Under the skin

Titre : Under the skin
Réalisateur : Jonathan Glazer
Acteurs principaux : Scarlett Johansson, Paul Brannigan, Krystof Hádek, Robert J. Goodwin, Michael Moreland, Scott Dymond, Jeremy McWilliams, Adam Pearson
Date de sortie française : 25 juin 2014
Œuvre originale : Sous la peau de Michel Faber

Synopsis : Sur les routes d’Écosse au volant d’une camionnette, Laura, une extraterrestre à apparence humaine, séduit des hommes pour les attirer dans un piège.

Note 0.5


Quel choc pour certains, quel ennui pour d’autres ! J’adhère clairement au deuxième point de vue. Under the skin est une très longue suite de plans contemplatifs où l’on attend constamment une surprise, un sursaut, mais qui ne propose finalement que quelques plans vaguement horrifiques et une mise en abîme prononcée du rôle de Scarlett Johansson.

Après une première scène de dix minutes sans intérêt, sans explications, sans savoir ce que l’on regarde, nous suivons la chevauchée solitaire de cette jeune femme. Précisons-le tout de suite : rien n’indique dans le film que celle-ci s’appelle Laura, ni que nous avons affaire à une extraterrestre, le synopsis mentionne cela mais finalement aucun élément ne permet de le confirmer et, en fait, cela ne joue en rien sur notre perception de la nature humaine/inhumaine de cette créature.

On voit bien ce que veut tenter ce long-métrage : questionner le corps et la fonction de star de Scarlett Johansson, qui prend part à toutes les scènes ou presque. Contrairement à Her, on la voit tout le temps et le plus souvent à moitié nue, mais elle ne parle quasiment pas. Non seulement il n’y a pas grand-chose de logique, mais surtout les deux heures passent terriblement lentement puisque le scénario tient en deux lignes et les dialogues en trois phrases. C’est long, c’est répétitif et Scarlett Johansson ne joue pas d’une manière extraordinaire non plus (qu’elle change de coiffeur, car décidément cette année avec aussi Captain America : The Winter Soldier, elle n’est pas gâtée). Le film tourne continuellement à vide en ne produisant quasiment rien, seule la bande sonore est véritablement vivante, mais faire tenir un film entier là-dessus, c’est quand même simpliste.

Gros blanc, donc, dans la saisie de l’intérêt du film et belle envie de partir avant la fin ! Alors horreur dans le film ou horreur pour le spectateur ?

Autres critiques : Cléo Ballatore