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L’océan au bout du chemin
Titre : L’océan au bout du chemin
Auteur : Neil Gaiman
Éditeur : Au Diable Vauvert
Date de publication : 23 octobre 2014
Récompenses : Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2014Synopsis : » J’aimais les mythes. Ils n’étaient pas des histoires d’adultes et ils n’étaient pas des histoires d’enfants. Ils étaient mieux que cela. Ils étaient, tout simplement. » De retour dans la maison de sa famille pour des obsèques, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu’il croyait oubliées. Le suicide d’un locataire dans une voiture au bout d’un chemin, sa rencontre avec une petite voisine, Lettie, qui affirmait alors que l’étang de derrière la maison était un océan. Et les souvenirs de l’enfance, qu’il croyait enfuis, affluent alors avec une précision troublante… Ce sont les souvenirs d’un enfant pour qui les histoires existent dès qu’on les croit et qui se réfugie dans les livres pour échapper aux adultes, un enfant pour qui les contes sont sa réalité.
Les enfants, ainsi que je l’ai dit, ont recours à des voies secondaires et aux sentiers cachés, tandis que les adultes suivent des routes et les itinéraires officiels.
Merci aux Éditions du Diable Vauvert pour m’avoir fait bénéficier gracieusement du dernier livre de Neil Gaiman. Merci car avec « L’océan au bout du chemin », j’ai découvert un univers qui m’est étranger et qui m’a ravi. Conte fantastique, nostalgie de l’enfance avec ses questionnements et ses peurs, le livre est difficile à résumer. Les talents de raconteur de Neil Gaiman sautent aux yeux, c’est une évidence. Il titille habilement notre imaginaire, réussit à nous questionner sur nos propres peurs de l’enfance, des choses qui paraissent banales pour l’adulte que nous sommes devenu mais qui nous mettaient dans des états d’effroi pas possible. Trois générations de femmes (bon la dernière Lettie à 11 ans !) impressionnantes pour aider ce gosse de sept ans.
Au final, une bien agréable surprise pleine de nostalgie.
Autres critiques : Baroona (233°C) ; Gaëlle (Pause Earl Grey) ; Jean-Philippe Brun (L’Ours inculte) ; Lorhkan (Lorhkan et les mauvais genres), Océane (La Pile à Lire) ; Plume (The Last Exit to Nowhere) ; Stelphique (Mon féérique blog littéraire) ; Xapur (Les Lectures de Xapur) ; Ys Melmoth (Imrama – Des mots et des miroirs)
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Fox-Boy, tome 1 : La nuit du renard
Titre : La nuit du renard
Série : Fox-Boy, tome 1
Scénariste et Dessinateur : Laurent Lefeuvre
Éditeur : Delcourt Comics (Comics Fabric)
Date de publication : 24 septembre 2014Synopsis : Alors qu’il fuit les représailles d’une bande de son lycée, Pol Salsedo, un adolescent Rennais, trouve refuge in extremis dans l’échoppe d’un mage. Devant l’arrogance du jeune homme, celui-ci le dote de pouvoirs aussi inattendus qu’étranges : Pol devient un renard-garou. Ravi dans un premier temps, il se trouve vite confronté à la réalité. Est-il détenteur d’un don du ciel ou d’une antique malédiction ? Pol découvre que les nouveaux et spectaculaires pouvoirs dont il se trouve investi ne vont pas sans lui poser quelques problèmes, super-héros vire très vite au cauchemar…
Pourquoi les super-héros se déplacent en groupe ?
Si quelqu’un se marre en les voyant défiler… ils peuvent toujours se dire que c’est le voisin qui est visé !Et oui, il fallait s’y attendre les « french comics » prennent le pouvoir, les super-héros s’adaptent à la française et les spécialités régionales (ici bretonnes) peuvent parfois très bien faire les choses ! Pourtant, avec Fox-Boy, vous verrez que tout cela ne correspond pas aux clichés que vous pourriez attendre et que nous n’avons absolument rien à envier à l’imaginaire américain qui nous envahit depuis bien trop longtemps.
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Pluie d’annonces pour la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe !
