• Les flibustiers de la mer chimique

    Titre : Les flibustiers de la mer chimique
    Auteur : Marguerite Imbert
    Éditeur : Albin Michel Imaginaire
    Date de publication : 2022 (septembre)

    Synopsis : Une folle odyssée sous des cieux aveuglants, sur des mers acides qui empruntent leurs couleurs à une délicieuse poignée de bonbons chimiques. Tout commence par un naufrage. Ismaël, naturaliste de Rome, agonise sur un radeau de fortune quand il est repêché par le Player Killer, un sous-marin capable de naviguer dans les courants acides. Maintenant prisonnier des flibustiers de la mer chimique et de leur excentrique capitaine, Ismaël se demande comment réussir sa mission. Sur la terre ferme, la solitude n’a pas réussi à la graffeuse Alba – omnisciente ou presque. Bien qu’elle ait tendance à confondre les dates et les noms, elle est choisie pour incarner la mémoire des survivants. Dans une Rome assiégée par les flots toxiques de la Méditerranée, la jeune femme va apprendre à ses dépens que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Et si, séparés par des milliers de kilomètres, ignorant tout l’un de l’autre, Ismaël et Alba cherchaient à percer la même énigme.

    Je crois que je suis une déesse. C’est peu plausible, mais si l’on y réfléchit cinq minutes, je suis unique. Personne n’est unique à part moi, ce qui est en soi une autre preuve. Je sais quels Etats se sont rendus à la COP26 et lesquels se sont défilés. Je sais qui sont Sophocle, Antony Hopkins et Margaret Tatcher. Je sais pourquoi l’Union européenne s’est dissoute. Je sais à quel moment le réchauffement climatique a commencé à tuer par millions. J’ai la généalogie des clans, décennie par décennie, après la catastrophe. Et surtout, je sais ce qui a mis fin au temps des Républiques, c’est-à-dire ce qui a tué la quasi-totalité de l’humanité. 

  • Aquaman 4

    Aquaman, tome 4 : Tempête en eau trouble

    Aquaman 4

    Titre : Tempête en eau trouble
    Cycle/Série : Aquaman, tome 4
    Scénariste : Jeff Parker
    Dessinateur : Paul Pelletier
    Éditeur : Urban Comics (DC Renaissance) [site officiel]
    Date de publication : 27 février 2015 (2014 en VO)

    Synopsis : Une fois de plus, les océans se déchaînent au Royaume d’Atlantis. Tout droit sorti des profondeurs, le légendaire Karaqan, crustacé gigantesque et surpuissant, refait son apparition. Simultanément, alors que le trident d’Aquaman disparaît, un mystérieux portail libère son lot de forces diaboliques, dont le demi-Dieu grec, Hercule ! Un planning chargé pour le Roi des Sept mers, qui devra également se rendre à la réunion d’anciens élèves de son lycée.
    (contenu : Aquaman #26-31, Aquaman Annual #2 +Swamp Thing #32)

    J’ai l’impression que beaucoup de mauvaises choses reviennent nous hanter… et elles n’ont pas l’air de vouloir nous laisser en paix.

    Bien des années après sa publication, j’ai retrouvé quelques volumes VF d’occasion de la série Aquaman version « New 52 », c’est-à-dire après 2012.

  • Les Ménades

    Titre : Les Ménades
    Auteur : Nicolas Texier
    Éditeur : Les Moutons Électriques
    Date de publication : 2021 (septembre)

    Synopsis : Parties se livrer à des rites dionysiaques, trois jeunes filles marginales échappent au raid des pirates venus enlever tous leurs proches. Les apprenties ménades décident alors de tout quitter dans l’espoir de pouvoir libérer les leurs lorsque les pirates les auront vendus comme esclaves. Or, ces guerriers originaires de Thèbes s’avèrent avoir un but : poursuivre l’étrange mage échoué sur l’île des trois jeunes filles et qui les a initiées au délire. De la prison du minotaure jusqu’aux terres des cyclopes et aux palais marins des naïades, cette quête entreprise par les ménades aux confins de la Méditerranée les mènera à découvrir la véritable nature du mage et la raison de la haine que lui vouent les Thébains, mais surtout à se découvrir elles-mêmes à travers les épreuves, jusqu’à atteindre liberté et connaissance de soi.

