• Bienvenue au paradis

    Titre : Bienvenue au paradis
    Auteur : Alexis Legayet
    Éditeur : Aethalides
    Date de publication : 2020 (septembre)

    Synopsis : 2145 : La libération animale a eu lieu un siècle plus tôt, et l’humanité s’évertue désormais à éliminer la prédation et le conflit. Un nouveau mouvement éthique et frugivore, le Flower Power, accuse les véganes d’être les prédateurs des plantes innocentes. Le paradis sur Terre est, pour celles-ci, un enfer. Malgré son indifférence à la cause végétale, un étudiant intègre le mouvement pour se rapprocher de l’envoûtante Alice. Parviendra-t-il à se faire aimer d’elle? Sa quête est d’autant plus ardue qu’un autre mouvement, plus radical, visant à délivrer tous les êtres vivants de la mort, s’oppose à ses projets amoureux. Du véganisme au transhumanisme, le réel réussira-t-il enfin à se transformer pour tous en véritable paradis?

  • Nos futurs – Imaginer les possibles du changement climatique

    Titre : No(s) futur(s) – Imaginer les possibles du changement climatique
    Auteurs : Raphaël Granier de Cassagnac ; Claude Ecken ; Sylvie Lainé ; Estelle Faye ; Laurent Genefort ; Chloé Chevalier ; Catherine Dufour ; Jeanne A. Debats ; Jean-Marc Ligny ; Pierre Bordage
    Éditeur : ActuSF
    Date de publication : 2020 (juillet)

    Synopsis : 10 textes de science, 10 textes de fiction : 20 regards issus de la rencontre entre scientifiques et créateurs d’imaginaire, pour explorer et expliquer les possibles du changement climatique. Inspiré par les rapports du GIEC, Nos Futurs donne à voir et à penser les innombrables facettes du lien entre le climat et nos sociétés : inégalités, biodiversité, urbanisme, santé, industrie… Un mélange original, éclairant et stimulant, et plus que jamais nécessaire : car chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque choix compte…

  • Les vieux fourneaux, tome 6 : L’oreille bouchée

    Titre : L’oreille bouchée
    Cycle/Série : Les vieux fourneaux, tome 6
    Scénariste : Wilfrid Lupano
    Dessinateur : Cauuet
    Éditeur : Dargaud
    Date de publication : 2020

    Synopsis : Mimile a eu l’idée du siècle : inviter ses vieux amis à le rejoindre en Guyane pour un séjour mystérieux. Antoine, qui n’a jamais voyagé, est aux anges. Pierrot, qui n’a jamais voyagé non plus, n’a pas l’intention de laisser l’exotisme et l’aventure saper sa proverbiale mauvaise humeur.  Les voyages forment la jeunesse, pas les vieux, pense-t-il. Il se trompe pourtant, car c’est bien l’enfance qui les attend au détour du fleuve Maroni. La jeunesse de Guyane, mais aussi la leur, celle des vertes années dans le Sud-Ouest, lorsque les trois amis jouaient aux pirates et rêvaient à des coffres remplis d’or !

     

    [Un anglais tente d’expliquer la pensée aristotélicienne à des marmots.]
    « -Je souis Aristote ! J’ay véquiou il y a plous de deux mille ans. J’ay fait le différence entre d’un côté l’économie, la vraie, celle qui est nécessaire, qui fait circuler la monnaie et produit de la rwichesse, et de l’autre côté un truc que j’ay appelé en grec la « chrématistique », qui est une sorte de maladie qui consiste à aquioumouler, aquioumouler de la rwichesse comme un grwos débile.
    -Comme Picsou !
    -Ou Bernard Arnault ! »

  • Alliances

    Alliances

    Alliances

    Titre : Alliances
    Auteur : Jean-Marc LIgny
    Éditeur : L’Atalante
    Date de publication : 2020 (février)

    Synopsis : Sur une Terre dont le climat a radicalement changé suite à l’emballement climatique, des oasis et des microclimats locaux ont permis à la vie de s’abriter, voire de se développer. Mais quelle place pour l’homme dans un tel écosystème, face à l’émergence probable d’une nouvelle espèce dominante sur la planète ? Il pourrait y avoir des alliances inédites à passer.

