• Dr Adder

    Dr Adder

    Titre : Dr Adder (Dr Adder)
    Auteur : K. W. Jeter
    Éditeur : ActuSF (Perles d’Épice) (fiche officielle)
    Date de publication : novembre 2014 (1984 en VO, 1985 pour la 1ère édition VF chez Denoël)

    Synopsis : « Ce livre vous prend à l’estomac. Je l’ai aimé. Je l’ai adoré. Nos censeurs vont s’égayer en poussant des hurlements quand ils l’auront lu, mais laissez-les crier. » Philip K. Dick
    L.A. est partagé entre d’un côté la Zone-Rat, où échouent les marginaux et les membres du Front de libération, et de l’autre le comté d’Orange, repaire des nantis drogués à leur poste de télévision. Entre les deux, l’Interface, zone neutre où déambulent les putes modelées selon les désirs et pulsions secrètes des clients par le bistouri du Dr Adder, idolâtré par certains, voué aux gémonies par d’autres.
    E. Allen Limmit a quitté son Phoenix natal et son Unité de ponte pour vivre lui aussi la grande aventure de L.A. Poussé à rencontrer le fameux chirurgien, il ne se doute pas qu’il va être pris entre les feux croisés du docteur et ceux de son ennemi juré, John Mox, télévangéliste à la tête de l’armée des Forces morales au sein d’une ville à l’âme aussi vérolée que désespérée…
    Encensé par Philip K. Dick qui s’est battu pour qu’il soit publié, Dr Adder est devenu un classique. Écrit dix ans avant Neuromancien de William Gibson, ce roman annonce la vague cyberpunk qui changera à jamais la littérature américaine. Trente ans après sa parution, il n’a rien perdu de sa virulence, de sa crudité et de sa pertinence.

    Note 3.5

    C’était la première fois que Limmit pouvait détailler Bandita à la lumière. Son impression générale n’en fut pas modifiée, même s’il constatait à présent qu’elle avait un tatouage sur la cuisse en forme de bulle de B.D., la pointe disparaissant dans les poils de sa toison emmêlée. La bulle contenait cette simple phrase : J’AI FAIM.

    Même si on aime à suivre les sorties récentes et les lire en quasi flux tendu, il est tout aussi jouissif de pouvoir fouiller dans les classiques de l’imaginaire, mais les traductions ne sont finalement plus si nombreuses (en proportion) en grand format, moyens limités oblige. Toutefois, Le Bélial’ fait un gros travail notamment sur Poul Anderson (L’Épée brisée par exemple), mais les éditions ActuSF aussi ont leur catalogue étranger avec leur collection Perles d’Épice et en 2014 y est apparu ce Dr Adder publié par K. W. Jeter en 1984 mais écrit une vingtaine d’année plus tôt !

  • Le Rapport de Brodeck, tome 1/2 : L’Autre

    Le Rapport Brodeck 1 L'Autre

    Titre : L’Autre
    Série : Le Rapport de Brodeck, tome 1/2
    Auteur : Manu Larcenet
    Éditeur : Dargaud (Autre Regard) (fiche officielle)
    Date de publication : 10 avril 2015
    Récompenses : Prix Landerneau 2015

    Synopsis : Voici le nouveau chef-d’œuvre de Manu Larcenet ! Une sublime adaptation du best-seller de Philippe Claudel. Manu Larcenet s’attaque pour la première fois à une adaptation, celle du chef-d’œuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien et lui donner une nouvelle vie, éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes ; une plongée dans les abîmes servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre. Manu Larcenet adapte de façon majestueuse le best-seller de Philippe Claudel : un chef-d’œuvre.

    Note 4.0

    En relisant mon carnet, je vois que je file à travers les mots comme un gibier traqué. Je ne suis pas un conteur, je ne cesse d’aller de l’avant, de revenir, de sauter le fil du temps, de me perdre sur les côtés… Ce fatras, ce chaos, c’est ma vie.

    Ah, on m’en parle de Manu Larcenet ! Les fameux « Le Retour à la terre », « Le Combat ordinaire » et autres « Blast » sont autant d’albums dont on me rebat les oreilles à ne plus savoir qu’en dire.

