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Titre : Cours, sans te retourner
Scénario : Heinrich Hadding et Pepe Danquart adapté roman du même nom de Uri Orlev, paru en 2001 chez Flammarion Castor Poche.
Réalisateur : Pepe Danquart
Acteurs principaux : Kamil Tkacz, Andy Tkacz, Elisabeth Duda, Itay Duran, Rainer Block, Sébastian Hulk
Date de sortie française : 24 décembre 2014

Synopsis : 1942. Srulik, un jeune garçon juif polonais réussit à s’enfuir du Ghetto de Varsovie. Il se cache dans la forêt, puis trouve refuge chez Magda, une jeune femme catholique. Magda étant surveillée par les Allemands, il doit la quitter et va de ferme en ferme chercher du travail pour se nourrir. Pour survivre il doit oublier son nom et cacher qu’il est juif.

Note 2.5

Srulik, jeune juif polonais d’une dizaine d’années, s’échappe de l’enfer du ghetto de Varsovie. Pour survivre, il se cache dans la forêt et va de ferme en ferme pour proposer ses services contre un toit et un repas. Avec une terrible épée de Damoclès au dessus de sa tête : la traque sans merci des nazis. Grâce à sa débrouillardise et son incroyable instinct de survie, il change même d’identité pour éviter les questions embarrassantes et va suivre un chemin éprouvant et terrible.

Avec un sujet pareil, pas besoin d’en rajouter pour être en empathie immédiate avec Srulik. Mais voilà, Pepe Danquart fait tout pour nous tirer les larmes alors que le sujet se suffisait par lui-même. Mis en scène de façon classique, le film est assommé par une musique qui vient lourdement souligner les moments de répits ou de drame. Bien sur certaines scènes nous bouleversent (notamment celles avec Elisabeth Duda) mais notre jeune héros n’est pas toujours dirigé correctement, comme si Danquart en avait oublié jusqu’à sa direction d’acteur.

Au final, le sentiment que ce témoignage (car c’est une histoire vraie) méritait un bien meilleur scénario que celui de ce film au pathos trop appuyé.