Par les routes

18 mars 2020 0 Par Carre
Par les routes

Titre : Par les routes
Auteur : Sylvain Prudhomme
Éditeur : Gallimard (L’Arbalète) [site officiel]
Date de publication : 1er juin 2019
Récompenses : Prix Femina 2019, Prix Landernau des Lecteurs 2019

Synopsis : « J’ai retrouvé l’autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l’ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m’avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J’ai frappé à sa porte. J’ai rencontré Marie. »
Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles.

Vivre c’est maintenir entier le petit nuage que nous formons, malgré le temps qui passe, malgré les bonnes et les mauvaises rencontres. c’est réussir à faire tenir ensemble toutes les petites gouttes de vapeur qui font que ce nuage c’est nous, et personne d’autre. Depuis que j’ai lu Spinoza je m’encourage, elle racontait, , je me suis dit allez petit nuage, avanti, fends vaillamment le monde, reste le petit nuage que tu es, sois-le toujours plus, un petit nuage vaillant et unique. Parfois je tombe amoureuse, elle disait, je rencontre un autre nuage qui me plaît très fort et l’autre nuage me bouscule, son intégrité chamboule la mienne, nous ne pouvons empêcher nos parties de se mêler, tous les deux nous sommes un peu confus.Je suis heureuse, je suis triste, tout est brouillé, il me faut du temps pour m’habituer à ce nouvel état. Et puis petit à petit je me retrouve, je me ressaisis au sens propre. Vaille que vaille je ramasse les parties de moi-même. Le petit nuage que je suis reprend son chemin.

Une intrigue floue

Sacha retrouve un ami perdu de vue depuis vingt ans, qui vit avec Marie (traductrice) et leur fils Augustin. L’autostoppeur (l’ami en question) prend régulièrement la tangente pour sillonner la France. Marie fatigue, d’autant plus que Sacha, le narrateur, tel un coucou est prêt à prendre sa place dans le nid familial. Par les routes laisse un sentiment mitigé, tant l’intrigue reste somme toute banale et que le lecteur (en tout cas moi) se pose souvent la question : mais où veut en venir Sylvain Prudhomme ?

De grandes interrogations

Pourquoi cet homme sacrifie peu à peu un univers familial harmonieux ? Il faut avouer que les motivations sont bien loin d’être évidentes ! Trouver sa place dans le monde ? Préférer des rencontres brèves et sans intérêts au détriment de l’amour des siens ? Mal-être existentiel au point de tout gâcher ? Entre indifférence pour les personnages et ennui pour le lecteur, Prudhomme allonge ses pages de listes de villes, villages, églises, etc. qui laisse perplexe.

On s’accroche tout de même car, l’auteur est assez malin pour susciter un brin de curiosité, mais je dois avouer que Légendes, son précédent roman, était bien meilleur. Couronné du Prix Femina 2019.

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