• Dimension Préhistoire

    Dimension Préhistoire

    Titre : Dimension Préhistoire
    Anthologistes : Meddy Ligner
    Auteurs/Nouvelles : Pierre Gévard (« Les ammants de la Houilère » ; « Le troupeau » ; « Evolution » ; « Les pierres jumelles ») ; Elie Berthet (« Les Parisiens à l’âge de pierre ») ; Pierre-Alexandre Sicart (« Eve ») ; Rachel Tanner (« Le frisson de la savane ») ; Frédérick Durand (« Pour que s’anime le ciel factice ») ; Jess Kaan (« Au temps des Aurochs ») ; Ariane Gélinas (« La mémoire ensevelie ») ; Jean-Louis Trudel (« L’homme qui fit couler une mer ») ; Antoine Lencou (« D’un versant à l’autre ») ; Orson Scott Card (« Guéris-toi toi-même ») ; Jean-Michel Calvez (« Chute libre, sans temps imposé »)
    Éditeur : Rivière Blanche
    Date de publication : 2013

    Synopsis : Selon la définition traditionnelle, la Préhistoire débute avec l’apparition de l’homme et se termine avec l’invention de l’écriture. Les quatorze textes ici présentés balayent ce large spectre temporel et trois d’entre eux évoquent même des époques encore plus anciennes : celles où l’homme n’avait pas encore foulé la surface de notre planète. En tournant ces pages, vous voyagerez du Carbonifère au Néolithique…

    Note 2.0

    Pour Otz, un monde s’effondra. Un monde de certitude et de suffisance. Un monde de croyance et d’absolu. Une certaine idée de la vie. De sa vie. De sa mort aussi. (Antoine Lencou, D’un versant à l’autre)

  • Téméraire, tome 4 : L’empire d’ivoire

    Téméraire 4

    Titre : L’empire d’ivoire
    Cycle : Téméraire, tome 4
    Auteur : Naomi Novik
    Éditeur : Le Pré-aux-clercs / Pocket
    Date de publication : 2008 / 2011

    Synopsis : Alors que les Aerial Corps de Sa Majesté défendent vaillamment les côtes de l’Angleterre contre les armées toujours plus pressantes de Napoléon Bonaparte, une épidémie redoutable et d’origine inconnue décime les rangs des dragons de combat — confinant en quarantaine les cas les plus désespérés. Seuls Téméraire, le dragon du capitaine Will Laurence, ainsi qu’une meute de ses congénères inexpérimentés semblent échapper au mal et demeurent, de fait, le dernier rempart aérien contre les assauts français. Une nouvelle fois, Téméraire et Will vont tenter l’impossible afin de sauver leur pays et s’envolent pour l’Afrique, à la recherche d’un remède mystérieux pour mettre fin à cette contagion meurtrière. Le temps presse, et nul ne saurait prévoir les dangers qui les guettent sur le continent noir, ni ceux qui menacent leurs compagnons restés en arrière.

    Note 3.5

    – Que pensez-vous de ce que j’ai fait de Paris ? s’enquit Napoléon, avec un geste en direction de la nuée de dragons qui s’activaient au-dessus de la nouvelle avenue. Peu d’hommes ont eu l’occasion de contempler mon œuvre depuis les airs, comme vous.
    – Un travail extraordinaire, Votre Majesté, lui dit Laurence.
    Il était navré d’être sincère : c’était le genre d’ouvrage que seule la tyrannie, supposait-t-il, pouvait accomplir, et caractéristique de tous les travaux de Napoléon, balayant la tradition avec une forme d’élan irrésistible, il eût préféré juger cela affreux et mal conçu.

  • Les bandes-annonces des films à ne pas louper fin 2015-début 2016

    On vous parlait hier des bandes annonces diffusées à l’occasion du Comic-Con de San Diego qui nous avaient alléchées, voici à présent un petit aperçu des films dont nous ne comptons pas passer à côté en cette fin d’année 2015. Et comme on ne se refait pas, les films qui m’ont tapé dans l’œil sont sans surprise tous historiques…

  • Les bandes-annonces révélées au Comic-Con 2015

    Rien de mieux pour nous faire oublier la canicule qu’une bonne pluie de bandes annonces ! Et c’est évidemment au Comic-Con qui s’est déroulé à San Diego la semaine dernière que l’on doit l’essentiel de ces aperçus dont certains se faisaient désirer depuis un long moment, sur le petit comme le grand écran.

     

  • Sovok

    Sovok

    Titre : Sovok
    Auteur : Cédric Ferrand
    Éditeur : Les Moutons Électriques
    Date de publication : 2015 (février)

    Synopsis : Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne. Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.

    Note 4.0

    Le lecteur non russophone doit partir du principe que toutes les expressions russes employées par Saoul font ouvertement référence à l’appareil uro-génital de son interlocuteur, à la sexualité rémunérée de sa mère, au comportement inverti adopté par son père et au retard mental accumulé par ses enfants. Quand il est en verve, il lui arrive même de combiner toutes ces allusions au sein d’un unique idiotisme.