    Parce qu’elle était l’unique beauté capable d’échapper à mon corps honteux de souillon, la parole avait très tôt relevé de la magie à mes yeux. (…) Sur la place du village, les vieux ne cessaient de ressasser les paroles ailées des rois superbes et généreux qui avaient combattu à Ilion. Ils se chamaillaient à propos des accents de Mycènes, de Phthie ou de Lacédémone, lorsqu’il s’agissait de restituer, tels qu’ils les avaient prononcés, le discours du sage Nestor, les colères d’Akhilléus Pieds-Rapides ou les harangues d’Agamemnon. Tapie derrière le chêne, je ne perdais pas une miette de leurs vaticinations au sujet des héros, et j’imaginais la guerre de Troie comme un long hymne tissé de défis, de massacres et d’incendies. 

  • Frontière[s]

    Titre : Frontière[s]
    Directrice : Stéphanie Nicot
    Auteurs/Autrices : Estelle Faye – La main à quatre doigt ; Charlotte Bousquet – La danse de Salia ; Jean-Claude Dunyach – La Ville, ce soir-là ; Paul Beorn – Le dernier royaume ; Thibaud Latil-Nicolas – L’éthique du guerrier ; Rachel Tanner – Exodus ; Patrick Moran – Ulaanbaator ; Ariel Holzl – Cieux d’artifice ; Johan Héliot – Comme un long hurlement d’acier aux frontières du réel ; Floriane Soulas – Les enfants prodigues ; Loïc Henry – Les frontières de pluie ; Ketty Steward – Serrez à droite ; Sylvie Miller – Pépin et les tracas d’un roi ; Raphaël Bardas – Coureur des bêtes
    Éditeur : Mnémos
    Date de publication : 2021 (octobre)

    Synopsis : L’anthologie des Imaginales 2021 explore de multiples frontières : celle dont on ne revient pas (« La Ville, ce soir-là », « Le Dernier Royaume »), celle qu’un feu dévorant abolit (« La Danse de Salia »), celle qui annonce la fin des explorations (« Comme un long hurlement d’acier aux frontières du réel »), ou encore celle qu’un empire replié sur lui-même interdit sous peine de mort (« Cieux d’artifice »). Les frontières protègent parfois, au moins dans certains imaginaires, mais elles sont souvent pré­textes à conflit (« Exodus », « Pépin et les tracas d’un roi ») ; des soldats s’y affrontent (« L’Éthique du guerrier »), des rebelles les transgressent (« La Main à quatre doigts »). Périphérique parisien devenu ligne de démarcation (« Serrez à droite »), cité post-apo ouverte à tous les trafics (« Ulaanbaatar »), naissance à haut risque dans un monde contaminé (« Les Enfants prodigues »), ou guerre incertaine sur des planètes lointaines (« Les Frontières de pluie »), bienve­nue dans le monde de demain ! Pourtant, même si l’anthologie des Imaginales reflète les angoisses du temps, la dernière nouvelle, « Coureur des bêtes », nous rappelle que nous avons le choix. Oui, il y a des alternatives !
     

  • Sous le vent de la liberté

    Titre : Sous le vent de la liberté
    Auteur : Christian Léourier
    Éditeur : Argyll
    Date de publication : 2021

    Synopsis : Élevé par un père libertin et un prêtre humaniste, Jean de Kervadec est jeté dans le tourbillon du monde lorsqu’il perd la possession du manoir familial. Il embarque alors pour l’Amérique à la recherche de son frère aîné, héritier légitime, le seul à même de reconquérir leur domaine. Cependant, le jeune homme est loin d’imaginer des multiples destinations où le pousseront vents et courants : de l’Amérique, où naît une république, aux côtes d’Afrique où sévit la traite ; de la course contre les pirates de l’océan Indien aux guerres du Deccan ; de la révolte des esclaves de Saint-Domingue aux spasmes de la Révolution qui secouent Paris.
    Et si sa route croisera celle de nombreuses figures historiques, la destinée prendra quant à elle le visage d’une femme, Maria, son amour d’enfance, qui l’obsède au moins autant que son désir de vengeance envers ceux qui l’ont obligé à fuir sa terre natale.