     

    Mère Nature veut que l’humanité disparaisse ; c’est ce que certains croient. Pour sa part, Tikaani ne prête ni volonté ni conscience à Mère Nature – pas au sens humain en tout cas. Les plus forts, les plus chanceux ou les plus adaptés survivent, les autres meurent. C’est ainsi. Ni bienveillance, ni malveillance, ni pitié, ni cruauté : juste le cycle de la vie, de la mort et de la (re)naissance.

  • L’arithmétique terrible de la misère

    Titre : L’arithmétique terrible de la misère (recueil)
    Auteur : Catherine Dufour
    Éditeur : Le Bélial’
    Date de publication : 2020 (septembre)

    Synopsis : Et si, après plus d’un siècle de vie, vous vous retrouviez dans un corps tout juste sorti de l’adolescence ?
    Et si, en guise de petit boulot, le huitième cumulé depuis le début du mois, on vous proposait enfin un vrai job : mourir ? Et si, finalement, votre meilleur ami était ce machin bizarre aux allures de R2-D2 laissé par votre coloc’ dans l’appartement ? Et si vous n’étiez pas vous, mais le clone de vous ? Et si Patrick Bateman était… une femme ? Et si l’Intelligence Artificielle avait déjà gagné ? En dix-sept récits comme autant de coups de couteau, Catherine Dufour esquisse les contours d’un futur qui ne parle que de nous-mêmes, la place qu’on y prendra et, de fait, la manière dont il nous traitera. Une science-fiction radicale, à l’os, à en faire mal parfois, souvent à en rire, à en pleurer toujours — de joie comme de tristesse.

     

    Musset a pour mérite d’avoir créé le séducteur sanglotant, qui séduit parce qu’il pleure, et qui pleure parce qu’il séduit. Avant lui, on ne connaissait que deux races de Don Juan : Don Beauf, le bon vivant qui ripaille, étripaille et pinaille, et Don Psycho, froid, calculateur, cruel. (..) Arrive Musset qui invente, coup de génie, ce que Titiou Lecoq appelle « le connard merveilleux ». Ce qui attire la fille, ce n’est pas le connard, c’est la possibilité de le sauver, de le dé-connardiser.

  • Alliances

    Alliances

    Alliances

    Titre : Alliances
    Auteur : Jean-Marc Ligny
    Éditeur : L’Atalante (La Dentelle du Cygne) [site officiel]
    Date de publication : 27 février 2020

    Synopsis : Herbe bleue
    Arbres jaunes
    La centrale nucléaire fuit
    Sur une Terre dont le climat a radicalement changé suite à l’emballement du réchauffement climatique, des oasis et des microclimats locaux ont permis à la vie de s’abriter, voire de se développer.
    Mais quelle place pour l’homme dans un tel écosystème, face à l’émergence probable d’une nouvelle espèce dominante sur la planète ? Il pourrait y avoir des alliances inédites à passer.
    Tikaani, l’Inuit, parti d’Islande à bord d’un avion solaire, Ophélie, la guérisseuse tapie dans sa jungle au Canada, Denn et Nao, qui ont quitté leur tribu cavernicole du désert qu’est devenue la Californie : tous sont à la recherche de survivants, certains rêvent de redonner sa place à l’humanité. Mais ils vont apprendre que ce qui reste des hommes peut encore nuire à la planète…
    Le dernier opus du maître français de la climate fiction.

    En ce monde instable et changeant, l’être humain ne vaut pas mieux – ni moins – qu’un moustique ou un anaconda. Et ses chances de survie ne sont pas meilleures.

    Après AquaTM en 2006, Exodes en 2012 et Semences en 2015, Jean-Marc Ligny poursuit son cycle de romans indépendants ayant pour point commun d’imaginer une Terre où le climat s’est déréglé, la technologie a périclité et les humains mettent en péril leur survie du fait de leur propre action. Voici donc Alliances, toujours chez les éditions L’Atalante pour 2020 !

