• La Niréide

    La Niréide

    La Niréide

    Titre : La Niréide
    Auteur : Fabien Clavel
    Éditeur : Mnémos [site officiel]
    Date de publication : mars 2022

    Synopsis : Troie brûle. Les guerriers grecs, vainqueurs, reprennent leurs navires.
    Parmi eux se trouve le prince Niréus de Symé. Arrivé très jeune à la guerre, il en revient balafré et dégoûté par les combats. Il ne demande plus qu’à retrouver sa petite île, comme l’Ithaque d’Ulysse. Cependant, sa propre odyssée ne sera pas de tout repos. Sous l’œil des dieux olympiens, il va errer longtemps en Méditerranée, affrontant Amazones, Gorgones et Telchines, dans un périple qui l’emmènera jusqu’aux Enfers.
    Un subtil et savant mélange d’action et de merveilleux, de réflexion et d’émotion, d’humain et de divin… le tout conté avec un souffle épique.

    Nous chantons le héros qui ébranla naguère
    les forces enfouies de l’immense univers.
    Déesse, montre-nous l’étoile malheureuse
    de Niréus, venu de Symé la Rocheuse.

    Comme de coutume, Fabien Clavel revient à des productions pour le public adulte après d’autres livres davantage jeunesse. Il s’agit de La Niréide, parue chez Mnémos en mars 2022.

  • Les Ménades

    Titre : Les Ménades
    Auteur : Nicolas Texier
    Éditeur : Les Moutons Électriques
    Date de publication : 2021 (septembre)

    Synopsis : Parties se livrer à des rites dionysiaques, trois jeunes filles marginales échappent au raid des pirates venus enlever tous leurs proches. Les apprenties ménades décident alors de tout quitter dans l’espoir de pouvoir libérer les leurs lorsque les pirates les auront vendus comme esclaves. Or, ces guerriers originaires de Thèbes s’avèrent avoir un but : poursuivre l’étrange mage échoué sur l’île des trois jeunes filles et qui les a initiées au délire. De la prison du minotaure jusqu’aux terres des cyclopes et aux palais marins des naïades, cette quête entreprise par les ménades aux confins de la Méditerranée les mènera à découvrir la véritable nature du mage et la raison de la haine que lui vouent les Thébains, mais surtout à se découvrir elles-mêmes à travers les épreuves, jusqu’à atteindre liberté et connaissance de soi.

    Parce qu’elle était l’unique beauté capable d’échapper à mon corps honteux de souillon, la parole avait très tôt relevé de la magie à mes yeux. (…) Sur la place du village, les vieux ne cessaient de ressasser les paroles ailées des rois superbes et généreux qui avaient combattu à Ilion. Ils se chamaillaient à propos des accents de Mycènes, de Phthie ou de Lacédémone, lorsqu’il s’agissait de restituer, tels qu’ils les avaient prononcés, le discours du sage Nestor, les colères d’Akhilléus Pieds-Rapides ou les harangues d’Agamemnon. Tapie derrière le chêne, je ne perdais pas une miette de leurs vaticinations au sujet des héros, et j’imaginais la guerre de Troie comme un long hymne tissé de défis, de massacres et d’incendies. 

  • Rêveur zéro

    Titre : Rêveur zéro
    Auteur : Elisa Beiram
    Éditeur : L’Atalante
    Date de publication : 2020 (septembre)

    Synopsis : Dans un futur proche, une épidémie de rêves. Ils se matérialisent dans la réalité. Leurs manifestations peuvent être badines, terrifiantes, ou simplement ridicules. Mais les pires d’entre elles provoquent de réels dégâts. Face à leur multiplication, l’ensemble de la société est mise à l’épreuve.

     

    Les technologies grand public ont peu évolué depuis le début du siècle, du moins pas d’une manière spectaculaire. C’est que tous les moyens ont du être investis, avec plus ou moins de réussite, dans le sauvetage du bout de planète nécessaire à la survie humaine. Aussi quand les réseaux prétendent à tout va que c’est aujourd’hui le futur, Victoire a plutôt le sentiment que le présent s’est inexorablement allongé en même temps qu’il s’est amenuisé, transformant ce qui devait révolutionner la vie en une fine couche scintillante de superficialité.

