• Les mémoires de Zeus

    Les mémoires de Zeus

    Titre : Les mémoires de Zeus
    Auteur : Maurice Druon
    Éditeur : Hachette / Bragelonne
    Date de publication : 1963 / 2014

    Synopsis : Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire… À ceux qui pensent que vivre pour un dieu est aisé, je dis : « détrompez-vous. » Aux mortels qui croient que notre vie n’est que volupté et délices, je dis : « apprenez votre erreur. » Ne confondez pas ce que vous vous voudriez être avec ce que nous sommes. Ayant échappé de justesse à l’infanticide, à cause d’une prophétie, j’ai grandi seul, caché sur une île. Peu à peu, je suis devenu homme et guidé par ma grand-mère Gaïa, j’ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colère. J’ai levé une armée, j’ai réveillé les géants, j’ai libéré mes frères et mes sœurs. J’ai accompli mon destin…Vous qui avez oublié, il est temps que je vous rappelle ce que nous avons vécu, alors que l’homme n’était encore qu’un enfant. Moi, Zeus, j’ai fait un long somme… je suis à présent réveillé.

    Note 4.0

    Comme la terre de Grèce était désignée pour que s’y formât l’avenir de l’homme, la terre d’Égypte était destinée à garder le souvenir des dieux. Étrangers, conquérants, tyrans et démagogues s’y peuvent succéder, rien vraiment de l’affecte puisqu’elle est miroir de l’éternité.

  • Première bande annonce pour le troisième opus du Hobbit

    Th Hobbit 3 affiche

    Et voilà qu’arrive enfin le premier trailer du troisième opus du Hobbit intitulé « La Bataille des cinq armées » ! Une bande annonce certes très courte mais qui permet au moins de se faire une petite idée de ce que donnera à l’écran le chapitre final des aventures de l’attachant Bilbo. On s’y attendait mais Peter Jackson semble avoir misé ici sur l’épique ainsi que sur davantage de sérieux dans le ton. Le choix de la voix de Billy Boyde (Pippin) interprétant « Steward of Gondor » en tant que fond sonore est également appréciable et ne manquera pas d’être salué par les fans de la précédente trilogie (le morceau était interprété par l’acteur dans « Le Retour du roi » alors que Faramir s’apprêtait à lancer une contre-attaque sur la cité d’Osgiliath). Je vous laisse apprécier :

  • The Sixth gun, tome 1 : De mes doigts morts…

    The sixth gun

    Titre : De mes doigts morts…
    Série : The Sixth gun, tome 1
    Scénariste : Cullen Bunn
    Dessinateur : Bruan Hurtt
    Éditeur : Urban Comics (Indies)
    Date de publication : 2014 (juin)

    Synopsis : Alors que le continent américain se remet difficilement des blessures de la Guerre Civile, d’inquiétants individus sillonnent le Grand Ouest à la recherche de six pistolets maudits détenant à eux seuls assez de puissance pour mettre fin à l’humanité. Parmi eux, le général confédéré Oleander Hume, créature suspendue entre la vie et la mort, attend dans son cercueil le jour où il pourra enfin remettre la main sur l’un de ces artefacts. Pour l’heure, son épouse et quatre de ses cavaliers les plus fidèles ont retrouvé la trace de l’une de ces armes entre les mains de Becky Montcrief, jeune femme cherchant à venger la mort de son père adoptif.

    Note 3.0

    Nombreux sont les augures et les secrets à découvrir de par le monde… Dès lors qu’on sait où regarder. Mais regarder au bon endroit et avoir le courage de maintenir les yeux ouverts, voilà qui ne va pas toujours de pair.

  • The Cape : 1969

    The cape 1969

    Titre : The Cape : 1969
    Scénaristes : Joe Hill et Jason Ciaramella
    Dessinateur : Neslon Daniel
    Éditeur : Milady Graphics
    Date de publication : 2014 (juin)

    Synopsis : 1969, guerre du Vietnam. Gordon Chase est pilote d’hélicoptère d’évacuation médicale, sous le feu ennemi. Quand son hélicoptère est abattu par les soldats vietcong, s’engage alors un jeu du chat et de la souris au cœur de la jungle et des rizières. Mais son équipe et lui vont bientôt découvrir qu’il y a plus encore que les horreurs de la guerre en territoire hostile. Un graphic novel viscéral, qui retrace le destin poignant et fantastique du père des enfants découverts dans The Cape.

