9782070403264[1]

Titre : Testament à l’Anglaise
Auteur : Jonathan Coe
Éditeur : Galimard (Folio)
Date de publication : 1994
Récompenses : Prix John Llewellyn Rhys 1995. Prix Fémina 1995

Synopsis : Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations… Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…

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« Laissez-moi vous donner un avertissement sur ma famille, au cas où vous ne l’auriez pas encore deviné, dit-il enfin. C’est la pire bande de salauds, de rapaces, de voleurs, d’escrocs, de traîtres, de criminels, qui ait jamais rampé sur le sol terrestre. Et j’y inclus mes propres rejetons. »

Et bien dites donc , il y a des testaments bien agréable à découvrir, si vous en doutez, prenez celui de Jonathan Coe. Le natif de Birmingham nous donne une nouvelle fois une sacrée leçon de littérature. Une vieille dame, Miss Winshaw, contacte Michael Owen pour mettre sur papier l’histoire de sa famille. Et c’est pas du joli, oh que non ! C’est parti pour 672 pages de plaisir. Tout ce que j’aime chez Coe, et en général chez les auteurs anglais, y est réunit. Un jeu des familles (ou de quilles, au choix) ou chaque membre rivalise pour être plus pourri que son voisin. Le talent narratif de Coe fait merveille : épaisseur des personnages, intrigues et rebondissements savamment dosés, final génial. Cette satire des années Thatcher est jouissif au possible, les pages défilent avec une facilité déconcertante. Thatcher la dame de fer, Coe un auteur en or.

Ce roman est idéal pour découvrir tout le talent de Jonathan Coe.