    Si Monsieur Goureaud attendait de ma part la moindre compassion, il se trompait lourdement.
    -Nous vivons dans un monde impitoyable, affirmai-je, où l’homme est un loup pour l’homme. Que dis-je, un loup ? Un tigre ! Ainsi, il m’a été rapporté que, pour accumuler cette fortune dont vous déplorez aujourd’hui la perte, les colons de Saint-Domingue éreintent des hommes privés de leur droit le plus naturel à disposer d’eux-mêmes au seul motif qu’ils ont la peau noire et les cheveux crépus !
    Il sursauta, comme s’il avait marché sur une vipère.
    -Vous ne pouvez comparer…
    -Votre argent à leur liberté ? Certes, ce serait indécent. 

  • Le cauchemar d’Innsmouth, tome 1 [Manga]

    Titre : Le cauchemar d’Inssmouth, tome 1
    Auteur : H. P. Lovecraft et Gou Tanabe
    Éditeur : Ki-Oon
    Date de publication : 2021 (octobre)

    Synopsis : En 1927, le jeune Robert Olmstead débarque à Newburyport. En quête de ses origines, il n’a d’autre option, pour atteindre sa destination, que de prendre un bus qui passe par Innsmouth, ville voisine sur laquelle courent d’effroyables rumeurs : pacte avec les démons, habitants difformes, culte ésotérique d’un étrange dieu marin… La peur qu’elle inspire est telle que personne n’ose s’y rendre, et nul ne sait ce qui se cache derrière les façades de ses maisons délabrées…

    Certains motifs sont simplement géométriques, d’autres clairement marins, parmi lesquels des monstres fabuleux, mi-poissons, mi-batraciens qui semblent évoquer les secrets d’inconcevables abîmes spatiaux et temporels. Comme si ces figures exsudaient l’ultime quintessence d’une malignité inconnue et faisaient resurgir une mémoire collective effroyablement ancienne et primitive.

  • Widjigo

    Titre : Widjigo
    Autrice : Estelle Faye
    Éditeur : Albin Michel
    Date de publication : 2021 (octobre)

    Synopsis : En 1793, Jean Verdier, un jeune lieutenant de la République, est envoyé avec son régiment sur les côtes de la Basse-Bretagne pour capturer un noble, Justinien de Salers, qui se cache dans une vieille forteresse en bord de mer. Alors que la troupe tente de rejoindre le donjon en ruines ceint par les eaux, un coup de feu retentit et une voix intime à Jean d’entrer. À l’intérieur, le vieux noble passe un marché avec le jeune officier : il acceptera de le suivre quand il lui aura conté son histoire. Celle d’un naufrage sur l’île de Terre-Neuve, quarante ans plus tôt. Celle d’une lutte pour la survie dans une nature hostile et froide, où la solitude et la faim peuvent engendrer des monstres…

    Les épreuves ne rapprochaient pas les hommes. Justinien était bien placé pour le savoir. D’où viendrait le premier coup de poignard ? La première étincelle ?

  • A bord du négrier – Une histoire atlantique de la traite

    Titre : A bord du négrier – Une histoire atlantique de la traite
    Auteur : Marcus Rediker
    Éditeur : Points Histoire
    Date de publication : 2017

    Synopsis : Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, plus de quatorze millions de prisonniers africains, réduits en esclavage, traversèrent l’Atlantique pour devenir une main-d’oeuvre de masse, précieuse et gratuite. Marcus Rediker nous entraîne à bord de ces monstrueux « donjons flottants » et reconstitue ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes. Il se fait ainsi le narrateur des conditions de vie terrifiantes des esclaves, de la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, des rapports hiérarchiques extrêmement durs, des relations entre marins et prisonniers. Il fait, enfin, une large place aux révoltes, à l’issue souvent sanglante, que les esclaves issus d’ethnies diverses ont été capables d’organiser.

