Chevauche-brumes

15 avril 2019 5 Par Dionysos
Chevauche-brumes

Titre : Chevauche-brumes
Auteur : Thibaud Latil-Nicolas
Éditeur : Mnémos [site officiel]
Date de publication : février 2019

Synopsis : Au nord du Bleu–Royaume, la frontière est marquée par une brume noire et impénétrable, haute comme une montagne. De mémoire d’homme, il en a toujours été ainsi. Mais depuis quelques lunes, le brouillard semble se déchirer. Tandis que ce voile enfle et reflue tel un ressac malsain, de violents éclairs strient ses flancs dans de gigantesques spasmes. La nuée enfante alors des créatures immondes qui ravagent les campagnes et menacent d’engloutir le royaume tout entier.
La neuvième compagnie des légions du roy, une troupe de lansquenets aguerris au caractère bien trempé, aspire à un repos bien mérité après une campagne éprouvante. Pourtant, dernier recours d’un pouvoir aux abois, ordre lui est donné de s’opposer à ce fléau. Épaulée par des cavalières émérites et un mystérieux mage chargé d’étudier le phénomène, la troupe s’enfonce dans les terres du nord, vers cette étrange brume revenue à la vie.
Tous, de l’intendant au commandant, pressentent qu’ils se mettent en route pour leur dernier périple. Tous savent que du résultat de leurs actions dépendra le destin du royaume. Entre courage et résignation, camaraderie et terreur, ces femmes et ces hommes abandonnés par le sort, devront consentir à bien des sacrifices face à la terrible menace. En seront-ils capables ? Les légendes naissent du sang versé, de la cendre et de la boue.

J’ai compris que s’élever au-dessus des siens ne se fait pas par l’exercice du pouvoir et l’usage de la violence, mais en apprenant à aimer les vicissitudes de son destin. Vous autres, fils des batailles, partez au combat en craignant d’être tués, blessés, perdus. Nous, femmes de Longemar, risquons la capture, la souillure, le rejet, le mépris de ceux qui pensent que le combat n’est qu’une affaire de muscles. Mais nous agissons de la sorte parce que nous voulons assumer les mêmes responsabilités que les vôtres et, de ce fait, obtenir les mêmes droits et la même reconnaissance. Nous ne voulons pas être celles qui pleurent et qui geignent quand on renverse sur la paille. Nous porterons le fer là où on nous le demandera, avec toute la vigueur nécessaire. Alors ne craignez pas que nous reculions devant quelques flocons de neige et les morsures de blizzard. Nous saurons tenir.

Les éditions Mnémos proposent à nouveau le premier roman d’un auteur jusqu’ici inconnu : Thibaud Latil-Nicolas débarque dans le paysage éditorial de la fantasy française avec le roman Chevauche-brumes.

Il faut sauver le village Crevet

Le Bleu-Royaume est constitué de plusieurs principautés, mais surtout sur sa frontière septentrionale s’étend une vaste brume qui semble infranchissable et donc, régulièrement, émergent des créatures peu ragoutantes. Or, depuis quelques temps, ces apparitions se multiplient et ce sont des créatures maléfiques de plus en plus puissnates. Non loin de là, stationne une compagnie de légionnaires royaux dirigée par Saléon, pas encore capitaine, mais meneur de troupes depuis un petit moment déjà. Il est missionné par le roi (enfin le roi… l’enfant-roi et son régent, disons) pour défendre, au péril de sa vie s’il le faut, le village au plus près de la singularité, Crevet. C’est là que, semble-t-il, doit se jouer un affrontement dantesque qui a pour enjeu la survie du Bleu-Royaume.

Il faut sauver le village Crevet

Le Bleu-Royaume est constitué de plusieurs principautés, mais surtout sur sa frontière septentrionale s’étend une vaste brume qui semble infranchissable et donc, régulièrement, émergent des créatures peu ragoutantes. Or, depuis quelques temps, ces apparitions se multiplient et ce sont des créatures maléfiques de plus en plus puissnates. Non loin de là, stationne une compagnie de légionnaires royaux dirigée par Saléon, pas encore capitaine, mais meneur de troupes depuis un petit moment déjà. Il est missionné par le roi (enfin le roi… l’enfant-roi et son régent, disons) pour défendre, au péril de sa vie s’il le faut, le village au plus près de la singularité, Crevet. C’est là que, semble-t-il, doit se jouer un affrontement dantesque qui a pour enjeu la survie du Bleu-Royaume.

Le style travaillé d’un auteur à suivre

Chevauche-brumes est un roman tout à fait tenu, qui se lit d’une traite, avec une quasi unité de lieu, de temps et d’action. L’intrigue peut sembler convenue, ou tout au moins classique, mais il est souvent important dans un premier roman, surtout avec un univers neuf, construit pour l’occasion, de miser sur une intrigue la plus capitale possible : là, le maintien même de ce monde va se décider, forcément cela pose l’enjeu. En contrepoint des atrocités qui déboulent face aux protagonistes, les dialogues ne sont pas légion, mais font souvent mouche avec des répliques chaloupées bien pensées. La narration, qui prend davantage de place (mais ce n’est pas un souci, prenons par exemple le style de Rachel Tanner qui est également très narratif, l’aspect épique et prenant yest incontestable pour autant). À l’appui de l’épopée narrée, Thibaud Latil-Nicolas utilise un vocabulaire travaillé, notamment en termes d’équipement militaire et de techniques de combat où le lecteur peut sentir l’effort soutenu de la part de l’auteur pour utiliser une extrême variété de noms d’armes et de pièces d’armurerie. Quelques bémols peuvent être déceler dans la difficulté de décrire certaines créatures maléfiques, tant elles semblent puissantes, issues d’une magie particulièrement profonde et tenace. Pour autant, ce roman se lit avec envie jusqu’au bout et ce n’est qu’à la toute fin d’ailleurs, que l’auteur ouvre son récit sur un univers bien plus vaste que le lecteur aurait plaisir à arpenter

Chevauche-brumes est donc un roman tout à fait attrayant, nous faisant passer un excellent moment de lecture avec un fort goût de reviens-y !

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