  • Xerxès

    Xerxès

    Xerxès

    Titre : Xerxès : La chute de l’empire de Darius et l’ascension d’Alexandre
    Auteur : Frank Miller
    Éditeur : Futuropolis [site officiel]
    Date de publication : 8 mai 2019 (avril-août 2018 en VO chez Dark Horse Comics)

    Synopsis : « Nous sommes en 490 avant J.C. Poséidon est mal luné.
    Il le fait savoir à quelques visiteurs indésirables. Un petit groupe de Perses. Une centaine d’hommes, pas plus. Venus sonder nos défenses… Ou peut-être assassiner notre chef. »
    Ainsi débute la célèbre bataille de Marathon, première victoire des grecs sur l’armée Perse. Et première pierre du nouveau récit de Frank Miller, qui revient sur cette période historique après son ouvrage 300, en reprenant les moments marquants des guerres menées par le Roi des rois, Darius, dont l’empire s’étendait, durant plus de deux siècles, de l’Asie Centrale
    au golfe persique et à la mer Égée, et ses successeurs, Xerxès en particulier, face à la Grèce.
    Avec Xerxès, Frank Miller s’éloigne ponctuellement de la narration comics pour rejoindre la puissance évocatrice digne de Philippe Druillet.

    Ça commence, comme toutes les guerres, par une rancune.
    Les Grecs ioniens se révoltent contre la tyrannie des Perses. Ils sont rejoints par d’autres Grecs, en particulier des Athéniens.
    Le soulèvement réussit. La cité ionienne de Sardes – un joyau de l’empire perse – est mise à sac.
    Le roi des Perses arius jure de se venger. Un autre grief. Une nouvelle guerre.

    Vingt ans après la publication du comics 300, Frank Miller propose une nouvelle plongée dans le monde antique grec, se focalisant davantage sur les enjeux géopolitiques, notamment orientaux, de cette bataille.

  • La déesse des marguerites et des boutons d’or

    Titre : La déesse des marguerites et des boutons d’or
    Auteur : Martin Millar
    Éditeur : Folio SF
    Date de publication : 2018

    Synopsis : Athènes, 421 av. J.-C. Depuis des années Sparte et Athènes se font la guerre. Dans les deux camps, le peuple n’aspire qu’à une seule chose : la paix. C’est d’ailleurs le titre de la nouvelle pièce d’Aristophane, avec laquelle il compte bien remporter le premier prix aux prochaines Dionysies. Mais les répétitions sont catastrophiques, et le dramaturge court au désastre. Pourtant, beaucoup pensent, y compris parmi les dieux, que du succès de la pièce pourrait dépendre l’issue des négociations en cours entre les belligérants.

  • Ali Pacha

    Ali Pacha

    Ali Pacha

    Titre : Ali Pacha
    Auteur : Alexandre Dumas
    Éditeur : Libretto [site officiel]
    Date de publication : 17 septembre 2009 (1862 pour la première édition)

    Synopsis : « ‘‘Mon père, dit Haydée en relevant la tête, était un homme illustre que l’Europe a connu sous le nom d’Ali-Tebelin, pacha de Janina, et devant lequel la Turquie a tremblé.’’ Ali Pacha, personnage historique utilisé comme ressort dramatique secondaire dans Le Comte de Monte-Cristo, réapparaît presque vingt ans plus tard sous la plume de Dumas, dans une chronique historique qui lui est tout entière consacrée et qui, jusqu’à aujourd’hui inédite en français, est imprimée en italien dans L’Indipendente, journal napolitain de Dumas, entre octobre et décembre 1862.
    Sa genèse est marquée du coin de l’extravagance : séduit par des lettres que lui adresse « S.A. le prince Georges Castriote Skanderberg, président de la junte gréco-albanaise » (et que nous publions en annexe), Alexandre Dumas, à peine remis de son épopée au côté de Garibaldi, s’enflamme pour la cause de l’indépendance de la Grèce et de l’Albanie, multipliant par ailleurs dans son journal les articles relatifs à la question grecque, jusqu’à ce qu’une cruelle désillusion ne dissipe le mirage politique.
    Ce portrait du terrible pacha de Janina, tyran d’origine albanaise entré en révolte ouverte contre l’Empire ottoman, constitue donc un écrit de circonstance, voire de propagande, un biais pour populariser la cause que l’auteur a embrassée : Ali Pacha, « homme qui avait à la fois en lui du Tibère, du Caligula et du Néron », symbole de la résistance face à l’oppression turque qui jadis avait tant impressionné Byron, est en même temps une figure éminemment romantique de la force qui va. »

    Bibliocosme Note 3.0

    Ces Klephtes n’étaient soumis à aucune discipline. Dans la bataille, ils ne marchaient point en ligne, mais combattaient dispersés et, chacun à sa guise, se garantissaient autant que possible du feu de l’ennemi à l’aide du premier objet venu : arbre, rocher, pan de mur, accident de terrain. Ils faisaient feu debout ou à genoux, puis se couchaient sur le flanc ou sur le dos pour recharger leurs fusils ; étaient-ils enveloppés de toutes parts et de manière à n’échapper à la mort qu’en s’ouvrant un chemin de vive force à travers l’ennemi, ils jetaient leur fusil sur l’épaule, tiraient leur sabre et faisaient le ghioroussi, c’est-à-dire la « trouée du désespoir ».