    Note 4.0

    Ils sont morts… Tous morts… J’ai perdu pied. Je le sais bien. Je vaux mieux que ça, cette croisade ne me ressemble pas, mais je m’en fous. Ce putain de vieillard m’a fait quelque chose, il m’a changé. Il m’a donné ce … ce pouvoir. Quoi qu’il puisse être. La magie, le vaudou, ça existe donc vraiment. Moi qui croyait que la magie, ça se bornait aux foires ou à la télé.

  • Goodbye Billy

    Good bye Billy

    Titre : Goodbye Billy
    Auteur : Lauren Whale
    Éditeur : Critic
    Date de publication : 2014 (juin)

    Synopsis : 14 juillet 1881, Old Fort Sumner. Lorsque la nuit tombe sur ce coin perdu du Nouveau-Mexique, l’Ouest américain ne le sait pas encore, mais on va l’amputer d’une légende. Tapi dans l’ombre, Billy the Kid attend son heure. Dans quelques secondes, ses actes changeront à jamais le cours de l’Histoire. Décembre 2012, Washington, bibliothèque du Congrès. Un archiviste examine un exemplaire du Miami Chronicle daté de 1934. Soudain, une photo retient son attention : les revenants existeraient-ils ? Tandis que les sbires d’un candidat à la présidence suppriment les dossiers compromettants de leur employeur, un groupe d’historiens de choc, dirigé par Richard Benton, se met en quête de la vérité. Quel lien unit donc un jeune hors-la-loi du XIXe siècle à un requin politique de l’ère spatiale ? Dick Benton et son équipe feront l’impossible pour le savoir.

    Note 4.0

    Un instant, il tenta d’imaginer ce que représentait une fusillade dans le vieux Far West. Les balles qui sifflent, la fumée des colts, les détonations et les cris. L’odeur âcre du tabac dans les saloons, les danseuses, les parties de cartes qui ne finissent pas toujours bien. Quel effet cela faisait-il de se camper au milieu d’une rue poussiéreuse, le revolver bas sur la hanche, à dévisager son vis-à-vis ? De quel bois fallait-il être constitué pour ne pas en mourir de peur ? Même si la dernière vision ne représentait probablement que celle du cinéma, elle véhiculait dans l’imaginaire populaire plus de signification que toues les autres réunies. Et cet homme là, Billy the Kid, incarnait tout cela et plus encore. Lui aussi avait manié le Colt, chevauché avec et contre la loi, lui aussi avait ri à la face de la mort. Il était le dernier des géants.

     

    Lorsqu’on lui annonce qu’il passera la fin de sa carrière aux archives de la bibliothèque du Congrès, Dick Benton, tout juste congédié par le FBI, comprend que ses supérieurs entendent bien le mettre au placard et ne plus jamais entendre parler de lui. Ils en auront pour leur frais, car dès son arrivée l’ex-agent découvre que des liens un peu louches existent entre le populaire candidat républicain à la présidence et … le célèbre hors-la-loi Billy the Kid ! Une information que beaucoup semblent près à tout pour faire disparaître…

  • Métro Z

    Métro Z

    Titre : Métro Z
    Auteur : Fabien Clavel
    Éditeur : Rageot (collection thriller)
    Date de publication : 2014 (juin)

    Synopsis : Emma est excédée quand son métro reste bloqué à la station Châtelet. Déjà qu’elle doit s’occuper de Natan, son petit frère autiste… Quand une explosion retentit dans le wagon voisin, elle se rue, paniquée, dans les couloirs envahis par une épaisse fumée jaunâtre. Emma réalise que tous les accès sont condamnés et que Natan n’est plus avec elle ! Partant à sa recherche, elle observe le comportement étrange et terrifiant des autres passagers : indolents, marmonnant, les yeux dans le vague…

    Note 3.5

    Si le zombie de ces dernières années incarne l’une des peurs les plus fortes : celle de la contamination et constitue un rappel des grandes maladies du siècle, plus particulièrement du sida, il exprime aussi les craintes en rapport avec les recherches en biotechnologie. Ainsi, le zombie rappelle la mort mais il lui donne aussi la forme de nos inquiétudes contemporaines.

