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Petit Piment

Titre : Petit Piment
Auteur : Alain Mabanckou
Éditeur : Le Seuil (Fiction & Cie) (fiche officielle)
Date de publication : août 2015Synopsis : Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées. L’aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaité quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Jusqu’à ce que ce bonheur s’écroule. Petit Piment finit par perdre la tête, mais pas le nord : il sait qu’il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.
Dans ce roman envoûté et envoûtant, l’auteur renoue avec le territoire de son enfance, et sait parfaitement allier la naïveté et la lucidité pour nous faire épouser le point de vue de ses personnages.
Je ne me retiendrai pas de citer les paroles judicieuses de Jomo Kenyatta, le grand militant et président du Kenya, un pays frère : Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible.
Je n’ai toujours entendu que du bien d’Alain Mabanckou. J’ai toujours apprécié l’écouter dans des conférences. J’ai donc toujours été curieux de découvrir enfin son écriture alléchante et ses histoires truculentes. J’en sûrement fais une erreur en attaquant son œuvre par son livre paru en 2015, Petit Piment.
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Dimension Moyen-Age
Titre : Dimension Moyen-Age
Anthologiste : Meddy Ligner
Auteurs/Nouvelles : Jess Kaan (« L’Ours ») ; Antoine Lencou (« Symbiose ») ; Fabien Clavel (« Chamane ») ; Fabien Fernandez (« L’envol écarlate ») ; Patrice Lajoye (« Dafydd ap Sais ») ; Jean-Pierre Andrevon (« La dernière croisade ») ; Agnès Marot (« Les amants du temps perdu ») ; Pierre Stolze (« Les chevaliers chiens ») ; Jean-Michel Calvez (« Droit de passage ») ; Jean-Louis Trudel (« De l’origine des espèces nouvelles ») ; Olivier May (« Je suis revenu fermer la boutique de Pierre ») ; Rachel Tanner (« Vivre et mourir à Palerme » ; « La Sixième croisade ») ; Meddy Ligner (« La geste du Joker par l’Archange Gabriel »)
Éditeur : Rivière blanche
Date de publication : 2015 (novembre)Synopsis : Marqué par la toute-puissance de la Chrétienté, capable d’ériger des églises, des cathédrales, d’envoyer combattre des chevaliers à l’autre bout du monde et d’encadrer une société entière au nom de sa foi, ce millénaire n’en finit pas de nous troubler, dans un étrange mélange de fascination et de répulsion. Le premier texte de l’anthologie se déroule à l’époque mérovingienne. La suite vous transportera à travers les temps carolingiens, l’époque des Croisades ou pendant la Guerre de Cent Ans. Vous croiserez des personnages célèbres tels Charles Martel, Roger Bacon ou l’Empereur Frédéric II mais aussi d’illustres inconnus. Vous visiterez les contrées froides de Scandinavie, les déserts brûlants de la Terre Sainte mais aussi les campagnes verdoyantes de l’Occident.
Nous avons brillé jadis. Sais-tu que c’est la magie des táltos qui a mené nos tribus ici? Quand nos ancêtres cherchaient encore un territoire où se réfugier, c’est l’un des nôtres qui, changé en cerf merveilleux, apparut aux deux fils du roi Nímrod, Hunor et Magor. Ils chassaient dans les marécages de Méotis quand ils aperçurent l’animal miraculeux. En le suivant, ils rencontrèrent les filles du roi Dul et les enlevèrent. Ainsi naquirent notre peuple et celui des Huns (…) Nous sommes les derniers. Après nous il n’y aura plus que des empoisonneurs et des escamoteurs. Les esprits ancestraux repartiront vers les steppes et nous laisseront seuls et vulnérables. (Fabien Clavel, Chamane)
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Interview de Stefan Platteau aux Utopiales 2015
Outre Jean-Laurent del Socorro et Xavier Mauméjean, nous avons profité du festival des Utopiales 2015 pour glaner une interview de Stefan Platteau, l’auteur de « Manesh » (premier tome des « Sentiers des Astres ») et de « Dévoreur », deux ouvrages parus dernièrement chez Les Moutons Électriques et qui ont été pour nous de véritables coups de cœur.
