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Utopiales 2014, Conférence #2 : La formidable épopée des inadaptés en science-fiction
Pour beaucoup, la science-fiction est, par définition, une littérature d’inadaptés. Peu importe qu’elle permette l’exploration quasi infinie des possibles et propose une réflexion sur notre société et notre époque, ce genre littéraire reste aujourd’hui encore réservé à ceux qui ne se seraient pas encore décidés à grandir. « On en lisait, mais seulement quand on était jeune », vous diront beaucoup de lecteurs. Lors du festival des Utopiales de Nantes, une conférence intitulée « La fabuleuse épopée des inadaptés de science-fiction » et réunissant Jo Walton (« Morwenna »), Catherine Dufour (« Outrage et rébellion »), Olivier Paquet et Philippe Curval s’est penchée sur cette épineuse question. L’occasion de découvrir que, si la figure de l’inadapté est très fréquente dans les romans de science-fiction, elle peut cela dit prendre des formes extrêmement variées.
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Zapping Ciné : Hercule – Lucy – Tortues Ninja [2014]
Tous les films ne méritent pas forcément une analyse en profondeur ; ce Zapping Ciné sent fort les titres courts et les blockbusters qui tâchent : autant le dire tout de suite, il n’y aura pas grand-chose à sauver… Aujourd’hui, donc, trois films visionnés pour trois mondes totalement différents. Tentez ou zappez, à vous de choisir !
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Utopiales 2014, Conférence #1 : IA, Apocalypse et religion
Le thème du festival des Utopiales de Nantes étant cette année « Intelligence », de nombreuses conférences ont été consacrées à ce vaste sujet, dont une particulièrement intéressante intitulée « IA, religion et Apocalypse » et réunissant une sacrée brochette d’auteurs : Alain Damasio (« La zone du dehors »), Thomas Day (« Sept secondes pour devenir un aigle »), Raphaël Granier de Cassagnac (« Un an dans les airs »), Walter Jon Williams (« Avaleur de monde »), Dimitri Glukhovski (« Métro 2033 »).
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Il était une fois… peut-être pas
Titre : Il était une fois… peut-être pas
Auteur : Akli Tadjer
Éditeur : Jean-Claude Lattès / Pocket
Date de publication : Aout 2008Synopsis : C’est l’histoire d’un amour fusionnel : celui de Mohammed et de sa fille qu’il a élevé seul. Mais lorsque Myriam part à Toulon poursuivre ses études, elle demande à son père de s’occuper de Gaston, le nouvel homme de sa vie. De quoi perturber l’équilibre affectif de cet artificier misanthrope qui pour se consoler de l’ingratitude des vivants, convoque la légende glorieuse de ses ancêtres algériens, formidable mille et une nuits qu’il contait chaque soir à sa fille chérie pour l’endormir, et dont il brûle de lui révéler la fin. Avec ce beau roman, Akli Tadjer nous emmène dans une aventure humaine dense, tendre et surprenante, où les hommes se révèlent meilleurs qu’ils n’y paraissent et où l’étranger n’est pas celui qu’on croit….
Encore un petit mot pour te dire que mon amour pour Gaston et Malik n’a rien à voir avec l’amour que je porte parce que toi, tu es le seul homme de ma vie. Mais ça, tu le sais déjà. Ta fille unique et préférée, Myriam.
Mohamed élève seul sa fille Myriam. Il est un peu grognon depuis qu’elle est partie suivre des études à Toulon. Il l’est toujours lorsqu’elle débarque avec Gaston son petit copain. Au bord de la crise de nerfs quand Myriam lui demande d’héberger le gus et carrément fou de colère quand elle lui annonce qu’elle a rencontré un nouvel homme et qu’elle se convertit à l’Islam.
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Utopiales 2014, Entretien #2 : Olivier Ledroit et Thomas Day
« Une réécriture des contes de fées dans un décor steampunk ». Voilà comment les éditions Glénat présentent ce premier tome des aventures de la jeune Wika (« Wika et la fureur d’Obéron ») illustré par Olivier Ledroit et co-scénarisé par Thomas Day. Tous deux étaient présents à Nantes à l’occasion du festival des Utopiales, ce dont ils ont profité pour présenter leur ouvrage et évoquer leur collaboration.
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American Fays
Titre : American Fays
Auteurs : Anne Fakhouri et Xavier Dollo
Éditeur : Critic (Fantasy)
Date de publication : 6 novembre 2014Synopsis : Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !– Tu vois, The Crap, les bonnes femmes, c’est comme les Siciliens et les Irlandais. Faut déjà s’les fader, si en plus, on doit savoir leur parler… Une bonne claque dans la gueule et plus personne a envie de l’ouvrir.