  • Les chevaux célestes

    Les chevaux célestes

    Titre : Les chevaux célestes
    Auteur : Guy Gavriel Kay
    Éditeur : L’Atalante
    Date de publication : 2014 (juin)
    Récompenses : Prix Elbakin 2015 (meilleur roman fantasy traduit)

    Synopsis : On donne à un homme un coursier de Sardie pour le récompenser immensément. On lui en donne quatre ou cinq pour l’élever au-dessus de ses pairs, lui faire tutoyer l’élite – et lui valoir la jalousie, parfois mortelle, de ceux qui montent les chevaux des steppes. L’impératrice consort du Tagur venait de lui accorder deux cent cinquante chevaux célestes. À lui, Shen Tai, fils cadet du général Shen Gao, en reconnaissance de son courage, de sa dévotion et de l’honneur rendu aux morts de la bataille du Kuala Nor. On me tuera pour s’en emparer. On me réduira en charpie pour mettre la main sur ces chevaux avant même que j’aie regagné la capitale. » Deux cent cinquante sardiens, introduits par son entremise dans un empire qui éprouvait pour ces montures un désir insatiable, qui gravait à leur image des blocs de jade et d’ivoire, qui associait les mots de ses poètes au tonnerre de leurs sabots mythiques. Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n’est pas toujours facile de distinguer l’un de l’autre.

    Note 4.5

    Elle se retourna sur sa selle. Aussi loin que portât son regard sous le soleil levant et le ciel inaccessible, l’herbe régnait, d’un vert foncé ou tirant sur le jaune. Haute, elle ondulait sous la brise dans un bruissement qui l’accompagnait depuis que les Bogü l’avaient emmenée. Même dans son palanquin, elle l’entendait en permanence. Le murmure de la steppe. Tournée vers le nord, elle s’emplie les yeux du panorama en se demandant jusqu’où il s’étendait. Si le monde a connu un matin, il ressemblait à celui-là, pensa-t-elle.

     

    Il aura fallu quatre ans pour qu’ « Under Heaven » de Guy Gavriel Kay soit enfin traduit et publié en France sous le titre « Les chevaux célestes ». Une longue attente qui permettra peut-être aux lecteurs d’apprécier davantage encore ce roman qui s’avère être une réussite. L’histoire se base pourtant sur un événement qui pourrait au premier abord paraître anodin : le cadeau accordé par une princesse à un humble étudiant en remerciement de son dévouement envers les morts d’une terrible bataille ayant eu lieu bien des années auparavant. Un cadeau qui, sous couvert de récompense, va au contraire bientôt prendre des allures de malédictions pour le protagoniste, désormais au centre de jeux politiques et d’intrigues dont il ignore totalement les règles.

  • The Walking Dead, tome 3 : La chute du Gouverneur

    La chute du gouverneur

    Titre : La chute du Gouverneur
    Cycle : Walking Dead, tome 3
    Auteur : Jay R. Bonansinga et Robert Kirkman
    Éditeur : Le livre de poche
    Date de publication : 2014 (juin)

    Synopsis : Woodbury, petite ville fortifiée qui résiste à l’invasion zombie… Le Gouverneur, son chef autoproclamé, commence à montrer des signes de pure démence, et ses actions plongent les habitants dans les ténèbres et la terreur. Woodbury a succombé à l’enfer. Au milieu de ce cauchemar post-apocalyptique, Rick, Michonne et Glenn, personnages phares de la bande dessinée éponyme, font enfin leur entrée. Les fans de la série The Walkind Dead auront la surprise de découvrir ces trois héros sous un jour nouveau.

