Fantasy

Les 5 Terres, tome 4 : La même férocité

Les 5 Terres 4 La même férocité

Titre : La même férocité
Cycle/Série : Les 5 Terres, tome 4 (4e tome du cycle d’Angleon)
Auteurs : Lewelyn et Jérôme Lereculey
Éditeur : Delcourt (Terres de légendes) [site officiel]
Date de publication : 30 septembre 2020

Synopsis : Le coup d’état de Lyrio ayant échoué, Mederion et Terys règnent sans partage sur Angleon… Du moins en apparence. Avec l’apparition des étudiants en révolte, la série prend une nouvelle dimension. Le putsch fomenté par les lions a été réprimé dans le sang. Le roi Mederion et Terys, son ombre, incarnent un renouveau qui entend en finir avec les rivalités entre races. Pour les activistes étudiants qui veulent mettre à bas la monarchie, c’est une occasion en or. Une fois de plus, les intrigues politiques sont au cœur de la vie d’Angleon, tandis que loin du trône, chacun, qu’il soit otage, mercenaire, garde du corps ou enquêteur, œuvre à son propre destin…

Il n’est ni très brillant ni très éloquent, mais une épée à la main, c’est la foudre et le tonnerre incarnés dans une seule et même personne.

C’est avec La même férocité que Les 5 Terres poursuivent avec un quatrième tome toujours écrit et dessiné par le collectif Lewelyn et Jérôme Lereculey, et paru chez Delcourt en l’automne 2020 (le rythme d’une parution en gros tous les quatre mois est parfaitement tenu).

Tenir les laisses

Le troisième tome a montré la dose d’ignominie que certains personnages, à commencer par les félins, sont prêts à accumuler pour s’approcher du pouvoir. Désormais, la révolte des lions a été décapitée, au propre comme au figuré, et le jeune Terys a obtenu par traîtrise une place de choix auprès du roi tigre Mederion, il devient carrément son Ombre. Trois questions restent en suspens. Tout d’abord, comment ce duo va-t-il mettre en place son pouvoir ; en l’occurrence plutôt en jouant la carte de la jeunesse contre les vieux conservatismes, mais finalement sans bouleverser la vie des sujets, ce qui fait apparaître, franchement de nulle part, une certaine opposition dans les rangs des jeunes sujets félins qui attendaient autre chose de ce nouveau souverain. Ensuite, que va-t-il advenir d’Astrelia que deux entités recherchent activement et qui mettent finalement la main dessus au prix d’âpres enquêtes et combats ? Enfin, le sujet des quatre otages qui aimeraient bien se faire la malle (pour quatre raisons différentes) revient sur le tapis quand l’occasion de se lancer arrive.

Un tome de transition ?

Les lignes ne changent pas foncièrement dans ce tome-ci. On pourrait presque parler de « tome de transition », tant les précédents avaient multiplié les rebondissements. Là, il y a besoin de renforcer le statu quo, de se poser un peu, la plupart des personnages recherche cela aussi et, de fait, les choix scénaristiques peuvent paraître frustrants voire classiques : le pouvoir se moque de demandes d’une meilleure « représentativité » (la question aurait pu être mieux traitée vu le nombre de pages que cela concerne) et toute tentative d’échapper à son sort est pour le moment en échec. L’heure est à la patience, semble-t-il. Dans cette optique, la dernière scène fait d’ailleurs presque « too much », avec un « tabou au carré » qui est un peu redondant avec le premier tome : pour des espèces prétendument bien distinctes les unes des autres, ça copule pas mal entre elles ! Pour le reste, graphiquement, cela reste de très bonne facture, peut-être un peu plus rapide, mais toujours une alternance parfaite entre des scènes de jour et de nuit, des scènes de contemplation paysagère et d’action plus brute, etc., dans chaque tome, l’équilibre est vraiment bon entre tout ce qu’on peut trouver dans un album de BD.

Qu’il est compliqué de tenir le rythme et le niveau d’une telle série, chapeau ! Malgré quelques faiblesses, ce quatrième tome réussit quand même à nous emmener très vite vers la suite, beaucoup de dialogues et d’actions malgré tout cadencent cet opus servant un peu à souffler pour certains personnages.

Voir aussi :
Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7

Autres critiques :

Kaamelotien de souche et apprenti médiéviste, tentant de naviguer entre bandes dessinées, essais historiques, littératures de l’imaginaire et quelques incursions vers de la littérature plus contemporaine. Membre fondateur du Bibliocosme.

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