• Le procès de Viviane Amsalem

    Le procès de Viviane Amsalem

    Titre : Le procès de Viviane Amsalem (Gett)
    Cycle : Trilogie de la réalisatrice avec Prendre femme et Les Sept jours
    Réalisateurs : Ronit et Shlomi Elkabetz
    Acteurs principaux : Ronit Elkabetz, Menashe Noy, Simon Abkarian, Sasson Gabai
    Date de sortie française : 25 juin 2014

    Synopsis : En Israël, Elisha refuse à sa femme Viviane le divorce qu’elle demande depuis plus de trois ans. Dans ce pays, seuls les rabbins peuvent prononcer ou dissoudre un mariage. Au final, le mari est au-dessus des juges. Viviane montre une grande détermination afin de lutter pour sa liberté.

    Note 3.0

    Chacun apporte sa vie devant le tribunal.

    Viviane veut divorcer, son mari Elisha refuse, le tribunal rabbinique est saisi pour ordonner cette affaire. On s’attend à voir de la souffrance, mais pas d’une manière aussi radicale et systématiquement niée.

  • Saga, tome 3

    Saga 3 Vaughan Staples

    Titre : Saga, tome 3
    Série : Saga, tome 3
    Scénariste : Brian K. Vaughan
    Dessinateur : Fiona Staples
    Éditeur : Urban Comics (Indies)
    Date de publication : 2014 (avril)

    Synopsis : Depuis la mort de son père, Marko peine à recouvrer l’ardeur qui l’animait jusqu’alors. Klara, inquiète pour l’avenir de son fils et de sa nouvelle petite famille, prend donc les rênes de la situation. Une bravoure dont ils auront tous besoin sur Quietus, la planète où vit reclus le romancier D. Oswald Heist. De leur côté, le Testament et Gwendolyne, stimulés par leur désir de vengeance, poursuivent leur traque assidue du couple.

    Note 4.5

    Tous les bons contes pour enfants se ressemblent : une jeune créature enfreint les règles, vit une incroyable aventure, puis rentre chez elle en ayant appris que les susdites règles ne sont pas là pour rien. Bien sûr, le vrai message pour le lecteur attentif est qu’il faut enfreindre les règles aussi souvent que possible, car qui diable ne voudrait jamais vivre d’aventures ?

  • Zaya, tome 1

    Zaya 1

    Titre : Zaya, tome 1
    Série : Zaya, tome 1
    Scénariste : Jean-David Morvan
    Dessinateur : Huang-Jia Wei
    Éditeur : Dargaud
    Date de publication : 20 janvier 2012
    Récompenses : Prix d’excellence au Prix international du manga 2009

    Synopsis : Un monde de l’espace et du futur lointain où, sous un vernis très policé et cultivé, se trament complots sur complots, alimentés de meurtres brutaux. Que vient faire dans cette galère Zaya, jeune sculpteuse ? Et surtout, qui est-elle ? Un polar planétaire découpé comme un manga, où le dessin rugueux et « biomécanique » du Chinois Huang Jia Wei fait merveille…

    Note 4.0

    « Merci », c’est vraiment la dernière chose à dire à une femme après l’amour.

    Et non, nous n’avons pas droit ici à une version science-fiction de l’escort-girl la plus connue des footballeurs français, Zahia, mais bien à un nouvel univers riche et mystérieux autour d’une héroïne aussi complexe que débrouillarde !

  • Saga, tome 2

    Saga2

    Titre : Saga, tome 2
    Série : Saga, tome 2
    Scénariste : Brian K. Vaughan
    Dessinateur : Fiona Staples
    Éditeur : Urban Comics (Indies)
    Date de publication : 2013 (septembre)

    Synopsis : Après avoir réchappé aux horreurs de la planète Clivage, à ses champs de bataille, et aux chasseurs de primes lancés à leur poursuite, Alana, Marko et leur fille Hazel, symbole d’une paix possible entre les deux peuples, s’apprêtent à relever leur plus grand défi : faire la connaissance des grands-parents !

    Note 4.5

    -Je sais que ça ne sera pas facile, mais existe-t-il plus beau symbole de paix qu’un enfant issu de nos deux peuples ?
    -Un enfant n’est pas un symbole, c’est un enfant ! Il lui faut de la compote et un parc et une brouette d’autres choses qu’on ne peut pas avoir tant qu’on est en fuite !