    Note 2.5

    En cette époque brutale, prendre une revanche – instinct parmi les plus vils dans des circonstances ordinaires – semble désormais un acte inévitable, aussi naturel que d’abbatre un mort-vivant d’une balle dans le crâne ou voir un être cher se transformer en monstre. Dans cette horrible nouvelle société, les membres infectés sont amputés au plus vite et cautérisés. Les êtres malfaisants ne sont plus des créatures de légende ou l’affaire de la police. Dans ce monde nouveau, ils sont comme des têtes de bétail malades qu’il faut séparer du reste du troupeau.

  • 1431 : L’homme qui trahit Jeanne d’Arc

    L'homme de l'année 1431

    Titre : 1431 : L’homme qui trahit Jeanne d’Arc
    Série : L’homme de l’année, tome 2
    Scénariste : Eric Corbeyran
    Dessinateur et coloriste : Horne et Froissard
    Éditeur : Delcourt
    Date de publication : 2013

    Synopsis : 1435, quatre ans après la mort de Jeanne d’Arc, les rumeurs les plus folles courent sur les raisons de sa capture par les Anglais à la bataille de Compiègne. La légitimité même de Charles VII commence à être remise en cause. Yolande d’Aragon, belle-mère du roi, décide en secret de mener l’enquête afin de démasquer le traître responsable de la chute de la Pucelle et ainsi assurer la stabilité du royaume.

    Note 1.0

    La diplomatie exige moins de force que d’esprit.

  • La Vieille Anglaise et le Continent et autres récits

    La vieille anglaise et le continent

    Titre : La Vieille Anglaise et le Continent et autres récits
    Auteur : Jeanne A. Debats
    Nouvelles : La vielle Anglaise et le continent ; Aria furiosa ; Saint-Valentin ; Stratégie du réenchantement ; Privilège insupportable ; Gilles au bûcher ; Fugues et fragrance aux temps du Dépotoir ; Nettoyage de printemps
    Éditeur : Folio SF
    Date de publication : 2012
    Récompenses : Grand Prix de l’Imaginaire 2009 (catégorie nouvelle francophone pour l’ensemble du recueil) ; Prix Julia Verlanger 2008, Prix Rosny aîné 2009, Grand prix de la Science-Fiction française (pour « La Vieille Anglaise et le Continent »)

    Synopsis : Certaines propositions ne se refusent pas. Même lorsque vous êtes une très vieille eco-warrior acariâtre et à l’agonie, même si l’offre va à l’encontre de tous les idéaux que vous avez défendus pendant des années : le transfert de votre esprit dans un nouveau corps. Mais ce n’est pas n’importe quel corps qui attend Ann Kelvin, c’est celui d’un grand cachalot, un des derniers de son espèce.

    Note 3.5

    Nous pénétrons ensemble dans les entrailles de Garnier. Mes deux chiens de garde sont mal à l’aise, je les comprends. Le contraste entre la partie publique de l’opéra et les couloirs obscurs réservés au personnel et aux troupes de spectacle est saisissant. D’un côté les ors, les cristaux étincelants et le velours rouge, et de l’autre la nuit, la poussière et les toiles d’araignées. Les sources de lumière, parfois trop violentes, diffusent une atmosphère étrange. On plisse les yeux et tous ceux que l’on croise prennent des allures inquiétantes d’apparitions fugitives entre deux lacs de ténèbres. Les ombres transforment un machiniste pliant sous le fardeau d’un projecteur en un monstre grotesque, une danseuse entrant et sortant de sa loge se fait vaporeuse et fantomatique. Garnier a toujours enflammé l’imagination. Les rats se chuchotent des légendes où le Destin, la Fatalité et la Mort sèment les larmes, les échecs et les drames dans les coursives sombres, croisant de temps en temps le fantôme de l’Opéra. Celui-ci on l’espère en tremblant de terreur. La tradition veut qu’il choisisse parfois une cantatrice et lui donne le talent pour affronter le rôle de sa vie. On ignore le prix à payer pour cette faveur insigne.