  • L’Origine des Victoires

    L'Origine des Victoires

    Titre : L’Origine des Victoires
    Auteur : Ugo Bellagamba
    Éditeur : ActuSF (Hélios) (fiche officielle)
    Date de publication : novembre 2015 (1ère édition en 2013 chez Mémoires Millénaires)

    Synopsis : « Je suis une Victoire, ma chérie… Si tu préfères, un soldat, engagé dans une lutte dont l’origine se perd dans la nuit des temps. »
    L’Orvet a fait de l’humanité son terrain de chasse, causant famines, guerres et destructions. De la Rome antique jusqu’aux étoiles les plus lointaines, ce roman retrace le combat et les sacrifices des Victoires, ces femmes qui luttent dans l’ombre pour nous protéger.
    Lettrées, guerrières ou amantes, voici huit portraits de ces vigies qui jalonnent l’histoire et redessinent en creux notre futur.
    Ugo Bellagamba est l’une des plus belles plumes de l’Imaginaire. Il l’a prouvé au fil de la demi-douzaine de livres qu’il a publiés, qui lui ont valu la reconnaissance de nombreux prix, dont le Grand Prix de l’imaginaire ou encore le prix Utopiales pour Tancrède, une uchronie. L’Origine des Victoires est peut-être son roman le plus personnel, tout en finesse et en subtilité, ancré dans les paysages du sud de la France.

    Note 3.5

    Je dois l’admettre, quelle surprise !
    J’ai dévoré des communautés composées d’êtres massifs et aveugles, qui écumaient le fond d’océans circumplanétaires, j’ai eu raison de sociétés de papillons aux ailes iridescentes planant dans les couches supérieures de l’atmosphère d’une planète gazeuse. J’ai digéré des matriarcats, des patriarcats, des oligarchies de télépathes, des guildes capitalistes maîtrisant le voyage spatial, des empires de milliers de mondes, des sociétés théocratiques dominées par une foi vibrante, ou à l’inverse, des démocraties guidées par un rationalisme glacé, qui m’ont assimilé, tantôt à un Dieu Créateur, tantôt à une intelligence artificielle, qui m’ont traqué, ou adulé, parfois les deux simultanément.
    Et pourtant…
    La colère passée, quelle exaltation monte en moi ! Quel exhausteur de goût est le risque. Quel divertissement raffiné les femelles de cette espèce me proposent !

    En voilà bien un nom pompeux : L’Origine des Victoires ! Derrière cette belle couverture de Casimir Lee, se cache le vibrant hommage aux femmes dans l’Histoire proposé par Ugo Bellagamba (auteur notamment de Tancrède, une uchronie, du Double corps du roi avec Thomas Day, et accessoirement, ancien directeur artistique des Utopiales de Nantes et actuel conseiller de l’organisation de Nice Fictions, ville où il est également enseignant-chercheur, bref, ça vous pose un auteur !).

  • 10 conseils de Raymond Chandler pour faire un roman policier crédible

    Guide de survie en territoire littéraire2

    Aujourd’hui, intéressons-nous à un genre en particulier, le roman policier. L’américain Raymond Chandler (1888-1959), auteur notamment de la série Philip Marlowe, a publié en 1950 l’essai The Simple Art of Murder où figure une simple liste de « 10 commandements pour écrire un bon policier ».

  • Dernière escale

    Dernière escale

    Titre : Dernière escale
    Auteur : Sandra Martineau
    Éditeur : Lajouanie (Roman pas policier mais presque…) (fiche officielle)
    Date de publication : 14 avril 2016

    Synopsis : Richard, ex-footballeur pro dont la carrière a pris fin après de multiples scandales, embarque avec femme et enfants sur le Cruise Constantino pour une croisière d’une semaine. C’est le voyage de la dernière chance pour renouer avec son épouse de plus en plus distante, renouer avec son fils, un ado grincheux et profiter enfin de la petite dernière, seul membre de la famille bien disposée à son égard.
    L’ex-star du Barça, encore auréolée de son prestige, est accueillie en VIP. Les passagères lui font les yeux doux, un journaliste le poursuit pour tenter de décrocher un ou deux scoops, le commandant le reçoit, la voyante du bord l’intrigue… Bref, la croisière ne demande qu’à s’amuser, mais l’ex-joueur, obnubilé par le souvenir de l’enlèvement de sa sœur, n’a qu’une obsession, sur-protéger sa très jeune fille, proie idéale selon lui pour les prédateurs de tout poils gravitant dans les coursives.
    Quand un détective, interloqué par ses agissements paranoïaques et ses réactions incohérentes vient proposer ses services à ce père anxieux, l’angoisse va croissante. Chaque escale apportant par ailleurs son lot d’événements plus inquiétants les uns que les autres.
    Le paquebot débarquera-t-il autant de passagers qu’il en a embarqué ?

