Walking Dead 20 Guerre totale

Titre : Sur le sentier de la guerre
Série : Walking Dead, tome 20
Scénariste : Robert Kirkman
Dessinateur : Charlie Adlard
Éditeur : Delcourt Comics (Contrebande)
Date de publication : 4 juin 2014 (2014 en VO chez Image Comics)

Synopsis : Après un dernier briefing, Rick rassemble ses troupes et va au Sanctuaire. Il annonce à Negan que la Colline ne livrera plus de marchandises et lui propose une trêve. Negan refuse et apprend à Rick que Gregory et la Colline se sont joints à lui ! La vérité éclatera au prix d’une fureur destructrice déchainée dans un affrontement sanglant… causant des pertes des deux côtés.

Note 3.5

J’ai étudié ton offre généreuse… et pour ma réponse, j’hésite entre va chier et va te faire enculer !

Notre came revient parfois plus vite qu’à l’accoutumée : le vingtième tome de la série comics Walking Dead suit son prédécesseur de « seulement » quatre mois. Et, comme le souligne le titre, le groupe des survivants toujours mené par Rick Grimes est « Sur le sentier de la guerre » vis-à-vis du groupe de Negan ; c’est le début de l’arc « All Out War » !


Pour cet arc, exceptionnellement en douze numéros, Robert Kirkman et Charlie Adlard ont opté pour une sortie massive de numéros à raison de deux par mois. Du même coup, les éditions Delcourt publient un tome supplémentaire en cette année 2014. C’est surtout l’occasion pour nous, lecteurs, de découvrir (enfin !) l’affrontement tant attendu et si longtemps préparé entre deux groupes conséquents de survivants, lourdement armés, mais surtout entre deux leaders charismatiques, Rick Grimes d’un côté, Negan de l’autre. Pas de spoilers comme d’habitude, vous en apprendrez plus que ce simple constat dès la lecture du quatrième de couverture.

Le scénario de Robert Kirkman ne laisse que peu de place au doute ici : les survivants ont désormais besoin de se combattre, et pas de manière gentillette ! Stratégies établies, armes de poing, usines de munitions et autres récupérations de grenades, l’action est au rendez-vous, façon film de Deuxième Guerre mondiale. Il faut reconnaître que les morts se font plus gratuites, car les événements se multiplient, ce qui est malgré tout un mieux vu les critiques souvent formulées sur les tomes précédents, légèrement plus mornes dès que la communauté d’Alexandria fut entrée en jeu. Difficile de revenir longuement sur ces fameux événements sans trop en dévoiler, signifions seulement que Rick est, cette fois, fin prêt et que Negan est encore plus dangereux dos au mur mais s’accorde quelques erreurs de jugement. On regrettera toujours, dans ce genre de stratégies trop millimétrées, des considérations géographiques très floues ainsi qu’une mise en place particulièrement répétitive, mais ce n’est évidemment pas le plus grand intérêt ici, mais plutôt la psychologie des personnages amenés à prendre une décision entre quelques secondes ; au moins, un des membres de chaque communauté est concerné : l’heure est au choix.

Enfin, comment aborder l’évolution de la série Walking Dead sans parler de l’aspect graphique qui est toujours là pour magnifier les horreurs humaines et zombies, le noir et blanc aidant forcément pour pallier aux giclures de sang mais soulignant les expressions faciales qui ne manquent pas dans ces situations horrifiques. Bon, comme nous sommes sur ce tome dans un rythme de publication, il faut reconnaître que davantage de cases semblent faites à la va-vite ; Charlie Adlard se rattrape, comme à son habitude, sur les pleines pages mettant en scène un personnage en plein doute au regard horrifié. Ça semble tout bête, mais ça marche toujours autant et, finalement, n’attend-on pas ces moments avec impatience ?

Ce vingtième tome de LA série zombie devenue culte nous donne un peu l’impression d’assister à une boucherie sans nom et inutile, tout en se répétant vis-à-vis du tome précédent. Pour autant, les coups de théâtre distillés et visiblement préparés laissent toujours un goût appréciable à la lecture de cette série qui proposera toujours, c’est évident maintenant, des planches sidérantes entrecoupées de cases parfois insipides.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7 ; Tome 8 ; Tome 9 ; Tome 10 ; Tome 11 ; Tome 12 ; Tome 13 ; Tome 14 ; Tome 15 ; Tome 16 ; Tome 17 ; Tome 18 ; Tome 19 ; Tome 21 ; Tome 22 ; Tome 23 ; Tome 24 ; Tome 25 ; Tome 26 ; Tome 27

Autres critiques : Squeletor (My Zombie Culture), Yaneck Chareyre (Les Chroniques de l’Invisible) et Yvan Tilleul (Sin City)