  • Téméraire, tome 3 : Par les chemins de la soie

    Téméraire 3

    Titre : Par les chemins de la soie
    Cycle : Téméraire, tome 3
    Auteur : Naomi Novik
    Éditeur : Le Pré-aux-clercs / Pocket
    Date de publication : 2008 / 2010

    Synopsis : A près leurs périlleuses aventures en Chine, le capitaine Will Laurence, des Aerial Corps, et son extraordinaire dragon Téméraire sont interceptés à Macao par un mystérieux émissaire porteur d’un ordre urgent de Sa Majesté. Trois œufs de dragons d’une valeur inestimable ont été acquis auprès de l’Empire ottoman. Laurence et Téméraire sont sommés de faire un détour par Constantinople afin de les convoyer jusqu’en Angleterre. Le temps presse : leur mission doit être menée à bien avant l’éclosion des œufs. Mais le désastre guette à chaque étape : la faute aux machinations diaboliques de Lien, la dragonne blanche, qui tient Téméraire pour responsable de la mort de son maître et qui a fait vœu de s’allier à Napoléon pour se venger. Confrontés à une incroyable défection à l’endroit le plus inattendu, Laurence, Téméraire et leur équipage sont contraints de passer à l’offensive. Mais quelle chance ont-ils, face à l’armée implacable de Bonaparte ?

    Note 4.0

    Pardonner une fois, c’est pitié ; une seconde fois, c’est stupidité.

  • Mère Teresa de Calcutta : Au nom des plus pauvres parmi les pauvres

    Mère Teresa

    Titre : Mère Teresa de Calcutta : Au nom des plus pauvres, parmi les pauvres
    Scénariste : Lewis Helfand
    Dessinateur : Sachin Nagar
    Éditeur : 21g (collection Destins d’histoire)
    Date de publication : 2014 (novembre)

    Synopsis : La fameuse mère Teresa s’appelait en réalité Gonxha Bojaxhiu. Née albanaise, elle vit dans l’empire ottoman à Skopje. Alors qu’elle est une toute jeune enfant, Gonxha croit déjà farouchement en Dieu et refuse de suivre ses frères et sœurs, qui ne font que des bêtises. Au contraire, elle essaie de comprendre ses parents qui ne cessent de recevoir de pauvres gens à manger le repas du soir. La mère lui explique qu’ils gagnent plus que ce dont ils ont besoin et que cet argent donné par Dieu doit être dépensé pour aider l’autre. Le papa Nikola est, du coup, très populaire et il fait partie du conseil municipal. Il est toujours très engagé pour défendre la cause des minorités et de ceux qui sont dans le besoin. Pourtant, un jour, la famille est brisée : Nikola meurt dans des circonstances douteuses et son associé récupère tous les biens de la maison. En vivant dans la difficulté, la famille n’aura de cesse de laisser sa porte aux affamés et aux nécessiteux. Un exemple pour celle qui deviendra « Mère Teresa »…

    Note 4.0

    Je suis reconnaissante, je suis très heureuse de recevoir ce prix au nom des affamés, des nus, des sans-logis, des infirmes, des aveugles, des lépreux, de tous ces gens qui ne se sentent pas voulus, pas aimés, pas soignés, rejetés, ces gens qui sont devenus un fardeau pour la société et qui sont humiliés par tout le monde. C’est en leur nom que j’accepte ce prix. (Extrait du discours prononcé par Mère Teresa en 1979 à Oslo au moment d’accepter le Prix Nobel de la paix)

  • Le sentiment du fer

    Le sentiment du fer

    Titre : Le sentiment du fer
    Auteur : Jean-Philippe Jaworski
    Nouvelles : Le sentiment du fer ; L’elfe et les égorgeurs ; Profanation ; Désolation ; La troisième hypostase
    Éditeur : Les Moutons Électriques (Hélios)
    Date de publication : 2015

    Synopsis : « J’ai quand même un ragot à vous servir, et du lourd ! Figurez-vous que ce n’est point avec moi que les elfes ont commencé à grenouiller dans les affaires de l’État. Bien loin de là ! Il y a deux bons siècles, déjà, au moment de l’Émancipation de Ciudalia, ils nous ont joué un tour à leur façon. Et les marles en tâtent tellement pour la barabille que l’un d’entre eux, sans même pointer son joli minois dans notre belle cité, nous a tous jetés dans une sacrée flanche ! Jugez-en par vous-même. » En cinq nouvelles comme autant d’étapes dans l’histoire cruelle et tumultueuse du Vieux Royaume, le monde créé par Jean-Philippe Jaworski dans Janua Vera et Gagner la guerre — déjà des classiques de la fantasy.

