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Sombres cités souterraines
Titre : Sombres cités souterraines
Auteur : Lisa Goldstein
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2017 (janvier)Synopsis : Dans son enfance, Jerry avait été pris par sa mère comme modèle pour le héros d’une série d’aventures magiques. Reclus, le vieil homme a été retrouvé par une jeune journaliste, Ruthie, bien décidée a obtenir une interview. Ensemble, ils vont découvrir que la réalité ressemble étrangement à la fiction. Dans les souterrains du métro de la ville, d’anciens mythes rôdent et des dimensions différentes sont reliées.
Il y a une tradition d’adultes qui inventent des histoires pour les enfants, mais peut-être… Peut-être qu’ils ont tous débuté comme votre mère a commencé ses livres, peut-être que c’était en fait les enfants qui ont raconté ces histoires aux adultes. Le point de vue établi veut que Lewis Caroll – Charles Dodgson – ait inventé ses histoires pour Alice et ses sœurs, et que J.-M. Barrie ait conté ses récits à cinq jeunes frères, dont l’un se prénommait Peter. Mais si ça s’était passé dans l’autre sens ? Si différents enfants, à différentes époques, étaient tombés par hasard sur cet endroit – le Monde d’en Bas – et avaient essayé de l’expliquer à un adulte ?
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L'homme de ma vie
Titre : L’homme de ma vie
Auteur : Yann Queffélec
Éditeur : Michel Guérin (collection Demarche)
Date de publication : 1 octobre 2015
Récompenses : Prix des Hussards 2016Synopsis : Raconter l’enfance et les relations qui lient (ou délient) un fils avec son père, n’est pas une démarche anodine. Pas étonnant alors que Yann Queffélec renoue ici avec le meilleur.
Tu peux tempêter, papa, me brûler au feu de tes yeux bleus, un jour je deviendrai toi : toi et personne d’autre, et surtout pas moi.
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Bohème
Titre : Bohème
Auteur : Mathieu Gaborit
Éditeur : Mnémos / Folio SF
Date de publication : 2010 / 2015Synopsis : Après la révolution industrielle, l’Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l’écryme. Reliées par le fragile réseau des traverses d’acier, seules quelques cités gouvernées par l’aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la propagande, la révolte gronde… Quand un dirigeable porteur d’une précieuse cargaison clandestine s’échoue dans l’écryme, c’est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison… Pour elle, c’est le début d’un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d’une cité perdue : Bohème.
Son regard glissa sur l’écryme. Une immensité hostile, une mer visqueuse et létale. Sa couleur variait du brun au vert en fonction des saisons et de la luminosité. Parfois, Léon parvenait à apprécier le spectacle, surtout au lever du jour lorsque les premières lueurs de l’aube se réfractaient à la surface. Une considération intime qui pouvait théoriquement lui valoir une mise à pied par la commission psychiatrique. Pour ses soldats et l’immense majorité de ses contemporains, l’écryme incarnait la mort.
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Maus – Intégrale
Titre : Maus – Intégrale
Scénariste et dessinateur : Art Spiegelman
Éditeur : Flammarion
Date de publication : 1998
Récompenses : Prix Angoulême 1988 et 1993(meilleur album étranger) ; Prix Pulitzer 1992Synopsis : Art Spiegelman retrace le destin de ses parents, juifs polonais déportés par les nazis, entre 1939 et 1945. Maus, auquel l’auteur a consacré treize ans de sa vie, est aussi le récit de retrouvailles entre un père et un fils après des années d’incompréhension. Bande dessinée exceptionnelle par son sujet, Maus l’est aussi par son audience : l’œuvre de Spiegelman a séduit le public au-delà des amateurs de BD en apportant la preuve de la capacité du genre à s’emparer des thèmes les plus ardus.
Je pense à mon livre… c’est tellement présomptueux de ma part. J’veux dire, je n’arrive même pas à comprendre mes relations avec mon père. Comment pourrais-je comprendre Auschwitz ? L’holocauste ?
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L'absente
Titre : L’absente
Auteur : Lionel Duroy
Éditeur : Julliard
Date de publication : 18 août 2016Synopsis : Peu après son divorce, Augustin doit se séparer de sa maison. Bouleversé par le spectacle du déménagement, il s’enfuit en voiture avec pour tout bagage quelques photos, un ordinateur et ses deux vélos, puis se lance dans une course folle à la recherche d’un refuge, butant sur les personnes que le hasard place sur sa route – dont une femme qui le poursuit d’hôtel en hôtel. Revivrait-il le même effondrement psychique que sa mère, expulsée de son bel appartement de Neuilly un demi-siècle plus tôt ? Égaré, furieux et magnifique, Augustin entreprend alors de reconstituer l’histoire de cette femme qu’il a
Il n’y a que dans les livres que tout peut être dit. Si la mère avait eu l’idée d’écrire, elle ne serait pas devenue folle.
