Salon du Livre de Paris 2015

Bienvenue au Salon du Livre de Paris 2015 ! Une fois les obstacles des caisses et des premiers stands bondés franchis, les deux principales difficultés s’affichent facilement : la politesse n’existe quasiment plus (je dis « quasiment », car au détour d’une bousculade, quelle heureuse surprise de heurter un autre visiteur qui s’excuse autant que moi dans un grand sourire sympathique), et le lieu n’est clairement pas fait pour faire facilement des photos potables, l’illumination constante et les projecteurs aveuglants étant la norme. Toutes mes excuses, donc, par avance de la très faible qualité de nombreux clichés parmi ceux qui suivent, ils sont avant tout là pour donner l’ambiance du lieu. C’est vraiment dommage en tout cas, car malgré de graves évolutions du salon, il y a bien évidemment de belles choses à retenir comme certaines animations, la manifestation justifiée d’auteurs et quantité de stands qui fourmillent de culture.


CIMG3995

Du cosplay pour animer, Radio France en grève mais reconvertie en atelier jeunesse, du people avec notamment Alain Juppé (mais sa venue est largement plus justifiée littérairement que bien d’autres politiques), l’équipe du Gorafi chez Denoël et quantité d’autres stands imposants ou non, peu atteignant la taille et l’emplacement de celui d’Actes Sud.

CIMG3937
CIMG3944
CIMG3942
CIMG3949
JUPPÉ Alain (2015.03.21)
CIMG3985
CIMG3983
CIMG3952

L’esprit bienvenu de la manifestation d’auteurs et un détour par la place de République donnent aussi le ton du week-end.

CIMG3975
CIMG3947

En s’orientant plus sur l’imaginaire, le stand des Indés de l’Imaginaire faisait salle comble (en finissant avec un rendez-vous steampunk le dimanche soir) mais l’ensemble des stands « science-fiction/fantasy/jeux de rôle » faisait plaisir à voir avec notamment ceux de l’Homme Sans Nom et Critic (où nous retrouvons une critique de Boudicca).

CIMG3987
CIMG3986
TOMAS Adrien, CERUTTI Fabien, OUALI Nabil et RIVERO Mathieu (2015.03.21)

Juste à côté, le coin jeunesse a été largement agrandie, aux dépens d’une scène bien rapetissée et plutôt ridicule, car ayant perdu bon nombre de rendez-vous BD et humour (les comics il y a deux ans, une interview croisée De Groodt-Morel l’an dernier).

CIMG3935
CIMG3936

Moins de rendez-vous marquants, moins de grands éditeurs car certains ont fait faux bond, il faut bien combler les trous : une grande partie de la vaste salle a été condamnée et bon nombre de points de restauration ont fleuri ! L’adéquation entre tout cela et l’augmentation du business autour du salon est vraiment magnifique, malheureusement. Seules les affiches « point restauration » pourraient presque me faire sourire (là encore, politesse des visiteurs oblige).

CIMG3951
CIMG3948
CIMG3945

Beaucoup moins d’expositions porteuses cette année : point d’anthologie Urban Comics ce coup-ci, ni d’anniversaire du Livre de Poche, mais plutôt celui de la fameuse Série noire de Gallimard. Grosse déception malgré tout sur cette dernière car le but de l’opération est surtout de vendre les recueils très intéressants des auteurs concernés, l’exposition, elle, n’est pas tellement développée. S’il fallait garder plutôt une autre exposition en tête, je citerais surtout celle qui concernait Maya Neyestani et ses dessins politiques.

CIMG3992
CIMG3994
CIMG3993
CIMG3940
CIMG3941
CIMG3939
CIMG3938

Enfin, il n’est jamais annoncé pour des dédicaces et pourtant il est bien présent, assailli (tous ses livres ont fini par être vendu ce week-end) : Jean-Philippe Jaworski a pris quelques minutes pour signer quelques ouvrages (et poser en pleine lumière avec son éditeur des Moutons électriques, André-François Ruaud) avant de se rendre à la conférence qui motivait sa visite.

JAWORSKI Jean-Philippe et RUAUD André-François (2015.03.22)
CIMG3990
JAWORSKI Jean-Philippe, BORDAGE Pierre, COLIN Fabrice et DUFOUR Catherine (2015.03.22)

Un Salon du Livre de Paris 2015 particulièrement réjouissant pour les rencontres ou retrouvailles très appréciés que nous avons pu faire, mais pour le reste (ambiance, organisation, les peoples avant tout), il semble évident que désormais nous nous en tiendrons à une seule journée bien remplie plutôt qu’un weekend pataud.

 

Autres récits : Les 4 jours de Plumes de Lune