-
Osama
Titre : Osama
Auteur : Lavie Tidhar
Éditeur : Panini (collection Eclipse)
Date de publication : 2013
Récompenses : World Fantay Award 2012Synopsis : Dans un monde proche du nôtre, mais où le terrorisme international n’existe pas, nous découvrons Joe, un détective privé tiré des films noirs des années 60. Il est engagé pour retrouver Mike Longshott, un obscur auteur de romans pulp, ayant pour personnage principal un certain Oussama Ben Laden. Dans ses romans, l’auteur dépeint un monde proche de celui de Joe, mais où Ben Laden est bien réel… un monde comme le nôtre. Afin de mener à bien sa mission, Joe parcourt la planète et découvre les Réfugiés. Il plonge alors dans un univers où la frontière entre son existence et la nôtre disparaît, et les secrets qu’il y découvre risquent bien de le tuer…
Vous n’êtes pas un combattant ennemi, vous êtes un terroriste. Vous n’êtes le soldat d’aucune guerre. Vous êtes un terroriste… Nous ne traitons pas avec les terroristes. Nous les poursuivons un à un et nous les livrons à la justice.
-
The salvation
Titre : The salvation
Scénario : Kristian Levring
Réalisateur : Kristian Levring
Acteurs principaux : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Jonathan Pryce, Eric Cantona, Douglas Henshall, Mikael Persbrandt
Date de sortie française : 27 aout 2014
Hors compétition Festival de Cannes 2014Synopsis : 1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.
Lorsque que des truands à l’air patibulaire assassine femme et fils sous vos yeux ou presque, après la douleur insupportable, l’heure de la vengeance vient sonnée. Œil pour œil, dent pour dent. Faut pas le chauffer le Mads. Eva Green est toujours aussi belle malgré une vilaine cicatrice à la bouche, Mads Mikkelsen est aussi bavard qu’Eva (elle est muette dans le film) mais son regard toujours aussi pénétrant en dit long sur ses intentions. Cantona vient jouer les méchants, sans avoir grand-chose à montrer. On notera la très belle photographie de Jens Schlosser, les splendides paysages de ce mythique Ouest américain. Un western avec tous les codes du genre, (injustice, vengeance etc.…) et un casting international. « The salvation » est un western classique, ultra violent, ultra référencé aussi : on pense forcément à Sergio Léone, à Tarantino.
Même si le film de Kristian Levring n’arrive jamais à atteindre le niveau de ses glorieux confrères, cette sanglante loi du talion a assez de cartes dans son jeu, pour le rendre, à défaut d’être inoubliable, plutôt intéressant. Ni plus, ni moins.
-
Rural ! Chronique d’une collision politique
Titre : Rural ! Chronique d’une collision politique
Scénariste et Dessinateur : Étienne Davodeau
Éditeur : Delcourt (Encrages)
Date de publication : 2001
Récompenses : Prix Tournesol à Angoulême 2002Synopsis : C’est l’histoire d’un coin tranquille de campagne. Un couple achève d’y retaper une vieille bâtisse devenue en dix ans de travaux une agréable maison. Un peu plus loin, trois jeunes paysans, convaincus qu’une agriculture est possible, tentent le pari du bio. Un bien bel endroit, donc, jusqu’au jour où la nouvelle tombe : une autoroute va bientôt passer ici.
Heureusement une nouvelle recrue arrive. Voici Pipo, un jeune border-colie. Olivier m’explique qu’une fois dressé, Pipo emmènera seul le troupeau à la salle de traite pendant qu’eux prendront leur petit déjeuner.
Pour l’instant, Pipo veut surtout des papouilles.Bien avant de débuter ses Ignorants, Étienne Davodeau militait déjà pour le documentaire en bande dessinée franco-belge et ce roman graphique « Rural » fut le premier de ses retours répétés au genre. Politique, défense du savoir-faire des anonymes et amour du local, tous les ingrédients sont déjà là.
-
La 25e Heure du Livre du Mans 2014, c’est très bientôt !
Comme chaque année, la 25e Heure du Livre du Mans va envahir la ville des Comtes du Maine pour faire raisonner les bords de la Sarthe de conférences, d’ateliers et de dédicaces toujours aussi passionnants sur le monde des livres. Préparez d’ores et déjà votre week-end des 4 et 5 octobre 2014 !
