• Le cabinet du Docteur Black

    Le cabinet du docteur black

    Titre : Le cabinet du Docteur Black
    Auteur : E. B. Hudspeth
    Éditeur : Le Pré-aux-clercs
    Date de publication : 2014 (septembre)

    Synopsis : Nous sommes à la fin de l’année 1870 à Philadelphie. L’étrange docteur Black, un chirurgien controversé, fils d’un pilleur de tombes, travaille dans son bureau à la lueur d’une lampe à huile. Il est l’auteur d’une étrange théorie qui fait frémir ses contemporains. Le Minotaure, les satyres, les chimères, les harpies, les dragons, Pégase, les sirènes… seraient en fait des créatures de chair et de sang qui auraient vécu sur terre avant la race humaine. Ils ne seraient ni plus ni moins que nos ancêtres. Ce savant fou, étaye son travail à l’aide de planches anatomiques absolument incroyables qui démontrent au fil des pages l’improbable parenté entre les squelettes humains et ceux d’un fabuleux bestiaire fantastique.

    Note 3.5

  • Car les temps changent

    Car les temps changent

    Titre : Car les temps changent
    Auteur : Dominique Douay
    Éditeur : Les Moutons Électriques (Hélios)
    Date de publication : 2014 (avril)

    Synopsis : Une fois par an, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, arrive le Changement. Tout change : les identités de chacun, les professions, les statuts sociaux… Le riche peut devenir pauvre, le pauvre peut devenir riche, tout change. Un an seulement pour venir cette vie-là, avant le prochain Changement : cette fois, l’année était 1963, quelle sera la prochaine ? Paris est une gigantesque spirale à étages et la réalité n’a plus rien de solide.

    Note 2.5

    Vous y croyez, vous, à cette histoire d’un monde qui existerait en dehors de Paris ? Moi, je n’y crois plus. S’il existait d’autres villes, leurs habitants viendraient bien nous rendre visite, non… ? La vérité, c’est qu’en dehors de Paris, il n’y a rien, rien de rien. Paris et le monde, c’est du pareil au même. Mais cette vérité, qui serait prêt à l’admettre ? Alors on a inventé cette fable de villes extérieures. Le Havre, Tombouctou… du vent tout ça ! Les gens ont besoin de rêver, et nous sommes là pour leur fournir le matériau dont ils façonneront leurs rêves.

  • Batman, tome 3 : Le deuil de la famille

    Batman 3 Le deuil de la famille

    Titre : Le deuil de la famille
    Série : Batman, tome 3
    Scénariste : Scott Snyder
    Dessinateur : Greg Capullo
    Éditeur : Urban Comics (DC Renaissance)
    Date de publication : 14 février 2014 (2013 en VO chez DC Comics)

    Synopsis : À peine remis de son éprouvant combat contre la Cour des Hiboux, Batman voit revenir son pire cauchemar, le plus terrible de ses adversaires : le Joker ! Et cette fois-ci le Clown Prince du Crime est décidé à détruire non pas uniquement le Chevalier Noir, mais également tous les associés qui gravitent autour, à commencer par Alfred, le fidèle serviteur…

    Note 2.5

    Il ne m’a pas vu. Pas vraiment vu. C’est là que j’ai su … que j’ai su qu’il se moquait éperdument de savoir qui se cache sous le masque, et qu’il ne s’en soucierait jamais.

    Après une longue histoire sur la Cour des Hiboux en deux tomes et une année de publication, Batman revient à ses premières amours pour affronter de nouveau le Joker dans un troisième tome dont le titre fait particulièrement référence au volume Un Deuil dans la famille, qui voyait un des Robin se faire violemment tué par le fameux Prince du Rire.

  • The Homesman

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    Titre : The Homesman
    Œuvre originale : The Homesman, roman de Glendon Swarthout
    Réalisateur : Tommy Lee Jones
    Acteurs principaux : Tommy Lee Jones, Hilary Swank, Grace Gummer, Miranda Otto, Sonja Richter, John Lithgow, Meryl Streep, David Dencik, James Spader
    Date de sortie française : 18 mai 2014
    Récompenses : Sélection officielle Festival de Cannes 2014

    Synopsis : En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska. Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente. Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière.