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J'ai longtemps eu peur de la nuit
Titre : J’ai longtemps eu peur de la nuit
Auteur : Yasmine Ghata
Éditeur : Robert Laffont Editions
Date de publication : 18 août 2016Synopsis : Tout commence lorsque Suzanne, qui anime des ateliers d’écriture, demande à chacun de ses élèves d’apporter un objet de famille susceptible d’illustrer sa vie personnelle. L’un d’entre eux, Arsène, un orphelin rwandais réfugié en France après avoir réussi à échapper aux massacres qui ont ensanglanté son pays, doit avouer qu’il ne possède rien d’autre qu’une valise qui lui a servi d’abri durant sa fuite. C’est à partir de cet objet singulier que Suzanne va le convaincre de lui raconter son itinéraire et de lui livrer le secret de sa jeune existence. L’exercice devient pour Arsène le moyen d’exorciser sa « peur de la nuit » et de renouer les fils d’une identité dévastée, tandis que Suzanne accomplit son propre rituel du souvenir en revenant, pour un ultime adieu, sur les traces d’un père prématurément disparu. Par la grâce de l’écriture et de l’imaginaire.
Cet objet souvent oublié, rarement beau, est gardé par devoir, par respect pour les ancêtres. Il n’est en réalité qu’objet de deuil. Les élèves ne peuvent s’empêcher de le toucher, de le scruter dans ses moindres plis comme s’il allait exaucer un vœu, produire un miracle.
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10 conseils de Raymond Chandler pour faire un roman policier crédible
Aujourd’hui, intéressons-nous à un genre en particulier, le roman policier. L’américain Raymond Chandler (1888-1959), auteur notamment de la série Philip Marlowe, a publié en 1950 l’essai The Simple Art of Murder où figure une simple liste de « 10 commandements pour écrire un bon policier ».
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Genius
Titre : Genius
Scénario : John Long d’après le livre d’Andrew Scott Berg
Réalisateur : Michael Grandage
Acteurs principaux : Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman, Laura Linney, Guy Pearce, Dominic West, Vanessa Kirby
Date de sortie française : 27 juillet 2016Synopsis : Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.
Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.Malgré tout ces mots sublimes, vous n’avez aucune idée de ce qu’est la vie.
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Je suis le sang
Titre : Je suis le sang
Auteur : Ludovic Lamarque et Pierre Portrait
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2016 (avril)Synopsis : Londres, 1888. Au théâtre du Lyceum, la pièce Jekyll et Hyde fascine la bonne société victorienne tandis qu’une série de meurtres est commis dans l’East End. Des prostituées sont sauvagement assassinées. Bram Stoker, écrivain et régisseur du Lyceum, voit dans ces meurtres atroces la matière pour écrire le grand roman qui lui vaudra la postérité. En visitant les lieux du crime, il rencontre Mary Kelly, une prostituée irlandaise, et l’assassin que la presse surnomme bientôt : Jack l’Éventreur.
Il ne s’agit ni des riches ni des pauvres, mais de tous les hommes. Nous aimons la nuit et ses sortilèges. L’histoire de Jack l’Éventreur nous fascine car nous avons hérité du goût de nos ancêtres pour le sang. Nous le glorifions dans nos contes et légendes, et nous le moralisons dans nos fables. Mais il est là, il rode, jamais bien loin de nos consciences, et il suffit de pas grand-chose pour l’exalter à nouveau et qu’il reprenne possession de nous. C’est pourquoi nous faisons tourner les tables et écrivons nos histoires gothiques. Forts de notre progrès, de notre science et de notre positivisme, nous nous sentons coupables de ressentir toujours cette attirance. Avec la mort, ce goût du sang est l’unique lien que riches et pauvres partagent.
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Conseils pour rendre la fantasy plus réaliste, par Lev Grossman
Pour survivre aujourd’hui en territoire littéraire de SFFF, Lev Grossman nous propose, via un vieil article de 2012, vingt conseils pour rendre la fantasy plus réaliste. Ainsi, le lauréat 2011 du prix John Wood Campbell du meilleur nouvel écrivain nous indique ce que les personnages devraient faire beaucoup plus souvent. Manies, défauts à retrouver davantage, ces récurrences sont pour lui des habitudes à systématiser, plus qu’à réinventer… avec toujours une bonne dose d’humour. Cela date un peu (juin 2012), mais cela fait toujours plaisir de le relire.