    Qui osera se lever et avouer qu’il ne se souvient pas de l’intervention décisive d’Haydée de Janina dans le mythique Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas ? Encore faut-il l’avoir lu (ou vu), me direz-vous…

  • 300 Rackham Miller

    300 [comics]

    300 Rackham Miller

    Titre : 300
    Auteur : Frank Miller (colorisé par Lynn Varley)
    Éditeur : Rackham (Hors Collection) [site officiel]
    Date de publication : avril 2017 (en VO en 1998 chez Dark Horse Comics)

    Synopsis : Dès son enfance, Frank Miller a été fasciné par le récit de la bataille des Thermopyles et du combat héroïque du roi Léonidas et de ses Spartiates. La version qu’il livre dans les pages de 300 diverge largement des faits historiques tout en étant marquée par les thématiques communes à l’ensemble de son œuvre : célébration du surhomme et de son esprit de sacrifice, légitimation de la violence comme vecteur de liberté… Si l’approche de Miller peut paraître originale tout autant que déconcertante, la puissance de son trait, magnifiquement secondé par la mise en couleurs de Lynn Varley, sa maîtrise de la composition et du rythme narratif surprennent et émerveillent le lecteur à chaque page de cette fresque épique. Le maître américain est au sommet de son art.

    Bibliocosme Note 4.0

    – Dilios, j’espère que cette éraflure ne t’a pas rendu impotent.
    – À peine, sire. C’est juste un œil. Les dieux m’ont fait la grâce d’un œil de secours.

    Les Lacédémoniens sont dans la place ! 300 est, à bien des égards, un comics particulier et qui a fait parler de lui. Roman graphique sorti en 1998, scénarisé et dessinée par Frank Miller, colorisé par Lynn Harvey, il met en scène l’épisode tout à fait historique de la bataille des Thermopyles, celle des 300 Spartiates menés par le roi Léonidas contre les troupes du roi perse Xerxès.

  • La bataille de Pylos

    La bataille de Pylos

    Titre : La bataille de Pylos
    Auteur : Philippe Lafargue
    Éditeur : Alma (Essai/Histoire) (fiche officielle)
    Date de publication : 12 novembre 2015

    Synopsis : Le long affrontement d’Athènes et de Sparte est la toile de fond sur laquelle se déroule le Ve siècle, devenu pour nous le sommet de la Grèce classique, avec les figures de Périclès et de Socrate. En 425 avant J.-C., Athènes, contre toute attente, emporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l’enjeu d’un débat sur la démocratie et l’impérialisme. Au bénéfice d’un personnage perturbateur de la politique athénienne : le démagogue Cléon.
    C’est cette bataille que Philippe Lafargue fait d’abord revivre : débarquement naval, armements lourds, armements légers, tactiques, usages du relief… Chacun de ces détails renvoie aussi à des réalités politiques et à des affrontements idéologiques. On comprend alors mieux ce qui se joue chez tous ceux qui ont vécu et commenté l’exceptionnel événement, à commencer par l’Athénien Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404, il s’en fera l’historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique.
    La personnalité de Cléon hante non seulement les écrits de Thucydide mais aussi ceux de Platon, d’Aristote, d’Aristophane et de bien d’autres. Plus largement, La bataille de Pylos montre comment aujourd’hui encore l’écriture de l’histoire est indissociable de la politique et de la réflexion sur la démocratie.

    Note 4.0

    On connaît le fameux apophtegme, rapporté par Plutarque, que prononçaient les femmes spartiates au moment où leurs fils partaient à la guerre : « reviens avec ton bouclier ou reviens dessus », c’est-à-dire mort ! Sans doute s’agissait-il d’un aphorisme largement idéalisé car Hanson a montré qu’il n’était pas rare que les combattants perdent ou abandonnent une partie de leur équipement dans le feu de l’action.

    Outre des romans, les éditions Alma tentent aussi de temps en temps l’aventure des essais historiques. C’est ainsi que nous pouvons trouver dans leur catalogue La bataille de Pylos par Philippe Lafargue.

%d blogueurs aiment cette page :