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Sovok
Titre : Sovok
Auteur : Cédric Ferrand
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2015 (février)Synopsis : Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne. Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.
Le lecteur non russophone doit partir du principe que toutes les expressions russes employées par Saoul font ouvertement référence à l’appareil uro-génital de son interlocuteur, à la sexualité rémunérée de sa mère, au comportement inverti adopté par son père et au retard mental accumulé par ses enfants. Quand il est en verve, il lui arrive même de combiner toutes ces allusions au sein d’un unique idiotisme.
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Wastburg
Titre : Wastburg
Auteur : Cédric Ferrand
Éditeur : Les Moutons électriques (La Bibliothèque voltaïque) (fiche officielle)
Date de publication : 26 août 2011 (réédité chez Folio SF en 2014)Synopsis : Wastburg, une cité acculée entre deux royaumes, comme un bout de bidoche solidement coincé entre deux chicots douteux. Une gloire fanée qui attend un retour de printemps qui ne viendra jamais. Dans ses rues crapoteuses, les membres de la Garde battent le pavé. Simple gardoche en train de coincer la bulle, prévôt faisant la tournée des grands ducs à l’œil ou bien échevin embourbé dans les politicailleries, la loi leur colle aux doigts comme une confiture tenace. La Garde finit toujours par mettre le groin dans tous les coups foireux de la cité. Et justement, quelqu’un à Wastburg est en train de tricoter un joli tracassin taillé sur mesure. Et toute la ville attend en se demandant au nez de qui ça va péter.
Roman à facettes, Wastburg propose une vue en coupe d’une cité médiévale macérant dans une fantasy crépusculaire où la morale et la magie ont foutu le camp. C’est comme si San-Antonio visitait Lankhmar. Après La Voie du cygne de Laurent Kloetzer et Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, se dessine une véritable école de la « crapule fantasy ».L’échevin Arss n’aimait pas se faire sonner les cloches. S’il avait grimpé les échelons de la Garde en fayotant et en trahissant, c’était pour avoir moins de monde au-dessus de lui. Mais il avait découvert depuis qu’à son niveau de responsabilité, les cloches carillonnaient moins souvent mais résonnaient plus fort.
Une petite voix tendre m’a dit un jour : « Tu as commencé Scott Lynch ?! Alors maintenant tu vas lire Wastburg !! » Et moi… (*ton humoristico-épique à la François Rollin*)… pauvre fou d’amour… je me suis lâchement exécuté ! M’aurait-elle commandé de lire L’Épée de Vérité de Terry Goodkind, d’une traite, seul et en deux jours, que je me serais aussitôt lancé dans la bataille !
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La Vie
Titre : La Vie
Auteur : Régis de Sá Moreira
Éditeur : Au Diable Vauvert
Date de publication : 22 août 2012Synopsis : Des personnages se succèdent et se croisent, auxquels on s’attache le temps de quelques lignes, d’une pensée, d’un fragment d’histoire, par une fenêtre ou un rideau, un souvenir, un quai de métro, un souffle, tout ce qui tisse le fil du hasard. L’étudiante, le jardinier, la star, l’astronaute, l’enfant, le boulanger, le prof d’histoire, et même des morts ou le Pape… ont pourtant un point commun : cette vie continue, qui coule, circule d’âme en âme, et nous relie.
Je ne dis pas que c’était mieux avant, je dis que c’est pire maintenant.
Moi qui suis plus habitué aux comics et à la fantasy, même si je ne refuse aucun genre, je cherchais un roman contemporain simple et rapide ; un spécialiste m’a conseillé (et prêté, merci !) cette Vie de Régis de Sá Moreira (qui semblait au demeurant charmant quand je l’ai croisé au Salon de la 25e Heure du Livre du Mans 2012) et c’est une lecture que j’ai franchement appréciée !
