L'Odeur de la mandarine

Titre : L’Odeur de la mandarine
Scénario : Guillaume Laurant Sur une idée de Gilles Legrand
Réalisateur : Gilles Legrand
Acteurs principaux : Olivier Gourmet, Georgia Scalliet, Dimitri Storoge, Hélène Vincent, Fred Ulysse, Urbain Cancelier, Marine Vallée, Michel Robin
Date de sortie française : 30 septembre 2015

Synopsis : Eté 1918. La guerre fait rage pour quelques mois encore, mais pour Charles et Angèle, elle est déjà finie. Lui, officier de cavalerie y a laissé une jambe. Elle, son infirmière à domicile, vient de perdre au front son grand amour, le père de sa petite fille. Unis par le besoin de se reconstruire, ils nouent une complicité joyeuse qui les ramène à la vie. Sur l’insistance de Charles, Angèle accepte un mariage de raison. Il leur faudra entrer en guerre, contre eux-mêmes et contre l’autre avant d’accepter l’évidence de la passion qui les lie malgré eux

Note 4.0

A chaque fois qu’on couche ensemble c’est comme une preuve de plus pour vous et une défaite de plus pour moi.

Après le réussi « Tu seras mon fils » (co écrit avec Delphine De Vigan), Gilles Legrand s’associe avec le brillant scénariste qu’est Gilles Laurant. Et leur collaboration est une bien belle réussite.

Histoire de reconstruction, de conquête, d’amour, le film fait penser au sublime film de Pascale Ferrand (« L’amant de Lady Chatterley »). Lui est un châtelain capitaine de cavalerie qui a perdu une jambe au combat. Elle, est infirmière et veuve et débarque avec sa fille pour soigner cet homme renfermé et fataliste. Ces deux là, blessés à jamais dans leur chair ou dans leur cœur, s’apprivoisent, s’apprécient, retrouvent goût à la vie, mais le bruit des canons tout près rappelle que tout cela n’est peut-être qu’une légère parenthèse. Le face à face entre Olivier Gourmet, une nouvelle fois magnifique, et la belle découverte qu’est Georgia Scalliet vaut à lui seule le détour : l’intensité de leur jeu, nous offre des scènes d’une remarquable intensité. Il ne faudrait pas n’ont plus omettre l’importance de la nature, omniprésence que la photo d’Yves Angelo sublime dans ce qu’elle a de belle et de sauvage.

On se laisse porter par cet amour qui peine à éclore, dans une belle reconstitution d’époque. Subtile et belle histoire d’amour, « L’odeur de la mandarine » est un excellent film.

À voir 3.5 4.0