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Titre : Superman : Les origines (Birthright)
Scénariste : Mark Waid
Dessinateur : Leinil Francis Yu
Éditeur : Urban Comics (DC Essentiels)
Date de publication : 25 janvier 2013 (2003-2004 en VO chez DC Comics)

Synopsis : Clark Kent est un apprenti reporter bourlinguant à travers le monde. En visite dans un pays africain, il se lie d’amitié avec des résistants et y apprend une douloureuse leçon quant aux valeurs de vérité et de justice. Revenu aux États Unis, il décide d’embrasser son héritage extraterrestre et de défendre les plus faibles sous le costume de Superman. Son opposition à l’homme d’affaires Lex Luthor va lui révéler les secrets de ses origines mais également mettre en jeu la confiance des habitants de Metropolis.

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Sois toi-même et le monde n’en sera que meilleur.

En-dehors d’All-Star Superman, les meilleures histoires de l’Homme d’Acier sont bien souvent des « histoires d’origines » et le Birthright de Mark Waid est évidemment à retenir parmi les bonnes histoires de Superman.


 

Avec cette maxi-série en douze chapitres intitulée « Birthright » et accompagnée d’un interlude central, Mark Waid nous conte ainsi d’énièmes origines pour Kal-El. C’est toujours difficile de passer après des récits de John Byrne ou de Geoff Johns qui ont marqué l’histoire de DC Comics et de Superman. Toutefois, ici, Mark Waid cherche efficacement à prendre ses distances avec ces références. Bien sûr, il ne peut s’empêcher d’en réutiliser une partie (la Kryton de John Byrne notamment, ou bien la proximité avec la série, certes contestée, Smallville), mais ses idées sur l’importance d’Internet, les voyages en Afrique et l’utilisation des médias autour du Daily Planet aèrent de manière significative son récit. Son objectif de vraiment replacer les origines de Superman dans un univers contemporain, au début des années 2000, est donc plutôt réussi car il met bien en avant que le fait que Clark Kent est l’identité secrète de Superman, et non l’inverse.

De son côté, le trait de Leinil Francis Yu peut paraître assez étrange au premier abord, voire inégal selon les chapitres, mais il est surtout très expressif au moins et cela s’accentue au moment d’attaquer les derniers moments de bravoure. Les intérims de Gerry Alanguilan, puis de Renato Guedes, sont honnêtes : nous pouvons voir une différence, évidemment, mais rien de très notable sur cet opus. Urban Comics, parmi tous les bonus en fin de volume, ajoute un autre récit, plus court, de Mark Waid sur Superman où celui-ci veille sur Gotham et croise Catwoman : Scott Kolins imprime son sceau de manière assez particulière, je trouve, c’est peu de pages sur l’ensemble, mais comme c’est les dernières, on peut rester sur cette impression de moins bien.

Un très bon one-shot donc qui, sans tout révolutionner ni être absolument magnifique, réussit à la fois à contenter les nouveaux venus, en produisant des origines acceptables de Superman, et les plus anciens fans, en remettant au goût du jour ce que nous connaissons des bases de ce personnages emblématique.