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Sovok
Titre : Sovok
Auteur : Cédric Ferrand
Éditeur : Les Moutons électriques (La Bibliothèque voltaïque)
Date de publication : 6 février 2015Synopsis : Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne.
Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.Il sait bien qu’une entrevue pour un travail, c’est la rencontre de deux menteurs qui s’entreprennent réciproquement. L’un se met à son avantage en embellissant des emplois merdiques et en montant en épingle ses petites réussites, l’autre garantit qu’il y aura des possibilités de prendre du galon et que la paye suivra. Même que le café sera gratuit, tiens.
Sovok : adj. Arg. Qui désigne les individus et les idées qui sont profondément imprégnés de réminiscences nostalgiques de l’ex-URSS. Il est clair qu’avec ce roman de Cédric Ferrand, on en a notre comptant, de réminiscences soviétiques. Ça suinte la rouille léniniste et ça crisse entre la faucille et le marteau : avis aux amateurs !
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Les Tuniques bleues, tome 1 : Un chariot dans l’Ouest
Titre : Un chariot dans l’Ouest
Série : Les Tuniques bleues, tome 1
Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateurs : Louis Salvérius et Willy Lambil
Éditeur : Dupuis
Date de publication : 1970Synopsis : Un messager blessé parvient à atteindre le camp de Fort Bow. Il appartient à la garnison de Fort Defiance. Les soldats y subissent le siège des Indiens. Mais ils sont à bout de forces et à court de munitions. Il faut faire vite ! C’est donc un sergent Chesterfield déterminé, flanqué de son inséparable caporal Blutch et de leurs compagnons qui volent au secours des leurs. Pas facile de se déplacer sans encombre avec un chariot bourré de munitions, dans une zone infestée par les Indiens.
Apprenez, Bryan, qu’un sergent de la cavalerie des États-Unis ne pense jamais ! Il agit !
Humour au Far West, du franco-belge chez les cowboys : ça vous dit quelque chose ? Les Tuniques bleues m’intriguaient par l’intérêt qu’ils attiraient auprès de tant d’amateurs de bande dessinée.
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Homéostasie (nouvelle)
Titre : Homéostasie
Auteur : Laurence Suhner
Éditeur : L’Atalante
Date de publication : 13 juin 2014 (à l’occasion de la Décade de l’Imaginaire 2014, déjà en 2010 dans Dimension Suisse)Synopsis : Pour la deuxième édition de la Décade de l’Imaginaire, place aux plumes féminines. De la science-fiction, de la fantasy en passant par le fantastique ou des textes qui transcendent les genres, plongez dans ces univers proches ou lointains, dystopiques ou, au contraire, pleins d’espoir. Il y est beaucoup question de fins et de commencements : une découverte lors d’un voyage de noces sur un monde-musée, un premier contact d’un genre particulier, une fin du monde vécue dans une petite chambre d’une maison de retraite, celle programmée dans l’ADN de tous les organismes terrestres. Ce sont ces récits et bien d’autres histoires que nous vous proposons de découvrir à travers des textes tantôt drôles, tantôt au rythme haletant qui enflammeront votre imagination.
Même le jeu le plus distrayant a une fin.
Au sein de la Décade de l’Imaginaire 2014, L’Atalante met en valeur cette année des œuvres de l’imaginaire francophone féminin. Parmi les quelques auteurs féminins de la sélection, s’est glissée une Suissesse, Laurence Suhner, scénariste et infographiste.
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Chroniques de Jérusalem
Titre : Chroniques de Jérusalem
Scénariste et Dessinateur : Guy Delisle
Éditeur : Delcourt (Shampooing)
Date de publication : 16 novembre 2011Synopsis : Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.
Quand on voit le spectacle qu’offre la religion dans le coin, ça donne pas trop envie d’être croyant.
Ah, merci mon Dieu de m’avoir fait athée.