    Note 3.0

    Les photos ont été prises en rafale pour ne rien louper… Une femme différente, mais une situation explicite. La va-et-vient de la demoiselle entre les cuisses de Richard ne prête à aucune confusion.

    Rencontrée à la 25e Heure du Livre du Mans 2015, puis au salon ImaJn’ère d’Angers 2016, Sandra Martineau est une jeune auteure de romans dits « policiers », même si nous savons bien que cette appellation est désormais très large, très intégratrice. « Dernière escale » est son quatrième roman sorti au printemps 2016 et son premier paru chez les éditions Lajouanie.

  • Suicide Squad [film, 2016]

    Suicide Squad

    Titre : Suicide Squad
    Réalisateur : David Ayer
    Acteurs : Joel Kinnaman, Will Smith, Margot Robbie, Jai Courtney, Cara Delevingne, Jay Hernandez, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Karen Fukuhara, Adam Beach, Viola Davis, Jared Leto
    Date de sortie française : 3 août 2016

    Synopsis : Les pires méchants de l’univers DC Comics réunis dans un même film.
    C’est tellement jouissif d’être un salopard ! Face à une menace aussi énigmatique qu’invincible, l’agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu’aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s’embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu’au moment où ils comprennent qu’ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

    Note 2.5

    [Harley Quinn en cassant une vitrine de magasin :]
    Ben quoi ? Nous sommes des vilains, non ? C’est ce que nous faisons.

    Warner Bros. et DC Entertainment jouent gros avec ce film Suicide Squad : non seulement l’Univers Cinématographique DC (DCCU) a peut-être calé avec Batman v Superman et il est temps de rassurer tous les fans qui trépignent, mais en plus pour la première fois dans ce type de films super-héroïques l’accent est mis sur les vilains, et là en plus une équipe de super-vilains ! Autant dire que Suicide Squad tient de la mission suicide, mais pas que pour les protagonistes.

  • Divinity

    Divinity 1

    Titre : Divinity
    Scénariste : Matt Kindt
    Dessinateur : Trevor Hairsine
    Encreur : Ryan Winn
    Coloriste : David Baron
    Lettreur : Dave Lanphear
    Artiste de couverture : Jelena Kevic-Djurdjevic
    Éditeur : Bliss Comics
    Date de publication : 23 juin 2016 (2015 en VO chez Valiant Comics)

    Synopsis : UN NOUVEAU DIEU APPARAÎT SUR TERRE. ET CE DIEU EST COMMUNISTE. En pleine guerre froide, l’Union soviétique donne son feu vert à une expédition spatiale extrêmement dangereuse : envoyer un homme aux confins du cosmos, là où jamais personne n’est encore allé. Tout au bout de son voyage interstellaire, Abram Adams rencontre l’indicible. De retour sur Terre, il s’écrase dans le désert australien. Les quelques humains qui le rejoignent le considèrent comme un dieu; une divinité capable de plier à sa volonté la matière, l’espace, et même le temps. Les autorités sont partagées : faut-il faire confiance à l’énigmatique Divinity ? Ou faut-il envoyer les héros de la Terre affronter sa colère ? Avec Divinity, le scénariste Matt Kindt (The Valiant, Raï, Mind MGMT) et le dessinateur vedette Trevor Hairsine (X-Men : Génèse Mortelle, Ultimate Six) livrent un récit de science-fiction acclamé par la critique outre-Atlantique, qui n’a pas hésité à le rapprocher de 2001 ou Interstellar.