Marvel Studios organisait le 29 octobre 2014 un mystérieux Marvel Event qui a tenu toutes ses promesses en annonçant neuf films prévus pour la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe !
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Le vieil homme et la mer [Bande dessinée]
Titre : Le vieil homme et la mer [Bande dessinée]
Scénariste et dessinateur : Thierry Murat
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 2014 (octobre)Synopsis : Cuba. Début des années 1950. Santiago, un vieux pêcheur rentre une fois encore la barque vide. 84 jours qu’aucun poisson ne mord sa ligne. Tout le monde le pense trop vieux et devenu piètre marin. Seul Manolin, petit garçon, continue de croire en lui et veut l’accompagner dans ses sorties en mer. Mais ses parents l’obligent à regagner un navire plus chanceux, et l’enfant continuera le soir à visiter le vieil homme dans sa cabane. Le 85e jour, Santiago décide d’aller pêcher loin dans le golfe. Il est confronté à un espadon, poisson énorme et fort. La lutte homérique entre le vieil homme et le poisson prédateur durera trois jours et trois nuits ; à son retour sur la terre ferme, le vieil homme aura regagné sa dignité après une bataille courageuse.
Peut-être bien qu’on est pareils, tous les deux… Mais tu sais, poisson, même si t’es mon frère, t’es tellement extraordinaire qu’il faut que j’te tue. Heureusement qu’on est pas obligé de touer toutes les choses extraordinaires… Heureusement qu’on n’est pas obligé de tuer les étoiles ou la lune pour leur prendre la lumière ! Peut-être bien qu’un jour, les hommes se mettront en tête d’aller tuer le soleil… Qui sait ?
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Magic in the Moonlight
Titre : Magic in the Moonlight
Scénario : Woody Allen
Réalisateur : Woody Allen
Acteurs principaux : Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden, Simon Mc Burney, Hamish Linklater, Catherine McCormack, Jacki Weaver, Lionel Abelanski Date de sortie française : 22 octobre 2014
Récompenses : Sélection Festival de Deauville 2014.Synopsis : Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.
Si vous avez envie de légèreté, d’une comédie romantique et magique, le dernier Woody Allen est pour vous.
Difficile de donner un avis sur un film de Allen car même avec ce « Magic in the Moonlight », film plaisant mais sans enthousiasme béat, et bien ça reste quand même du bon ciné. Car il faut bien avouer que côté scénario, on a fait quand même plus excitant. Mais voilà, Woody Allen est toujours un formidable directeur d’acteurs et un dialoguiste hors pair. Cela suffit pour rendre cette bluette plutôt agréable. Colin Firth et Emma Stone jouent au chat et à la souris avec enthousiasme, mais Cupidon pourrait bien régler l’affaire. Il sont tous les deux excellents. Les seconds rôles, comme toujours chez Allen, apportent un plus évident.
Alors si ce Woody Allen n’est pas une cuvée inoubliable, il nous fait passer une heure trente de fantaisie. C’est déjà ça.
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Marco Polo, tome 2 : A la cour du Grand Khan
Titre : A la cour du Grand Khan
Série : Marco Polo, tome 2
Scénaristes : Christian Clot, Didier Convard et Eric Adam
Dessinateur : Fabio Bono
Éditeur : Glénat (collection Explora)
Date de publication : 2014 (octobre)Synopsis : Après un long voyage sur la route de la soie, Marco Polo le marchand vénitien est parvenu à Chang-Tou, la capitale que le grand Khan Kubilaï a fait ériger au cœur des steppes. Agréablement surpris par ses connaissances, l’empereur mongol ne tarde pas à se lier avec le jeune explorateur qui sait parler sa langue et à lui confier d’importantes missions. Il ira jusqu’à faire de lui son ambassadeur. On sait qu’à son retour, le récit de Marco Polo et ses découvertes ont bouleversé l’image du monde et de la cartographie pour les siècles à venir… Mais que sait-on vraiment de son voyage ?
-Notre galère fait eau de toutes parts et le pont sera bientôt un véritable enfer. Il faut quitter le navire, seigneur Polo !