-
Blacksad, tome 3 : Ame rouge
Titre : Âme rouge
Série : Blacksad, tome 3
Scénariste : Juan Diaz Canales
Dessinateur : Juanjo Guarnido
Éditeur : Dargaud
Date de publication : 2005Synopsis : Finances et moral au plus bas, Blacksad est à Las Vegas où il travaille pour le compte d’un joueur fortuné. Pourtant une rencontre inattendue va bousculer sa nouvelle vie : un ami, Otto Lieber, scientifique de haut rang, est de passage dans la ville où a lieu une conférence sur le nucléaire. Les deux hommes réussissent à se voir et les souvenirs remontent à la surface… Otto semble avoir une vie passionnante malgré l’excentricité de son “bienfaiteur”, Gotfield. Celui-ci est marié à la troublante Alma et, après ces rencontres, la vie de Blacksad va prendre une nouvelle tournure…
On fait beaucoup d’erreurs tout au long d’une vie. C’est naturel, il n’y a pas d’autre façon d’apprendre… Ce qui est dramatique, c’est quand ce sont les autres qui payent tes erreurs.
-
Les Tuniques bleues, tome 1 : Un chariot dans l’Ouest
Titre : Un chariot dans l’Ouest
Série : Les Tuniques bleues, tome 1
Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateurs : Louis Salvérius et Willy Lambil
Éditeur : Dupuis
Date de publication : 1970Synopsis : Un messager blessé parvient à atteindre le camp de Fort Bow. Il appartient à la garnison de Fort Defiance. Les soldats y subissent le siège des Indiens. Mais ils sont à bout de forces et à court de munitions. Il faut faire vite ! C’est donc un sergent Chesterfield déterminé, flanqué de son inséparable caporal Blutch et de leurs compagnons qui volent au secours des leurs. Pas facile de se déplacer sans encombre avec un chariot bourré de munitions, dans une zone infestée par les Indiens.
Apprenez, Bryan, qu’un sergent de la cavalerie des États-Unis ne pense jamais ! Il agit !
Humour au Far West, du franco-belge chez les cowboys : ça vous dit quelque chose ? Les Tuniques bleues m’intriguaient par l’intérêt qu’ils attiraient auprès de tant d’amateurs de bande dessinée.
-
Focus #7 : Les collections des éditions Mnémos
Nous ne le cachons pas sur le Bibliocosme, Mnémos fait partie de ces maisons d’édition qui conviennent le mieux aux grands lecteurs de SFFF que nous sommes. Fondée en 1996 par Stéphane Marsan et Frédéric Weil, Mnémos s’est spécialisée dès sa création dans la fantasy et la promotion de jeunes écrivains francophones. Xavier Mauméjean, Laurent Kloetzer, Fabien Clavel, Charlotte Bousquet… : ce ne sont pas les plumes de talent qui manque ! Mais la maison d’édition ne se prive pas également de publier un nombre croissant d’ouvrages traduits, et là encore le catalogue proposé est impressionnant. G. R. R. Martin, Robin Hobb, David Gemmell, Barbara Hambly…, bref que de grands noms de la fantasy outre-atlantique. En ce qui concerne leurs collections, celles-ci ne sont pas particulièrement légion (trois principales auxquelles s’ajoutent quelques séries spécialisées), toutefois leur appellation peut parfois intriguer au point de paraître opaques vis-à-vis de leurs contenus et de leurs différences. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de consacrer ce septième Focus aux dites collections, en espérant que cette succincte présentation donnera à certains quelques nouvelles idées de lecture (les liens en gras envoient vers le site officiel de ces collections).
-
Car les temps changent
Titre : Car les temps changent
Auteur : Dominique Douay
Éditeur : Les Moutons Électriques (Hélios)
Date de publication : 2014 (avril)Synopsis : Une fois par an, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, arrive le Changement. Tout change : les identités de chacun, les professions, les statuts sociaux… Le riche peut devenir pauvre, le pauvre peut devenir riche, tout change. Un an seulement pour venir cette vie-là, avant le prochain Changement : cette fois, l’année était 1963, quelle sera la prochaine ? Paris est une gigantesque spirale à étages et la réalité n’a plus rien de solide.
