Fairest 1 Le grand réveil

Titre : Le Grand Réveil
Série : Fairest, tome 1
Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Phil Jimenez
Éditeur : Urban Comics (Vertigo Classiques) (fiche officielle)
Date de publication : février 2014

Synopsis : Héroïne incontestée de la guerre menée par la petite communauté des Fables contre l’Adversaire, la Belle au Bois Dormant n’en a pas moins payé le prix fort. Plongée dans un profond sommeil, elle attend depuis le baiser de l’amour véritable. Qui aurait pu prévoir que l’heureux élu serait le célèbre et présomptueux Prince des voleurs, Ali Baba ? Accompagné d’un odieux petit génie, tous trois doivent à présent trouver le moyen d’échapper au bras droit de l’ennemi vaincu : la glaçante Reine des Neiges.

Note 3.5

« Crois-moi, je sais de quoi je parle. Si tu la réveilles, si tu l’épouses, si tu couches avec elle, tout ce qu’elle a est à toi. »

Après un périple de 25 volumes au pays des Fables, Bill Willingham offre à ses lecteurs un nouveau voyage dans les contrées du merveilleux et du fantastique avec ce premier spin-off de sa série phare, la bien nommée Fairest.

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Comme nous l’indique tout de go la quatrième de couverture, Fairest (5 volumes et un hors-série publiés jusqu’ici; je sais, j’ai du retard) promet de se concentrer sur les nombreuses princesses déjà rencontrées dans Fables. A ce sujet, la couverture, si elle est superbe, met pourtant bien le personnage d’Ali Baba au premier plan. Il n’en est pas moins un personnage central de ce premier tome, accompagné d’un génie pas toujours très bien intentionné.

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De retour dans le royaumes des Fables, le prince des voleurs, sur le conseil du génie Jonah, s’en va réveiller la Belle au Bois Dormant au milieu d’un camp de gobelins verdâtres. Les deux protagonistes se retrouvent rapidement aux prises avec l’ancien bras droit de l’Ennemi (le grand méchant de Fables), la Reine des Neiges, plus glaciale que jamais. Quoique. L’histoire en elle-même est intéressante même si elle se retrouve divisée en deux parties distinctes. Celle du temps présent et les aventures des personnages évoqués ci-dessus, et celle, toute aussi intéressante mais relativement encombrante, de l’histoire de la Belle au Bois Dormant elle-même, qui vient justifier la trame générale de ce premier tome. Un petit manque de subtilité peut-être en termes de scénario côté plume. Les dialogues n’en sont pas moins savoureux, à l’image de ce que le lecteur pouvait trouver chez Fables, avec un génie un peu trop bavard peut-être, mais qui parvient à l’agacement recherché.

Côté pinceaux, c’est la grande classe. Si je ne suis pas particulièrement admiratif du travail général sur Fables (selon les tomes et les dessinateurs toutefois), ce premier tome de Fairest quant à lui est superbe. Les personnages, les drapés, les décors, tout a bénéficié d’un travail de haute volée avec le soin apporté par Phil Jimenez. Les couleurs sont-elles aussi fort bien choisies, mais un sentiment de travail informatique me gêne un peu (assez souvent à dire vrai dans les comics). Il a sans doute plus été joué de la souris que des pinceaux ici, en tous les cas de manière insuffisamment subtile.

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Retrouver l’univers de Fables est un plaisir, et pour peu qu’il ait apprécié le premier voyage, le lecteur, enchanté, sera sans doute prêt à se replonger immodérément dans cette nouvelle réécriture des comtes à la sauce Bill Willingham. Espérons néanmoins retrouver une originalité renouvelée et des ficelles encore peu tirées!

Voir aussi : Tome 2

Autres critiques :

« – Tu m’as réveillé avec un baiser d’amour sincère. Sais-tu combien de fois j’ai été réveillée de cette façon?
– Ben…
– Des dizaines! Des centaines de fois! Et sais-tu combien de fois j’ai vécu un amour éternel après ça? Aucune! Zéro! Niet! Nada! Le baiser d’amour sincère, c’est bidon!
– Hé, j’ai promis que c’était une histoire d’amour. Mais je ne vous ai pas promis que c’était la vôtre ».