    Note 2.5
     
     

    J’attendais peut-être trop de la deuxième réalisation du grand Tommy Lee Jones, après le remarquable « Trois enterrements ».

    Dans »The homesman », Jones filme les grands déserts américains, la dureté de la vie, notamment celle des femmes, devant se battre sur plusieurs fronts. Certaines ne trouvent pas l’âme sœur (Hilary Swank), d’autres y perdent carrément la raison. Quand la première décide de convoyer trois de ces jeunes femmes vers le Missouri, elle sait les dangers qui l’attende. Mais le destin met sur sa route un vieux loup solitaire qui, par appât du gain, décide de faire route avec la jeune femme. Pour les nostalgiques des westerns de la grande époque, ne vous attendez pas à un road movie épique, débridé. Jones filme la dureté de la vie, les grands espaces, l’incommunicabilité d’êtres qui souffrent de solitude. Le personnage d’ Hilary Swank femme pieuse en mal d’amour ne m’a pas complètement convaincu, même le grand Tommy m’a semblé parfois bien plus proche du cabotinage que de l’empathie. Bien sûr, ce duo insolite va rencontrer les archétypes du western, oui il y aura des indiens, des personnages peu scrupuleux, des lâches, des antipathiques indécrottables. Une fois le cahier des charges lié au genre rempli, la machine m’a semblé tourner à vide. Le film s’allonge durablement alors qu’un montage plus resserré m’aurait semblé plus approprié.

    Un western féministe qui à le mérite de montrer le sort des femmes dans une période (1854) ou le machisme à la peau dure. Pas désagréable à regarder mais l’émotion reste bien trop rare.

    Autres critiques : Cléo Ballatore

  • Joe

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    Titre : Joe
    Réalisateur : David Gordon Green
    Acteurs principaux : Nicolas Cage, Tie Sheridan, Gary Poulter, Adriene Mishler, Aaron Spivey-Sorrells
    Date de sortie française : 30 avril 2014
    Livre original : Joe de l’écrivain américain Larry Brown (1991)

    Note 1.5
     

    Dans une petite ville du Texas, l’ex-taulard Joe Ransom essaie d’oublier son passé en ayant la vie de monsieur tout-le-monde : le jour, il travaille pour une société d’abattage de bois. La nuit, il boit. Mais le jour où Gary, un gamin de 15 ans arrive en ville, cherchant désespérément un travail pour faire vivre sa famille, Joe voit là l’occasion d’expier ses péchés et de devenir, pour une fois dans sa vie, important pour quelqu’un. Cherchant la rédemption, il va prendre Gary sous son aile…

    Bon par ou commencer. Un film encensé par la critique, le retour en grâce de Nicolas Cage (si, si c‘est possible), un sujet fort. Autant de voyants au vert.

    Et bien, ce film m’a laissé bien amer, déçu, mis mal à l’aise. On est ici dans affreux, sales et méchants, on peut même y rajouter violents et décérébrés. Pas un personnage pour racheter l’autre. Pourquoi pas me direz-vous ? Oui mais alors pourquoi cette complaisance, alors que ce sont tous de beaux salopards ? David Gordon Green filme (assez mal d’ailleurs) ça avec une bienveillance qui m’a écœuré.
    Quand au personnage de Cage, ancien taulard qui voit remonter sa violence et sa haine sous le prétexte qu’il prend sous aile un ado, il est à la limite du grotesque.

    Cage éructe, tousse comme un tuberculeux, picole comme un trou mais surtout cabotine un max. Moi qui croyait au retour du bon acteur qu’il a été (si, si c‘est possible) , un peu à la Travolta quand has been, il croisa la route de Tarantino pour le génial Pulp fiction, c’est raté. Quand aux femmes, seul le rôle de putain semble être droit de citer dans cet univers. Grande classe. Seul le jeu du jeune Tye Sheridan déjà remarqué dans l’excellent Mud arrive à nous arracher un semblant de compassion. On voit arriver la fin sans surprise mais avec soulagement tant ces deux heures sont nauséabondes.