-Tu peux fuir avec les marins, c’est ton droit. Moi je reste sur mon navire! J’ai déjà vécu mille fois ce que vit le commun des mortels, mourir aujourd’hui ou demain, que m’importe ? -
Activité actuelle du blog (2014.10.27)
Cela faisait quelques mois que nous n’avions pas fait le point sur nos activités pour améliorer le Bibliocosme.
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La Saga d’Oap Täo
Titre : La Saga d’Oap Täo
Cycle : La Saga d’Oap Täo : Intégrale (Rasalgethi, Apex (M57) et Bérénice) au sein des Chroniques des Nouveaux Mondes
Auteur : Jean-Marc Ligny
Éditeur : ActuSF
Date de publication : août 2014 (1990 pour les premières éditions chez Fleuve Noir)Synopsis : Oap Täo, baroudeur de l’espace, va de mission en mission avec son vaisseau spatial, transportant des cargaisons pas toujours légales, se frottant aux autorités et se mettant dans des situations périlleuses. Personnage haut en couleur, plein d’un bagout délicieux, il revient entre deux voyages se poser quelques jours dans un bar de sa connaissance, perdu au fin fond de l’espace. Là l’attendent à sa grande surprise deux étudiants qui veulent faire un mémoire sur lui. L’âge avançant, il accepte de leur raconter son histoire.
Faire la cour à une femme, s’efforcer de la séduire, lutter pour la conquérir, c’est ça l’épice de l’amour, pas vrai ? Dur à saisir, difficile à conserver, c’est sa rareté qui le rend si précieux…
ActuSF republie pour la rentrée littéraire 2014 La Saga d’Oap Täo de Jean-Marc Ligny sortie pour la première fois en 1990 (Rasalgethi, Apex (M57) et Bérénice constituaient les trois tomes originaux, alors publiés chez Fleuve Noir et ici réunis dans une version revue et corrigée par l’auteur).
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Utopiales 2014 : Le programme du Bibliocosme
Comme chaque année depuis maintenant trois ans, les membres du Bibliocosme seront présents au festival des Utopiales qui se déroulera à Nantes du jeudi 30 octobre au dimanche 2 novembre. Un festival consacré à la science-fiction et qui sera l’occasion de rencontrer certains des auteurs les plus réputés des littératures de l’imaginaire et d’assister à des conférences et rencontres avec les écrivains. Voici, dans les grandes lignes, notre programme au cours de ces trois jours qui s’annoncent chargés !
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Bande de filles
Titre : Bande de filles
Scénario : Céline Sciamma
Réalisateur : Céline Sciamma
Acteurs principaux : Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsey Karamoh, Mariétou Touré,Idrissa Diabaté, Rabah Nait Oufella
Date de sortie française : 22 octobre 2014
Récompenses : Sélection Quinzaine des réalisateurs Cannes 2014.Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse.
La jeune Marième, trop vite mise devant la dureté de la vie, s’émancipe en rencontrant trois filles qui n’ont pas froid aux yeux. Après le magnifique « Tomboy », j’attendais avec impatience le nouveau film de Céline Sciamma. Et le résultat a fière allure.
Céline Sciamma filme ses personnages sans les juger, ce n’est pas important ici. Elle nous montre comment on se construit malgré les obstacles, les erreurs, les coups durs. Marième/Vic sait qu’elle ne peut compter que sur elle-même, quitte à se tromper. Le film rend compte aussi de l’échec de nos politiques successives, tant éducatives que sociales. Le désespoir semble chevillé au corps de cette jeunesse qu’on a pas pu ou su préparer à un avenir acceptable. Pas étonnant que la violence et les petites combines fleurissent jour après jour lorsque l’on vit justement au jour le jour. Le regard de Sciamma sur la banlieue est juste, ces actrices toutes inconnues donnent une pèche incroyable à son film. La jeune Karidja Touré, entre fragilité et dureté, est la grande révélation de cette bande de filles. Avec ses trois compères, elle donne une justesse et une énergie indiscutable au film, magnifié par une mise en scène inspirée.
Céline Sciamma confirme à ceux qui pouvaient encore en douter qu’elle est l’une des cinéastes les plus douée de sa génération.
Autres critiques : Aurélie (Les Curieuses)



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