  • Saga, tome 1

    Saga, tome 1

    Titre : Saga, tome 1
    Série : Saga, tome 1
    Scénariste : Brian K. Vaughan
    Dessinateur : Fiona Staples
    Éditeur : Urban Comics (Urban Indies)
    Date de publication : 15 mars 2013 (2012 en VO chez Image Comics)

    Synopsis : Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

    Note 4.0

    Pour un couple, le contraire d’une lune de miel doit ressembler à la semaine qui suit la naissance d’un premier enfant. Peu importe leurs efforts et la pureté de leurs intentions… tout tourne toujours mal.
    Et, en général, c’est à ce moment précis que les visiteurs se pointent. Venus de loin pour inspecter les nouveaux parents désespérés. Ceux qui sont sympas apportent de quoi manger…

    Tout frais dédicacé par Brian K. Vaughan et Fiona Staples au Salon du Livre de Paris 2013, il ne me restait plus qu’à découvrir ce « chef-d’œuvre de l’année comics 2012 » comme tout le monde, ou presque, me vantait ce premier tome de Saga !

  • La petite déesse

    La petite déesse

    Titre : La petite déesse et autres histoires d’une Inde future
    Auteur : Ian McDonald
    Nouvelles : Sanjîv et Robot-wallah ; Kyle fait la connaissance du fleuve ; L’assassin-poussière ; Un beau parti ; La petite déesse ; L’épouse du djinn ; Vishnu au cirque de chats
    Éditeur : Denoël (collection Lunes d’encre)
    Date de publication : 2013

    Synopsis : En 2004, Ian McDonald publiait en Angleterre un roman d’une ambition peu commune dans le paysage de la science-fiction contemporaine, « Le Fleuve des dieux », un livre monstre de plus de 600 pages, aux multiples intrigues situées dans une Inde de 2047 balkanisée et en proie à une sécheresse sans précédent. En 2009, Ian McDonald a rassemblé sous le titre La Petite Déesse les sept nouvelles et courts romans qu’il avait écrits sur cette même Inde du futur. On y découvre, souvent par le biais du regard d’enfants, un sous-continent où les hommes sont quatre fois plus nombreux que les femmes, où se côtoient puissants, gens d’une extrême pauvreté, intelligences artificielles et stars virtuelles, tous confrontés à des menaces d’un genre nouveau.

    Note 1.5

    Elle m’agace assez vite, cette tendance de nombreux Indiens à présumer que comme notre culture est très ancienne, nous avons tout inventé. L’astronomie ? Made in India. Le zéro ? Made in India. La nature indéterminée et probabiliste de la réalité telle que révélée par la théorie quantique ? L’Inde. Vous ne me croyez pas ? Les Veda disent que les quatre Grands Ages de l’Univers correspondent aux quatre résultats possibles de notre jeu de dés. Le Krita Yuga, l’Age de la Perfection, est le meilleur score possible. Le Kalî Yuga, l’Age des Dissensions, des ténèbres, de la décomposition et de la désagrégation, le plus mauvais score possible. Tout cela est un jeu de dés divin. Les probabilités ? Indiennes.

     

    Il y a dix ans, Ian McDonald publiait un roman de science-fiction mettant en scène une Inde futuriste, « Le Fleuve des Dieux », qui rencontra un succès retentissant. Avec « La petite déesse », l’auteur revient à cet univers par le bais de sept nouvelles, chacune consacrée à un moment phare ou un concept particulier permettant de véritablement révéler l’incroyable complexité de cette Inde du future.

  • Je voyage seule

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    Titre : Je voyage seule
    Scénario : Ivan Cotroneo et Francesca Marciano
    Réalisateur : Maria Sole Tognazzi
    Acteurs principaux : Margherita Buy, Stefano Accorsi, Fabrizia Sacchi, Gianmarco Tognazzi
    Date de sortie française : 9 juillet 2014

    Synopsis : Irène vient d’avoir 40 ans. Elle n’a ni mari, ni enfants mais un travail dont tout le monde rêve : elle est « l’invitée surprise » des hôtels de luxe, ce client redouté qui note et juge incognito les standards des services hôteliers. En dehors de son travail, il y a sa sœur Silvia et son ex Andrea. Irène ne recherche pas la stabilité, elle se sent libre et privilégiée. Pourtant, un événement va remettre en question ses certitudes…

  • Under the skin

    Under the skin

    Titre : Under the skin
    Réalisateur : Jonathan Glazer
    Acteurs principaux : Scarlett Johansson, Paul Brannigan, Krystof Hádek, Robert J. Goodwin, Michael Moreland, Scott Dymond, Jeremy McWilliams, Adam Pearson
    Date de sortie française : 25 juin 2014
    Œuvre originale : Sous la peau de Michel Faber

    Synopsis : Sur les routes d’Écosse au volant d’une camionnette, Laura, une extraterrestre à apparence humaine, séduit des hommes pour les attirer dans un piège.

