TRANSATLANTIC

Titre : Transatlantic
Auteur : Colum McCann
Éditeur : Belfond (Traduit par Jean-Luc Piningre)
Date de publication : 22 août 2013

Synopsis : À Dublin, en 1845, Lily Duggan, jeune domestique de dix-sept ans, croise le regard de Frederick Douglass, le Dark Dandy, l’esclave en fuite, le premier à avoir témoigné de l’horreur absolue dans ses Mémoires. Ce jour-là, Lily comprend qu’elle doit changer de vie et embarque pour le Nouveau Monde, bouleversant ainsi son destin et celui de ses descendantes, sur quatre générations. À Dublin encore, cent cinquante ans plus tard, Hannah, son arrière-petite-fille, tente de puiser dans l’histoire de ses ancêtres la force de survivre à la perte et à la solitude.

Note 4.0

Curieux, pensa-t-elle, la vie emprunte tant de chemins, mais nous ramène toujours à la trame de l’enfance.

Un roman comme des poupées russes que l’auteur de « Et que le vaste monde poursuive sa course folle » ou « Danseur » mène avec un sacré talent. L’écriture de McCann est une nouvelle fois remarquable pourtant, bizarrement, l’émotion peine à trouver sa place. Comme si à suivre le destin de ces femmes, McCann se refusait de s‘immiscer un peu plus dans ces portraits. Agréable mais sans emballements notoires. Et puis, il faut finalement atteindre la dernière période pour enfin ressentir une vraie empathie. Et alors tout ce qui précède prend sa véritable place. La mélancolie vient s’immiscer, nous atteindre plein cœur. Et l’on se dit alors que McCann est un conteur hors pair. « Transatlantic » n’est peut-être pas son meilleur roman, mais son regard est toujours aussi juste et éclairé.

La classe.