  • Danse avec les lutins

    Titre : Danse avec les lutins
    Auteur : Catherine Dufour
    Éditeur : L’Atalante
    Date de publication : 2019 (mai)

    Synopsis : Un roman de fantasy, avec des elfes, des lutins, des fées, des bourdons magiques… et des métis ogro-nains. Dans l’immense ville de Scrougne, un garçon nommé Figuin vit très mal le racisme et la misère auxquels il est confronté. C’est alors qu’entre en scène un banquier… Froid, inusable, immensément riche, il cherche à l’être plus encore. Il décide de creuser un fossé au milieu de la population, afin de jeter une moitié aux trousses de l’autre – qui lui achètera des armes au passage. Il lui faut un garçon un peu paumé à endoctriner, pour l’envoyer se faire exploser au milieu d’une fête de quartier.

     

    Vautrées sur la mousse de part et d’autre d’un petit feu jaune, les deux fées grignotaient des fleurs de cornichonnier en tétant leur coupe de vin.
    -Maividemment, argumentait Pimprenouche d’une voix pâteuse, maividemment que les féeries doivent vivre avec leur temps. Faut qu’ils participent au… chose. Évolution du monde mdrne. J’ai du mal avec les voyelles.
    -Le monde moderne, il se fait sur leur dos, bafouilla Pétrol’Kiwi. Les f’ries, c’est la main d’œuvre invisible !

  • Natures

    Titre : Natures
    Directrice de l’anthologie : Stéphanie Nicot
    Auteurs et nouvelles : David Bry (« Je suis forêt ») ; Ketty Steward (« Mal de mer ») ; Aurélie Wellenstein (« La mer monte ») ; Stefan Platteau (« Les Enfants d’Inanna ») ; Charlotte Bousquet (« La lumière de Malia ») ; Ariel Holzl (« La traversée du désert ») ; Estelle Vagner (« L’âme et le coeur ») ; Grégory da Rosa (« Comme ça ») ; Claire et Robert Belmas (« Seigneur de Colère ») ; Philippe Tessier (« Qui se souvient des hômlas ») ; Jean-Laurent del Socorro (« Armée d’un livre et d’un crayon ») ; Loic Henry (« Malaria ») ; Vincent Mondiot (« Par-delà les ruines ») ; Estelle Faye (« Jardins ») ; Jean Pruvost (« Epinaturalement »)
    Éditeur : Mnémos
    Date de publication : 2019 (mai)

    Synopsis : Arbres insurgés (Je suis forêt) et dieu des eaux déprimé (Mal de mer), affrontement d’alpinistes-sorciers sur les pentes de l’Himalaya (Les Enfants d’Inanna) et lutte désespérée contre un désastre écologique (La Lumière de Malia), ou animaux annonçant le début des représailles (La Mer monte), les récits proposés par les seize auteurs de l’anthologie des Imaginales 2019 nous rappellent que la nature est belle, mais fragile, et qu’il va falloir se battre pour la protéger. Entre crise intérieure (La Traversée du désert) et loup-garou en fuite (L’âme et le coeur), petite fille discriminée (Comme ça) et dystopie cruelle (Seigneur de Colère), ou ruines hantées par le souvenir d’un animal féroce (Qui se souvient des hômlas ?), Natures nous annonce que, si le passé n’a pas toujours été facile, le futur risque d’être pire encore. Préparons-nous à la grande pandémie (Malaria), essayons de ne pas oublier d’où nous venons (Par-delà les ruines), et fuyons à temps une Terre bientôt ravagée (Jardins). Pourtant, ici ou là, l’espoir en l’être humain persiste : Armée d’un livre et d’un crayon, une petite fille trace une voie. Résistance !