    Note 0.5

  • Maléfique

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    Titre :
    Maléfique
    Conte original :
    D’après le conte de Charles Perrault « La belle au bois dormant ». Scénario de Linda Woolverton
    Réalisateur :
    Robert Stromberg
    Acteurs principaux :
    Angélina Jolie, Elle Fanning, Sam Riley, Sharlto Copley, Juno Temple, Imelda Staunton, Lesley Manville, Ella Purnell, Brenton Thwaites
    Date de sortie française :
    28 mai 2014
    Budget :
    200 000 000 $

    Synopsis : Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son cœur pur en un cœur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore.

    Note 3.5
     
     

    Quand Disney décide une relecture du conte de Charles Perrault, ça donne « Maléfique ». Et c’est bien vu. Car le film est un vrai plaisir pour nos mirettes. Dès les premières images, on est transporté dans un univers féerique magnifique peuplé de personnages étonnants. La magie opère. L’autre bonne idée du film, c’est de nous raconter l’histoire du point de vue de Maléfique. Un subtil mélange de blanc et de noir, de lumière et de ténèbres. Avec ce choix là, il fallait une actrice capable d’incarner cette ambigüité, Angélina Jolie en est l’incarnation parfaite. Son jeu subtil, sa présence méritent à eux seuls le détour. Elle est une Maléfique très convaincante, luttant sans cesse contre ses pulsions de vengeance et son empathie pour la douce Aurore. Toute en nuance, son interprétation est des plus réussies et apporte une vraie plus value au film.

    Je partais avec un à priori pas forcément favorable vite balayer par la beauté formelle du film. La magie Disney opère de bien belle manière. Le conte est bon.

  • Photo de groupe au bord du fleuve

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    Titre : Photo de groupe au bord du fleuve
    Auteur : Emmanuel Dongala
    Éditeur : Actes Sud (Babel pour la collection poche)
    Date de publication : Avril 2010
    Récompenses : Prix Virilo 2010, Prix Littéraire des Genêts 2010, Prix Ahmadou Kourouma 2011

    Synopsis : Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l’attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d’un fleuve africain. Elles viennent d’apprendre que la construction d’un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu’elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation.
    L’enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n’est pas seulement l’argent et sa faculté de transformer les rêves en projets – recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille… Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l’oppression au travail et dans la famille, les “casseuses de cailloux” découvrent la force collective et retrouvent l’espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c’est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde.

    Note 4.0

    Tu te demandais, en te référant à ce que toi aussi avait vécu, s’il y avait pire endroit pour une femme sur cette planète que ce continent qu’on appelle Afrique.

    Une quinzaine de femmes rentre en lutte contre l’injustice faite à leur travail , sous payés. Une lutte pour apporter à leurs enfants un minimum de nourriture et de décence. Mais ici bas, de surcroit en Afrique, vivre au jour le jour est un combat de chaque instant.

     

    Avec une forme narrative qui peut surprendre, Emmanuel Dongala nous offre un magnifique hommage à la femme africaine, réduite à baisser la tête, à supporter la violence des hommes, leur infidélité aussi, la corruption des politiques qui se gave pendant que le peuple se meurt de faim, de maladie, d’indifférence.

    Méréana et ces compagnes non rien à perdre, leur abnégation face à un pouvoir manipulateur (conférence internationale des femmes oblige) est leur seule chance.
    Elles sont bien décidées à aller au bout de leur revendications malgré les menaces et la violence. Dongala leur donne la parole, les faire vivre avec une empathie qui fait mouche. Il signe un roman plein d’espoir, pour nous rappeler que la misère n’est pas forcément une fatalité. Même si la route est encore bien longue.

    Qu’elles sont belles ces femmes africaines conté par Emmanuel Dongala.
    Elles méritent bien cette photo au bord du fleuve.