Vous y croyez, vous, à cette histoire d’un monde qui existerait en dehors de Paris ? Moi, je n’y crois plus. S’il existait d’autres villes, leurs habitants viendraient bien nous rendre visite, non… ? La vérité, c’est qu’en dehors de Paris, il n’y a rien, rien de rien. Paris et le monde, c’est du pareil au même. Mais cette vérité, qui serait prêt à l’admettre ? Alors on a inventé cette fable de villes extérieures. Le Havre, Tombouctou… du vent tout ça ! Les gens ont besoin de rêver, et nous sommes là pour leur fournir le matériau dont ils façonneront leurs rêves.
-
Des Lendemains qui chantent
Titre : Des Lendemains qui chantent
Scénario : Nicolas Castro
Réalisateur : Nicolas Castro
Acteurs principaux : Pio Marmai, Laetitia Casta, Gaspard Proust, André Dussollier, Ramzy Bédia, Sam Karmann, Louis Do De Lencquesaing, Anne Brochet
Date de sortie française : 20 aout 2014
Budget : 4000000Synopsis : Olivier et Léon, deux frères qui sont montés à Paris et que la vie a éloigné… Si le premier se voit comme un journaliste sans concessions, le second est un communicant ambitieux et opportuniste. Noémie, une charmante conseillère présidentielle, n’arrive pas, au fil des ans, à choisir entre eux. Sous le regard amusé de Sylvain, leur ami d’enfance, qui a fait fortune dans le minitel rose, leurs destins se croisent sur 20 ans, s’entremêlent, au cours d’une épopée drôle, tendre et nostalgique, dans les années 80/90.
Lorsque François Mitterrand est élu le 21 mai 1981, un formidable vent d’espoir souffle sur la France. A St Etienne, deux frères, Léon et Olivier, et leur ami Sylvain, comme tant d’autres, laissent éclater leur joie. Mais ce jour chéri va vite s’accompagner de douches froides. Monté à Paris, Léon journaliste idéaliste va se heurter à Olivier devenu un publicitaire proche du pouvoir. D’autant que les deux frères sont épris de la belle Noémie.
De la Génération Mitterrand au cataclysme du 21 avril 2002 (Le Pen au second tour des présidentielles), une chronique douce amère qui, à défaut d’être irrésistible, offre d’excellents moments. Le déchirement des frères, les questionnements du père, les idéaux qui éclatent au rythme des désillusions, les sujets ne manquent pas. Pio Marmai confirme de film en film son indéniable talent, Gaspard Proust en homme ambitieux et arriviste est excellent, et les autres rôles (Casta, Bédia, Dussollier) donnent un plus certain à notre plaisir.
Même si film se perd en route par moment, Nicolas Castro signe une comédie politique plaisante, avec un casting parfait. A voir.
-
Aucun souvenir assez solide
Titre : Aucun souvenir assez solide
Auteur : Alain Damasio
Nouvelles : Les Hauts Parleurs ; Annah à travers la Harpe ; Le bruit des bagues ; C@PTCH@ ; So phare away ; Les Hybres ; El Levir et le Livre ; Sam va mieux ; Une stupéfiante salve d’escarbilles et de houille écarlate ; Aucun souvenir assez solide
Éditeur : La Volte / Folio SF
Date de publication : 2012 / 2014Synopsis : Une cité de phares noyée par des marées d’asphalte où la lumière est un langage. Une ville saturée de capteurs qui dématérialise les enfants qui la traversent. Un monde où la totalité du lexique a été privatisée. Un amant qui marche sur sa mémoire comme dans une rue… En dix nouvelles ciselées dans une langue poétique et neuve, Alain Damasio donne corps à cet enjeu crucial : libérer la vie partout là où on la délave, la technicise ou l’emprisonne. Redonner aux trajectoires humaines le sens de l’écart et du lien. Face aux hydres gestionnaires qui lyophilisent nos cœurs, l’imaginaire de Damasio subvertit, perfore les normes et laisse à désirer. C’est un appel d’air précieux dans un présent suturé qui sature.
Dans une société où tout ce qui n’est pas quantifiable se vend, où l’on assure la vie, s’achète une beauté, des organes, une mémoire, où l’on a privatisé à peu près tout, de la Lune au ciel d’Europe, de la mer Rouge aux fleuves et aux rues, où toute rencontre se paie, tout service humain a son prix, où tous les parents signent des contrats avec leurs enfants, où les collégiens prennent un crédit pour leurs études et licencient leurs profs, où l’on monnaie l’amour et l’intime, la santé et le temps de cerveau disponible, nous cherchons à ouvrir des brèches. (Le bruit des bagues)