    Le navire négrier et les relations sociales qui émergèrent à son bord donnèrent sa forme au monde moderne et pourtant leurs histoires restent sous bien des aspects inconnus.

    Entre la fin du XVe siècle et la fin du XIXe, 12,4 millions d’esclaves furent déportés et 1,8 millions d’entre eux moururent au cours du Passage du Milieu (expression utilisée pour désigner la traversée de l’Atlantique), sans compter les nombreux autres qui décédèrent avant même d’avoir atteint le navire et auxquels il faut ajouter les 1,5 million qui décéderont au cours de leur première année de captivité. Entre 1700 et 1808, période qu’on considère comme l’âge d’or de la traite négrière, 3 millions d’Africains ont été transportés par des navires, essentiellement britanniques ou américains. Cette époque, ces navires, leurs capitaines, leurs équipages et leurs cargaisons de captifs sont au cœur du travail de documentation réalisé ici par Marcus Rediker, historien américain spécialiste de l’histoire maritime. L’ouvrage comporte un peu plus de cinq cent pages et vise à la fois à pallier l’absence d’études sur le navire négrier en lui-même, et à élargir notre champ de vision historique. Le chercheur part en effet du constat que, lorsqu’il est question de la traversée des esclaves, les historiens ont tendance à ne se focaliser que sur la mortalité dont les chiffres seraient, à eux seuls, révélateurs de l’horreur de la traite (bien que certains s’en servent aussi pour la minimiser, arguant que, les esclaves étant précieux pour les marchands, ces derniers prenaient garde à ne pas trop les « abîmer »). Or, pour Marcus Rediker, au-delà de la mort, c’est avant tout la terreur qui reste la principale caractéristique définissant l’enfer du navire négrier. Pour étayer son propos, l’auteur va compiler un nombre colossal de témoignages émanant des quatre principaux acteurs impliqués dans le Passage du Milieu : les capitaines, les marins, les captifs eux-mêmes et enfin les mouvements abolitionnistes anglais et américains. L’ouvrage comporte dix chapitres mais peut être découpé en trois grandes parties : la première, plus générale mais néanmoins remplie de témoignages particuliers, vise à dépeindre les caractéristiques de la traite (pratiques commerciales, évolution et organisation des navires négriers, chemins africains vers le Passage du Milieu…) ; la seconde se focalise sur trois témoignages qui permettent de se familiariser avec les trois grandes figures se partageant l’espace sur le navire négrier ; la dernière réunit les quatre derniers chapitres et se consacre aux spécificités propres à chaque profil (capitaine, marin, captif, abolitionniste).

  • Jim Hawkins, tome 3 : A crocs et à sang

    Titre : A crocs et à sang
    Cycle/Série : Jim Hawkins, tome 3
    Scénariste/Illustrateur : Sébastien Vastra
    Éditeur : Ankama
    Date de publication : 2021 (avril)

    Synopsis : Le trésor de Flint ne semble plus très loin pour Jim Hawkins. Mais Kong John Silver n’a qu’un seul objectif : récupérer la carte. Une carte convoitée qui n’a pourtant pas révélé tous ses secrets. À mesure que progressent les deux camps, les phénomènes étranges se multiplient : et si un esprit habitait l’île ? Et si le fantôme de Flint protégeait encore son or ? Et après tout, y a -t-il réellement un magot ? Si trésor il y a, reste à savoir lequel de Silver ou Jim le découvrira le premier…

  • Les enfants du capitaine Grant

    Titre : Les enfants du Capitaine Grant
    Auteur : Alexis Nesme
    Éditeur : Delcourt
    Date de publication : 2016

    Synopsis : Lors d’une excursion en mer, Lord et Lady Glenarvan trouvent dans le corps d’un requin une bouteille renfermant un message de détresse, envoyé par le capitaine Grant avant son naufrage. Ils décident de partir à la recherche des survivants, accompagnés par les enfants du capitaine disparu et par un savant farfelu et fantasque. C’est le début d’un périple mouvementé aux confins du monde…

     

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