Dawn of the Planet of the Apes - La Planète des Singes L'Affrontement

Titre français : La planète des singes : L’affrontement
Titre original : Dawn of the Planet of the Apes
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs : Andy Serkis (Caesar), Jason Clarke, Gary Oldman
Date de sortie française : 30 juillet 2014
Budget : 170 000 000 $

Synopsis : Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César, est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.

Note 2.0

 

 

Sans aucun doute le roman le plus célèbre de Pierre Boulle, « La planète des singes » a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques : par J. Lee Thompson dans les années 70, par Tim Burton en 2001, et plus récemment par Rupert Wyatt et Matt Reeves. Si le premier opus de cette nouvelle série de films consacrés aux primates (Les origines) s’était révélé être une bonne surprise, le second (curieusement appelé « L’affrontement » en France et non « L’aube » comme dans la version originale) est un peu plus décevant. Décevant d’abord par son scénario. Autant dire que les auteurs ne se sont pas vraiment creusés la tête : l’intrigue est simpliste et sans originalité, les humains sont caricaturaux au possible, sans oublier le nombre considérables d’invraisemblances. Parce que pour avaler que quatre ans après la chute de nos sociétés, les groupes de survivants qui se sont constitués bénéficient toujours d’instruments technologiques de pointes mais n’ont rien tenté de reconstruire et se satisfont de vivre dans un tas de ruines dans le dénuement le plus totale, il faut quand même y aller !

La planète des singes l'affrontement scène 1

N’exagérons rien toutefois, car si le film ne brille pas par sa subtilité, il possède cela dit un atout qui vient redresser un peu la barre. Cet atout, c’est Andy Serkis. Après Gollum dans « Le Seigneur des Anneaux » et Kong dans « King Kong », l’acteur endosse à nouveau sa tenue de motion capture pour interpréter Caesar, le leader des singes. Un leader charismatique au regard perturbant et pour lequel il est difficile d’éprouver autre chose que de l’affection et du respect. Autant dire que le voir mener la charge sur un cheval, lance à la main, n’est pas sans faire son petit effet. Les autres singes sont également réussis, même si le « méchant » de l’histoire est là encore un peu trop caricatural et que certaines de ses réactions manquent de cohérence. Bref, si les passages mettant en scène les primates dans leur milieu naturel sont dignes d’intérêt, les choses se gâtent dès qu’un humain entre en scène. On se fiche éperdument de cette famille que le scénario nous encourage pourtant par tous les moyens à apprécier, quant au héros, père et mari dévoué à la plastique irréprochable (Jason Clarke), il a malheureusement beaucoup moins de charisme que n’importe lequel des primates du film. Gary Oldman fait pour sa part ce qu’il peut avec ce qu’on lui donne (c’est à dire peu) mais cela ne suffit pas.

 

Un deuxième opus un peu bancale et qui n’est là uniquement que pour servir de lancement au troisième film qui devrait cette fois véritablement mettre en scène l’affrontement entre les humains et les singes. Espérons que le scénario et la psychologie des personnages auront d’ici là gagné en épaisseur…