     

    Pour la dixième année consécutive, les éditions Mnémos ont publié en mai dernier l’anthologie officielle des Imaginales d’Épinal. L’occasion de découvrir quelques plumes des littératures de l’imaginaire francophones, qu’il s’agisse d’auteurs confirmés ou de jeunes écrivains dont la bibliographie devrait s’étoffer dans les années à venir. Le casting donne en tout cas sacrément envie et réunit plusieurs auteurs qu’on a l’habitude de retrouver au sommaire des anthologies des Imaginales (le couple Claire et Robert Belmas, Charlotte Bousquet, Estelle Faye…) et d’autres que l’on découvre pour la première fois (Vincent Mondiot, Estelle Vagner, Ariel Holzl ou encore Grégory da Rosa). Le thème de cette année s’inscrit pleinement dans l’actualité puisqu’il y est question de « natures » au sens large du terme. La directrice de l’anthologie, Stéphanie Nicot, opte d’ailleurs pour la première fois pour un découpage thématique, distinguant les textes consacrés à la nature sauvage, ceux dédiés à la nature humaine, et ceux dépeignant un « ailleurs et demain » (catégories auxquelles s’ajoute une sorte de bonus sous la forme d’un texte très court signé par un universitaire « pour poursuivre la réflexion »). Comme chaque fois, la qualité varie en fonction des textes, mais l’ensemble demeure de bonne facture, avec peu de redondance au niveau des thématiques traitées.

  • Colonies

    Colonies

    Colonies

    Titre : Colonies
    Nouvelles : « Le lot n°97 » ; « Le Dernier salinkar » ; « Le Bris » ; « Je me souviens d’Opulence » ; « Le Jardin aux mélodies » ; « Longue vie » ; « T’ien-Keou » ; « La Fin de l’hiver » ; « Proche-Horizon » ; « L’Homme qui n’existait plus »
    Auteur : Laurent Genefort
    Éditeur : Le Bélial’ [site officiel]
    Date de publication : 21 mars 2019

    Synopsis : « Je me souviens de mon premier pas sur Opulence, au pied de la rampe du vaisseau, quand j’ai cru avoir écrasé un caillou et que le caillou saignait sur la mousse ; des larmes coulaient sur les joues de ma mère ; j’ai pensé que c’était à cause du caillou. »
    Dix récits. Dix histoires de colonies futures, planétaires ou spatiales. Et huit lettres pour un mot qui porte en lui l’essence du space opera. Que Laurent Genefort revisite en maître via la multipolarité de son sujet : l’imaginaire colonial, l’idéologie coloniale, l’aventure coloniale, les horreurs coloniales…
    La nature humaine sous l’éclairage de soleils exotiques et lointains, en somme. Le cœur battant de la science-fiction.

    « On dit que l’on trouve une plus grande variété végétale aux abords des astroports.
    — Parce que les équipages en transit transportent à leur insu des graines et des spores d’autres mondes ?
    — Parce que les gens croient justement ça ; ils regardent mieux la nature autour des pistes et découvrent des espèces qu’ils n’avaient même pas remarquées devant leur propre maison.
    — C’est vrai ?
    — Que l’on trouve davantage de types de plantes ? Une légende, hélas. Les légendes sont ce qui pousse le mieux au pied des astroports. »

    dans « Le jardin aux mélodies »

    Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un roman que nous propose Laurent Genefort, mais plutôt un recueil de nouvelles, tout en restant sur ses thèmes de prédilection : découverte, exploration et acclimatation à de nouvelles planètes, donc planet opera et space opera sont au programme de cet ouvrage paru chez les éditions le Bélial’ !

  • Mers mortes

    Titre : Mers mortes
    Auteur : Aurélie Wellenstein
    Éditeur : Scrinéo
    Date de publication : 2019 (mars)

    Synopsis : Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.
    Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes. Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités. L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme. Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…

    Il était si proche qu’il voyait la splendeur de la mer et ses millions d’âmes qui flottaient dans la luminescence bleutée. Même dépourvue de voix, il percevait très bien sa fureur, sa douleur, sa haine et sa démence. Sauvagement assassinés, les mers et les océans charriaient au creux de leurs vagues monstrueuses le souvenir de leur supplice, et à chaque dégorgement d’écume dans le monde des humains, ils paraissaient hurler « vengeance ! ».

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