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Titre : Come prima
Auteur : Alfred
Éditeur : Delcourt (Mirages)
Date de publication : 2 octobre 2013
Récompenses : Fauvre d’or – Prix du meilleur album d’Angoulême 2014

Synopsis : Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d’une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu’à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses…

Note 4.0

« Je m’appelle Fabio Foscarini, et je n’ai pas revu mon pays depuis tellement longtemps que je ne sais même plus si c’est moi qui l’ai quitté ou si on m’en a chassé »

Pour ce début d’année, quoi de plus sympathique qu’une virée entre frangins pour rejoindre la belle Italie. Bon d’accord, c’est pas le grand amour entre les deux, en apparence en tout cas. L’ainé a coupé les ponts quinze ans plus tôt, après avoir choisi de plaquer la maison familiale pour rejoindre les milices fascistes. Mais le cadet a un argument de poids, une urne funéraire avec les cendres du papa. Retour vers le passé. Un road movie mouvementé, où les rancœurs éclatent au grand jour. Les liens du sang effaceront-ils les différends ?

Quelle belle surprise que Come Prima d’Alfred. Des personnages à la personnalité complexe. Pas forcément sympathiques de prime abord, mais c’est justement dans leurs erreurs, leurs défauts que l’empathie nous gagne pour Fabio et Giovanni. Une fois l’orgueil ravalé, les masques tombent, les blessures et les regrets apparaissent. Alfred grâce à son talent d’écriture et de dessin donne épaisseur et force à son histoire. Les deux s’harmonisent parfaitement et donnent à ce voyage un gout bien agréable.

À mon sens, idéal pour une adaptation ciné. Come Prima, un joli titre pour mon premier coup de cœur de l’année.

Autres critiques : Mo (Chez Mo) ; Mokamilla (Au milieu des livres) ; Yaneck Chareyre (Chroniques de l’Invisible)