisation du 48 images par seconde qui peut à plusieurs reprises gêner le spectateur, la 3D qui, encore une fois, ne sert pas à grand chose… De même, on pourrait regretter de voir certains personnages, essentiellement parmi les nains, passer un peu à la trappe, même si on se doute bien que ces derniers bénéficieront de davantage de scènes dans les deux films à venir. Quoi qu’il en soit, ce « Hobbit » reste pour moi un véritable succès, même si je n’en attendais pas moins de Peter Jackson. Nul doute que les amateurs de fantasy et de l’univers de Tolkien y trouveront leur compte. En ce qui me concerne, la magie opère toujours dès les premières secondes, et ce même après de multiples visionnages. Rendez-vous en décembre prochain pour la suite !

Voir aussi : La désolation de Smaug