    Note 3.5

    La date et l’heure n’ont pas d’importance. C’est comme une page qu’on corne avant de la tourner, afin d’y revenir quand l’humeur s’y prête. Le passage préféré d’un livre qu’on relit quand le temps a émoussé la mémoire. Un souvenir semblable au chapelet d’une vieille femme… lisse et poli par l’usure.

    Le César de la meilleure couverture du moment, faite pour vous faire acheter un comics, est attribué à la mini-série Divinity !

  • Tortues Ninja 2

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    Titre : Tortues Ninja 2 (Ninja Turtles 2)
    Réalisateur : Dave Green
    Acteurs/Actrices : Pete Ploszek, Jeremy Howard, Noel Fisher, Alan Ritchson, Megan Fox, Stephen Amell, Will Arnett, Brian Tee
    Date de sortie française : 29 juin 2016

    Synopsis : Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael sont de retour pour affronter des méchants toujours plus forts et impressionnants, aux côtés d’April O’Neil, Vern Fenwick et d’un nouveau venu, le justicier masqué hockeyeur Casey Jones. Après son évasion de prison, Shredder associe ses forces à celles d’un savant fou Baxter Stockman et de deux hommes de main aussi bêtes que costauds, Bebop & Rocksteady. Leur objectif : lancer un plan diabolique pour régner sur le monde entier ! Alors que les Ninja Turtles s’apprêtent à défier Shredder et son nouveau gang, ils doivent rapidement faire face à une menace tout aussi grande : le célèbre Krang !

    Note 1.0

    Moi, je suis thaïlandais ! Parce que mes ennemis, je les taille en dés !
    (Rocksteady à Bebop)

    Après un premier opus « rat » les pâquerettes, celui-ci ne va pas bien plus haut, mais l’assume complètement !

  • Un maillot pour l’Algérie

    Un maillot pour l'Algérie

    Titre : Un maillot pour l’Algérie
    Scénaristes : Kris et Bertrand Galic
    Dessinateur : Javi Rey
    Éditeur : Dupuis (Aire Libre) (fiche officielle)
    Date de publication : 1er avril 2016
    Récompenses : Prix de la BD RTL du mois d’avril 2016

    Synopsis : En 1958, à la veille de la Coupe du monde en Suède, douze footballeurs de Première Division quittent clandestinement la France et rejoignent les rangs du FLN. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et leur but est de créer la première équipe nationale algérienne de football et d’en faire l’ambassadrice de l’indépendance à travers le monde… Parcourant le monde souvent clandestinement, cette équipe de champions devenus des va-nu-pieds, devant parfois accomplir plusieurs milliers de kilomètres en minibus à travers le désert pour jouer un match, sans remplaçants, va accomplir exploit sur exploit au fil de plus de 80 matches. Ils s’appellent Zitouni, Arribi, Kermali, Mekhloufi… et ils sont devenus des légendes du sport.
    On dira de ces « fellaghas au ballon rond » qu’ils ont fait avancer la cause algérienne de dix ans et évité des dizaines de milliers de morts supplémentaires.
    Javi Rey, Bertrand Galic et Kris n’ont jamais déserté les stades et ont trouvé dans les destins de ces joueurs l’occasion de croiser leur amour du ballon rond et de l’histoire avec un grand H. Kris, l’un des chefs de file de la bande dessinée du réel (on lui doit les succès « Un homme est mort » ou « Notre mère la guerre »), a trouvé les parfaits coéquipiers en Bertrand Galic, habile scénariste et historien, et Javi Rey, un jeune dessinateur catalan qui mêle subtilement les émotions humaines et l’intensité des scènes de match.

    Note 4.0

    Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. C’est un français qui a écrit ça, je crois… La preuve que, parfois, ces gens-là peuvent aussi être justes.

    Grâce à Dupuis et à Babelio, via sa Masse Critique BD, j’ai pu découvrir « Un maillot pour l’Algérie, roman graphique créé à six mains par Kris, Javi Rey et Bertrand Galic.

  • Quoi de neuf bibliocosme

    Pause mariage !

    Quoi de neuf bibliocosme

    Quoi de neuf, quoi de neuf ? Aucune critique ou nouvel article aujourd’hui justement et ce pour la meilleure raison du monde.