Le nom du vent

Titre : Le Nom du Vent (The name of the wind)
Cycle : Chronique du tueur de roi, tome 1
Auteur : Patrick Rothfuss
Éditeur : Bragelonne
Date de publication : 2009 (2007 pour la version originale)

Synopsis : J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels. J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent. Mon nom est Kvothe. Vous avez dû entendre parler de moi.

Note 4.5

Si c’est un valet, annonce un valet. Si c’est un pique, annonce un pique. Mais pour une putain, tu dois toujours dire une « dame ». Leur vie est déjà assez pénible, et la politesse n’a jamais tué personne.

Premier tome de la trilogie « Chronique du tueur de roi » et premier roman de Patrick Rothfuss, « Le nom du vent » fut une véritable claque. On y découvre le personnage de Kvothe, arcaniste légendaire désormais retiré du monde, qui nous propose un récit de sa vie et de ses aventures, le tout relaté en l’espace de trois jours (« Le nom du vent » correspondant à la première journée de narration). On est très vite happé par l’univers fascinant dépeint par l’auteur, tant par les paysages et villes évoqués que par l’originalité et la complexité du système de magie élaboré. Tout au long du roman on suit donc le parcours de ce tout jeune héros qui nous fait découvrir tour à tour le quotidien et les coutumes du peuple itinérants des Edema Ruh, les bas-fonds mal famés de la ville de Tarbean, et enfin et surtout la fameuse Université de magie d’Imre qui ne manquera pas de ravir n’importe quel fan d’Harry Potter, bien que la comparaison avec les romans de J. K. Rowling s’arrête là.

De la première à la toute dernière page, l’histoire se fait passionnante, à tel point qu’il devient difficile de lâcher ce pavé de près de 800 pages qui, grâce au talent de conteur exceptionnel de Patrick Rothfuss, se lit avec une rapidité déconcertante. Si à certains moments l’intrigue n’avance guère, le narrateur se concentrant sur le récit de ses études, ses amours ou sa musique, jamais l’intérêt du lecteur ne vacille tant la plume de l’auteur nous rend le personnage attachant. Difficile sur ce point de ne pas penser à Robin Hobb et à son célèbre personnage de Fitz, héros de la série « L’assassin royal ». Certaines scènes sont véritablement bouleversantes (notamment la performance musicale de Kvothe à l’Eolian) tout comme les personnages, tour à tour attachants, drôles, surprenants ou intrigants (la palme d’or revenant ici au déjanté Elodin, « maître nommeur »).

Vous l’aurez compris ce livre fut un véritable coup de cœur et j’attends avec beaucoup d’impatience de découvrir le second volume, « La Peur du Sage », qui sera pour sa part découpé en deux volumes.

Voir aussi : Tome 2-1 ; Tome 2-2 ; Tome 3

Autres critiques : Apophis (Le culte d’Apophis) ; Cécile (Quand Soudain), Jean-Philippe Brun (L’Ours inculte), Lutin82 (Albédo – Univers imaginaires), Mlle Niall (La Croque-Livres), Sarah (Livrons-nous), Serial Readeuz, Valériane (Marque ta Page) et Yumiko (Évasions littéraires)