    Note 4.5

    Dans la forêt merveilleuse il demeura insensible à toutes les séductions : il n’eut pas un regard pour les richesses dans les tertres entrouverts, pour les nymphes tordant leur chevelure au-dessus des étangs, pour le mirage entr’aperçu des fontaines de jouvence. Même les périls qui hantaient les sous-bois glissaient sur son insignifiance avec une désespérante constance. Derrière lui en revanche, la contrée était frappée de folie. Les meutes seigneuriales traquaient les lycanthropes jusqu’à tomber dans de féroces embuscades, les chevaliers errants se jetaient des défis et s’entretuaient sur des ponts ensanglantés; les fées relevaient les princes pourris au fond des vieux tumulus et lançaient leurs armées mortes à l’assaut des cours d’amour. Les arbres ployaient sous les pendus, le croassement des corbeaux supplantait le chant des passereaux, des fumées noires dérivaient sur l’horizon… La guerre était arrivée jusque dans le pays secret de Lusinga. (La troisième hypostase)

  • Les veilleurs

    Les veilleurs

    Titre : Les veilleurs
    Auteur : Connie Willis
    Nouvelles : Une lettre des Cleary ; Au Rialto ; Morts sur le Nil ; Les veilleurs du feu ; Infiltration ; Même sa Majesté ; Les vents de Marble Arch ; Tous assis par terre ; Le dernier des Winnebago
    Éditeur : J’ai lu (Nouveaux Millénaires)
    Date de publication : 2015 (avril)

    Synopsis : Propulsé en 1940 à Londres par le professeur Dunworthy sans la moindre préparation, John Bartholomew intègre la brigade des veilleurs du feu, ces héros qui ont sauvé la cathédrale Saint-Paul des bombes allemandes… À cette époque, de nombreux Londoniens se réfugiaient dans le métro, dont plusieurs stations portent aujourd’hui encore de bien curieux stigmates… Et tandis que d’autres vont chercher la mort beaucoup plus loin, sur les rives antiques du Nil, certains accueillent en eux la présence des dieux à têtes d’animaux pour en faire un commerce fort lucratif… Voici quelques-uns des thèmes abordés dans ces neuf nouvelles et courts récits primés – parmi lesquels « Les veilleurs du feu », préquelle au roman Black-Out et au cycle temporel –, qui donnent à voir un aperçu complet des talents de conteuse de Connie Willis.

    Note 4.5

    Coup de coeur

    J’ai trouvé dans les livres ce que je cherchais, ce dont j’avais besoin, ce que je voulais, ce que j’aimais quand je n’avais plus rien d’autre à quoi m’accrocher. Les bibliothèques publiques m’ont sauvé la vie. Et elles m’ont appris la plus belle, la plus importante des leçons : « On a toujours tendance à croire que sa douleur, son chagrin, n’ont pas de précédent dans toute l’histoire du monde, a dit James Baldwin. Et puis on ouvre un bouquin. C’est grâce aux livres que j’ai compris une chose : ce qui me faisait souffrir le plus était précisément ce qui me rattachait à mes congénères, vivants ou disparus. » (Discours de l’invitée d’honneur Connie Willis à la Convention mondiale de science-fiction 2006)

     

    Datant d’il y a seulement quelques mois, ma découverte des romans de Connie Willis m’apparaît aujourd’hui comme l’une des plus belles expériences de lecture qu’il m’ait été donnée de vivre. Le problème, c’est qu’après avoir littéralement dévorée chacun des volumes de sa série mettant en scène des historiens capables de voyager dans le temps (« Le grand livre », « Sans parler du chien » et le diptyque « Blitz »), je n’avais plus rien à me mettre sous la dent…

  • Le Paris des Merveilles, tome 2 : L’élixir d’oubli

    Le Paris des merveilles 2

    Titre : L’élixir d’oubli
    Cycle : Le Paris des Merveilles, tome 2
    Auteur : Pierre Pevel
    Éditeur : Le Pré-aux-clercs / Bragelonne
    Date de publication : 2004 / 2015
    Récompenses : Prix Imaginales 2005 (meilleur roman français)

    Synopsis : En 1909, enquêtant sur le meurtre d’un antiquaire apparemment sans histoire, le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont découvre que ce dernier pourrait bien avoir été la victime d’un ambitieux sorcier, Giacomo Nero. Ses investigations le ramènent à l’époque de la Régence. Jeune mage et gentilhomme libertin, il s’apprêtait alors à combattre une puissante société secrète, l’Éridan, en compagnie d’une nouvelle venue appelée à devenir son amie de cœur et complice, la déjà très mystérieuse et fantasque baronne Isabel de Saint-Gil. Les intrigues de l’Éridan et les menées de Nero seraient-elles liées, malgré le temps passé ? Griffont et Isabel, en s’opposant aux plans du sorcier en 1909, parachèveront une affaire qu’ils croyaient résolue depuis un siècle. Mais ce faisant, ils pourraient bien lever le voile sur un secret d’État susceptible de déclencher une nouvelle guerre, sur Terre comme dans l’Outre-Monde…

    Note 3.0

    A présent imaginez… Imaginez des nuées d’oiseaux multicolores nichés parmi les gargouilles de Notre-Dame; imaginez que, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square; imaginez des saules rieurs qui s’esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets cachés sous les dolmens; imaginez la tour Eiffel bâtie dans un bois blanc qui chante à la lune; imaginez de minuscules dragons bigarrés chassant les insectes au ras des pelouses du Luxembourg; imaginez des chênes centenaires, et sages et bavards; imaginez une licorne dans le parc des Buttes-Chaumont. […] Imaginez tout cela, et vous commencerez à vous faire une petite idée du Paris des Merveilles..