– Bien sûr, patron.Prêt à suivre un buddy movie façon mafia à travers un Chicago fayrique des années 1920 ? C’est ce que nous proposent Anne Fakhouri et Xavier Dollo (alias évidemment Thomas Geha) dans American Fays où la violence le dispute à la féérie attachante, dans une ambiance drôlement et férocement décalée.
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Utopiales 2014, Entretien #1 : Alexandre Astier
Le festival de science-fiction des Utopiales de Nantes recevait cette année l’acteur et réalisateur Alexandre Astier qui a donné deux représentations de son spectacle « L’Exoconférence » au Grand Auditorium de la Cité des Congrès. L’acteur s’est également déplacé le jeudi après-midi pour une conférence avec l’astrophysicien et président du festival Roland Lehoucq qui s’est déroulé à 15h sur la scène Shayol. Un échange qui aura, comme on pouvait s’en douter, intéressé énormément de monde et au cours duquel Astier est, entre-autre, revenu sur l’élaboration de son dernier spectacle. En voici l’aperçu.
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Plus fort que la haine
Titre : Plus fort que la haine
Scénariste : Pascal Bresson
Dessinateur : René Follet
Éditeur : Glénat (collection Caractère)
Date de publication : 2014 (septembre)Synopsis : En 1933, Doug Wiston, véritable force de la nature et grand amateur de jazz, est un jeune travailleur noir dans une scierie de l’État de Louisiane. Exploité du fait de sa force herculéenne, il finit renvoyé pour avoir osé défendre son père, passé à tabac par Sanders, l’odieux patron raciste de l’établissement et membre du Ku Klux Klan. Sans travail, sans argent, prêt à tout pour venger l’honneur de son père, Doug se morfond dans un état de révolte : contre les injustices, contre Sanders, contre les Blancs. Il découvre ce sentiment étrange qu’est la haine… Mais sur les conseils avisés d’un vieux musicien de jazz, il va finalement mettre à profit ce don que la nature lui a fait, sa formidable constitution, et devenir boxeur. Pour se venger du vieux Sanders, Doug utilisera les coups, certes, mais à travers la noble voie du sport, pas celle de la violence.
Nous, esclaves, nous trouvons dans l’amour de la musique un moyen de nous forger une identité. Comme nos ancêtres africains, nous mêlons la musique à chaque instant vécu. Nous chantons pour rythmer le travail, pour célébrer les fêtes, pour conduire l’un des nôtres à sa dernière demeure. C’est notre culture à nous depuis toujours, et celle-là, les Blancs ne pourront jamais se l’approprier.
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Le palmarès des Utopiales 2014
Le festival des Utopiales 2014 a dévoilé son palmarès final en détails, du Prix Verlanger au Prix utopiales européen…
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Une nouvelle amie
Titre : Une nouvelle amie
D’après: : la nouvelle « Une amie qui vous veut du bien » de Ruth Rendell publiée en 1985
Réalisateur : François Ozon
Acteurs principaux : Romain Duris, Anaïs Demoustier, Raphaël Personnaz, Isild Le Besco, Aurore Clément, Jean-Claude Bolle-Reddat
Date de sortie française : 5 novembre 2014À la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.
Quelle déception ! Un cinéaste que j’aime souvent, une distribution alléchante et malheureusement pour moi, le film d’Ozon n’a provoqué aucune empathie ni émotion. Le film joue constamment sur le trouble des deux personnages, il n’a été pour moi que vain et bien trop caricatural. Des partis pris contestables, symbolisés par cette scène en boite de nuit ou un artiste travesti incarne une chanson de Nicole Croisille m’a fait pensé à Gad Elmaleh dans « Chouchou » !
Le film d’Ozon accumule les clichés, provoque les rires malsains ou gênés. C’était une excellente idée de faire de Duris son héros en quête d’identité mais il joue à outrance David se rêvant en Virginia, là justement ou il aurait fallu plus de finesse pour montrer le dilemme et la souffrance de cette homme se rêvant femme. On est triste pour Duris, qui aurait mérité un bien meilleur traitement que celui qu’Ozon lui impose. Anaïs Demoustier troublée, tente de rester rationnelle, mais là aussi on peine à comprendre ses choix. Le film ne choisit jamais entre le drame et la comédie et se plante dans les grandes largeurs sur un sujet difficile. Quand à la fin, ridicule au possible, elle ne dissipe pas le malentendu.
François Ozon est un cinéaste capable du meilleur (« Sous le sable », « 8 femmes » « Potiche » ou encore « Dans la maison »). Ma nouvelle amie n’en fait pas partie malheureusement.





