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Titre : Le syndrome du pire
Auteur : Christoffer Carlsson
Éditeur : Ombres Noires
Date de publication : 25 mars 2015
Récompenses : Elu roman policier de l’année par l’Académie des auteurs de roman policier suédois.

Synopsis : Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Leo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence: Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent à son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

Note 3.5

Parfois, je vois des gens, des couples qui se tiennent par la main. Ils ont l’air heureux, rient comme si aucun problème ne troublait leur vie, comme s’ils n’avaient jamais rien perdu et ne se perdraient jamais. Si seulement, ils savaient à quelle vitesse cela peut se produire. Moi, je le sais. Et toi aussi, n’est-ce pas ?

Tout d’abord merci aux Éditions Ombre Noires pour cette découverte.

La découverte fut belle, car c’est sur canevas plutôt original que Christoffer Carlsson nous embarque dans les artères de Stockholm. Avec tout d’abord, un flic Léo Juncker, pas forcément sympathique de prime abord , qui se retrouve au cœur de l’enquête après la découverte d’une jeune junkie assassinée dans l’immeuble où il habite. Par petites touches, l’intrigue s’installe avec un sentiment de malaise qui va crescendo, un jeu du chat et de la souris bien mené, tendu à souhait. Passé et présent s’entrecroisent avec une belle habilité. On pourra reprocher une fin un peu trop évidente, mais c’est suffisamment bien écrit pour y trouver un plaisir certain.

Un polar à découvrir indiscutablement