Étonnants Voyageurs 2014 : Échange avec Régis Goddyn

11 juin 2014 0 Par Dionysos

Comme à la 25e Heure du Livre du Mans 2013 (dédicace de son premier roman), les Étonnants Voyageurs 2014 furent l’occasion d’agréablement discuter avec Régis Goddyn, auteur chez L’Atalante de la saga du Sang des 7 Rois. Je me propose de transcrire, au plus près des paroles exactes de cet auteur très gentil, les quelques minutes toujours riches et intéressantes passées en sa compagnie. Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité de repasser le voir à un autre moment du week-end, mais ce sera sûrement à un autre salon pour lui faire dédicacer un autre tome de son premier cycle, puisque je n’achetais finalement à Saint-Malo « que » le deuxième. Évidemment, indulgence requise, c’est ma première pseudo-interview, mes questions sont improvisées ou presque, les transitions et la conclusion semblent abruptes, la transcription peut aussi être inégale, mais il faut bien débuter, et puis quelques informations sur la publication de certains romans ou anthologies ne font jamais de mal, à mon humble avis.


Régis GODDYN (2014.06.07)

Régis Goddyn (RG) : Très bon choix de poursuivre, évidemment (sourire). Le quatrième tome n’est même pas sorti en librairie encore. Je l’ai découvert en arrivant ici, tout à l’heure. Il devait sortir le 19 [juin] ; moi, j’habite Amiens et il est arrivé hier chez L’Atalante [le 6 juin]. Et en arrivant, je me suis dit « tiens, une couverture que je n’avais encore jamais vu ». Alors, il vous a plu ce premier tome ?

Dionysos (D) : Franchement, après avoir lu diverses critiques un peu partout qui disait le bon comme le moins bon, eh bien finalement, oui, c’est vraiment sympa. C’est une très bonne surprise, je trouve.

RG : Voilà, il faut se faire sa propre idée. Alors, la suite, le 2, continue comme la deuxième partie du premier, c’est-à-dire que le cycle s’étoffe, on démarre sur une partie qui est assez linéaire et, au bout d’un moment, ça commence à s’ouvrir, mais après ça ne s’ouvre pas beaucoup plus. Je me concentre en fait sur cinq personnages, parce que je n’ai pas voulu, comme je suis un auteur débutant, partir comme [George R. R.] Martin avec un univers très étendu, très étalé : pour l’instant, je sais où sont tous mes personnages.

D : Vous êtes toujours lancés sur sept tomes ?

RG : Sept tomes, oui. Le quatrième vient de sortir, je suis à 60% du cinquième, à peu près.

D : Vous gardez toujours de l’avance pour avoir une publication très rapprochée, donc.

RG : Eh bien, il faut (sourire). Je devrais pouvoir sortir le 5 en 2015.

D : En même temps, vous nous avez habitués à une certaine cadence de publication…

RG : Il faut, il faut : si on ne s’astreint pas à un peu de rigueur, la vie aidant, on se laisse déborder, les enfants, le boulot, la maison, les travaux, il faut avoir de la rigueur. Enfin, en tout cas, là je suis dans les temps

[Temps de la dédicace]

D : Avez-vous d’autres projets en parallèle du Sang des 7 Rois ?

RG : En parallèle ? Euh… tondre ma pelouse, parce que ça commence à devenir difficile ! Mais sinon, je n’ai pas de projets, parce que ça me coûte déjà beaucoup de temps. Je termine déjà ce cycle-là et ensuite, effectivement, je prends pas mal de notes habituellement sur une autre partie de l’histoire qui va se développer, qui était plus ou moins prévue au départ, mais qui devrait se passer avant cette partie-là, dans un autre genre littéraire. Et donc, 2015-2016, je vais terminer cette série-là avant d’attaquer cette autre partie. Maintenant, je n’ai plus « que » 1000 pages à écrire, c’est presque fini finalement. Et après, au-delà de ça, il y a toute une autre partie qui est en train de se structurer, de prendre forme. Comme ça, dès que j’aurai fini la première, je pourrai attaquer la suivante, qui comportera en gros les réponses à cette première série.

D : J’ai vu que vous aviez écrit une nouvelle dans l’anthologie Bardes et Sirènes ; c’était votre première nouvelle publiée ?

RG : Ah oui, c’était même ma première nouvelle tout court.

D : Alors, comment ça s’est élaboré ?

RG : Eh bien, tout simplement, on m’a demandé vers octobre-novembre [2013], Sylvie [Miller] m’a envoyé un petit mail en me disant « ce serait sympa si tu participais à l’anthologie ». Alors je dis « oui, mais je suis pas novelliste ». Elle me dit « bon, essaie », et puis voilà j’ai écrit sur les bardes et les sirènes.

D : Ça s’est fait très simplement avec les anthologistes et les autres auteurs, alors ?

RG : Tout simplement, oui. Avec Lionel Davoust et Sylvie Miller, qui sont eux des anthologistes et des novellistes de renom, on a fait quelques échanges, quelques allers-retours sur des questions pratiques.

D : C’est un format qui vous plaît ?

RG : L’intérêt [de la nouvelle], c’est qu’on a tout sous les yeux. Avec la saga, j’ai un volume de chaque dans mon bureau et, de temps en temps, je retourne en arrière ou bien, en version numérique, avec la fonction Rechercher, qui permet de revisiter un texte déjà bien connu d’environ 1850 pages ! Et donc aborder une nouvelle à côté, c’est reposant. Le rythme est complètement opposé, et puis ce qui m’intéressait surtout, c’était de proposer quelque chose de personnel. C’est ce qu’il y a de bien dans ces anthologies. Et puis, on ne sait pas non plus quels autres auteurs la composent et j’avais peur qu’on fasse tous à peu près la même chose.

D : Merci beaucoup, je ne vous dérange pas plus longtemps, et surtout bonne continuation.

RG : Vous ne me dérangez pas, bien sûr. Au revoir.

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