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Titre : Une belle fin
Scénario : Uberto Pasolini
Réalisateur : Uberto Pasolini
Acteurs principaux : Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury, Andrew Buchan
Date de sortie française : 15 avril 2015
Récompenses : Prix du Meilleur Réalisateur dans la section Orizzonti de la dernière Mostra de Venise, Prix Pasinetti (Syndicat des Journalistes Italiens) du Meilleur Film, Prix de la Confédération Internationale des Cinémas art et essai (CICAE) du Meilleur Film. Le film a été également primé, entre autres, au Festival de Reykjavic, d’Abu Dhabi et d’Edimbourg.

Synopsis : Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus… Jusqu’au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.

Note 4.0

Il n’y a encore que vous, Monsieur May. Malheureusement

« Une belle fin » est l’une des bonnes surprises de la semaine, un regard d’une grande justesse sur la solitude et la précarité sociale.

C’est un film qui s’apprécie sur la longueur, Uberto Pasolini installe par petites touches le quotidien de John May, homme solitaire, maniaque, qui vit pour son métier. May enquête méticuleusement à la recherche d’éventuels ascendants de personnes décédés. Il observe, scrute, téléphone avec le sentiment du travail parfaitement accompli. Puis, il assiste seul la plupart du temps aux obsèques pour accompagner ces oubliés. Eddie Marsan, (que j’avais déjà vu excellent dans « Be Happy » en moniteur d’auto école pétant un boulon) constamment à l’écran, est tout simplement prodigieux. Il donne une humanité, une densité à ce petit bonhomme à priori sans envergure mais incroyablement attachant. Quand à la fin du film, d’une grande poésie, elle finit par vous emporter définitivement.

Un film bouleversant qui va droit au cœur.