    Au final, l’addition est bien lourde et le plaisir évanoui depuis belle lurette.

     

    Autres critiques : Cachou (Les Lectures de Cachou)

  • Joker Anthologie

    Joker Anthologie Classique et limitée

    Titre : Joker Anthologie
    Scénaristes : Bill Finger, Bob Kane, Jerry Robinson, David Yern Reed, John Broome, Dennis O’Neil, Steve Englehart, Len Wein, Gerry Conway, Mike W. Barr, Alan Grant, Paul Dini, Chuck Dixon, Ed Brubaker, Mark Waid et Andy Kubert
    Dessinateurs : Jerry Robinson, Dick Sprang, Lew Sayre Schwartz, Carmine Infantino, Neal Adams, Marshall Rogers, Walt Simonson, José Luis Garcia-Lopez, Alan Davis, Norm Breyfogle, John Byrne, Pete Woods, Doug Mahnke, Brian Bolland et Andy Clarke
    Éditeur : Urban Comics (DC Anthologie)
    Date de publication : 21 mars 2014 (1940-2013 en VO chez DC Comics)

    Synopsis : Il est le pire ennemi du plus grand détective du monde, le plus célèbre de tous les malfaisants, le Clown prince du Crime… le Joker ! Dans cette anthologie inédite, retrouvez les plus grands méfaits de ce scélérat au sourire démoniaque qui hante les nuits de Gotham City depuis près de 75 ans ! Une sélection d’épisodes servie par les plus grands noms du comic book.

    Note 3.5

    Je suis peut-être dément… mais je ne suis pas fou !

    Cela devient une très bonne habitude, en mars comme en décembre, Urban Comics nous propose une nouvelle anthologie de courts récits issus de son vaste catalogue DC Comics. Nous encourageons largement cette initiative éditoriale, car elle permet toujours aux novices comme aux plus grands fans de se constituer une bibliothèque de référence sur un sujet précis. Après le catalogue DC en général, puis Superman, l’auteur Jack Kirby, et enfin Batman, c’est au tour du Joker, le Prince du crime, de faire l’objet d’une telle publication.

  • Cris

    Cris Gaudé

    Titre : Cris
    Auteur : Laurent Gaudé
    Éditeur : Actes Sud (Babel) (puis Le Livre de Poche)
    Date de publication : 2001

    Synopsis : Ils se nomment Marius, Boris, Ripoll, Rénier, Barboni ou M’Bossolo. Dans les tranchées où ils se terrent, dans les boyaux d’où ils s’élancent selon le flux et le reflux des assauts, ils partagent l’insoutenable fraternité de la guerre de 1914. Loin devant eux, un gazé agonise. Plus loin encore, retentit l’horrible cri de ce soldat fou qu’ils imaginent perdu entre les deux lignes du front,  » l’homme-cochon « . A l’arrière, Jules, le permissionnaire, s’éloigne vers la vie normale, mais les voix de ses compagnons d’armes le poursuivent avec acharnement. Elles s’élèvent comme un chant, comme un mémorial de douleur et de tragique solidarité.

    Note 4.0

    Je me demande bien quel visage a le monstre qui est là-haut qui se fait appeler Dieu, et combien de doigts il a à chaque main pour pouvoir compter autant de morts.

    C’est un Cris, c’est un chant… c’est aussi le désert et le vent ! Ah non, pardon. Lapsus. Car ici, nous n’avons pas droit à de belles Musulmanes, mais à des Poilus tous aussi sales et fous les uns que les autres…

  • Batman : Killing Joke

    Batman Killing Joke

    Titre : The Killing Joke
    Série : Batman
    Scénariste : Alan Moore
    Dessinateur : Brian Bolland
    Éditeur : Urban Comics (DC Deluxe)
    Date de publication : 7 mars 2014 (1988 en VO chez DC Comics)

    Synopsis : Le Joker s’est à nouveau échappé de l’asile d’Arkham. Il a cette fois pour objectif de prouver la capacité de n’importe quel être humain de sombrer dans la folie après un traumatisme. Pour sa démonstration, il capture le commissaire Gordon et le soumet aux pires tortures que l’on puisse imaginer, à commencer par s’attaquer à sa chère fille, Barbara Gordon.

