Le Loup de Wall Street

Titre : Le Loup de Wall Street
Réalisateur : Martin Scorsese
Acteurs principaux : Leonardo Di Caprio, Jonah Hill, Margot Robbie, Matthew McConaughey, Joanna Lumley, Jean Dujardin
Date de sortie française : 25 décembre 2013
Livre original : Le Loup de Wall Street de Jordan Belfort (2005)

Synopsis : L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…

Note 5.0
 

Une plongée effarante dans le milieu de la finance, au pays où tout est possible. Dans cette course frénétique et perpétuelle au Dieu dollar, Jordan Belfort est bien décidé à en devenir l’un des rois. Et très vite, il accède au sommet. Mais chaque médaille a son revers. Accro aux drogues en tous genres, au sexe tarifé ou non, Jordan ne se refuse aucune exubérance avec ces potes. Même franchir la ligne jaune. Ce que n’a pas prévu notre businessman, c’est que le FBI s’intéresse à ses affaires.

Emporté d’entrée par la machine infernale scorsesienne, recraché trois heures plus tard ébahi, admiratif et estomaqué. La caméra de Martin Scorsese filme ça avec une virtuosité qui frise le génie. Après De Niro, Scorsese a trouvé en Leonardo DiCaprio son alter ego. DiCaprio est de tous les plans ou presque, il bouffe l’écran avec une gourmandise et une présence hallucinante. Si l’Académie des Oscars fait une nouvelle fois l’autruche devant ce génial acteur, ce sera un vrai scandale.

Mais, cela serait faire injure aux autres acteurs tant leur talent éclabousse l’écran. De Matthew McConaughey (dans une scène culte ?) à Jonah Hill génial dans le rôle du meilleur pote, de Margot Robbie splendide découverte, qui fait tourner la tête de Jordan en passant par des apparitions savoureuses de notre frenchie Jean Dujardin et par la délicieuse Jonna Lumley (si, si, l’héroïne de Chapeau melon et bottes de cuir, tous amènent leur pierre à l’édifice. Un très grand film sur le fameux rêve américain, à moins que cela soit un cauchemar.

Tapis rouge pour Misteeeer Scorsese. 2h 59 minutes de pur plaisir. Une master class passionnante et déjanté d’un grand maitre du 7ème art. Comme disent nos amis suisses, c’est de la dynamite.

 

 

Autres critiques : Jean-Philippe Brun (L’Ours inculte)