    Note 4.0

    Tout ce en quoi nous croyons, ce pour quoi nous luttons… ce n’est qu’une horrible, monstrueuse farce !

    Même s’il n’en est pas fier, Alan Moore a œuvré sur Batman et son plus grand ennemi, le Joker. C’est ainsi grâce à l’enthousiasme du dessinateur Brian Bolland que The Killing Joke a été écrite, qu’Urban Comics réédite dans une édition Deluxe pour mettre en valeur cette œuvre qui a fait date au sein des comics des années 1980, aux côtés de The Dark Knight returns, de Watchmen et de Batman : Année Un.

  • Barjot !

    Barjot Oppel

    Titre : Barjot !
    Auteur : Jean-Hugues Oppel
    Éditeur : Rivages (Rivages/Noir)
    Date de publication : 2011 (1ère édition chez Gallimard en 1987)

    Synopsis : D’habitude, une crevaison, ça vous envoie dans le décor. Jérôme-Dieudonné Salgan, lui, ça lui a sauvé la vie : grâce à ce retard providentiel provoqué par un chauffard, il évite le massacre en règle de toute sa famille et des amis qui l’attendaient chez lui. Lorsqu’il recroise la même voiture un peu plus tard, il se persuade vite qu’elle a quelque chose à voir avec ce crime. Mais en remontant la piste de ses bourreaux, il se heurte à une police parallèle qui étouffe l’affaire, sacrément gênante pour elle : ces exécutions constituaient une bavure, les exécuteurs s’étaient trompés de cibles.
    Entre parodie, manipulation et délire de vengeance, Jean-Hugues Oppel, lauréat de nombreux prix (notamment le Prix mystère de la critique et le Grand Prix de littérature policière), s’attaque, dans ce premier roman écrit en solo et enfin réédité, à ce qui restera l’un de ses thèmes fétiches : la raison d’État et l’impunité des puissants.

    Note 4.0

    Alors elle est plantée dans son encoignure, stoïque. Au risque de se faire emballer. Ça vaut mieux que de perdre une occasion de remplir sa bourse en vidant celles d’une âme en peine de coït.

  • Total Chaos

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    Titre : Total Chaos
    Auteurs : Jean-Bernard Pouy (« Scato intégriste »), Julien Heylbroeck (« Le goût amer des empanadas »), Vincent Herbillon (« Les oubliés »), Jilali Hamham (« 93 Panthers »), Éric Lainé (« Émeute »), Jérôme Verschueren (« Extrasystole »), Jean-Hugues Villacampa (« Samedi noir »), Robert Darvel (« On se revoit à la Saint-Truphème »), Dominique Delahaye (« Tir aux pigeons »)
    Illustrateurs : Arro, Gérard Berthelot, Gregor
    Éditeur : ImaJn’ère
    Date de publication : 2013

    Synopsis : Notre société n’a jamais attendu les prévisions apocalyptiques des fin-du-mondistes de tout poil pour concocter les pires atteintes aux droits fondamentaux de l’Homme et de l’imagination diabolique des hommes de pouvoir surprend chaque jour un peu plus le commun des mortels. La notion d’apocalypse ou de fin du monde se décline sous les formes les plus diverses selon sa propre perception du cataclysme ultime.

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    Né avec une cuillère en argent dans la bouche. Mort avec un couteau en inox dans les couilles.

    L’association ImaJn’ère, qui met en valeur les littératures populaires (thriller, polar et roman noir) et de l’imaginaire (science-fiction, fantastique et fantasy), consacrait cette année une de ses anthologies au Total Chaos, au thème de l’ « apocalypse sociétale », à travers neuf nouvelles misant tantôt sur le roman noir, tantôt sur le thriller. Ce thème apocalyptique fut choisi, semble-t-il, en réponse à cette fameuse fin du monde du 21 décembre 2012.

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