• Gagner la guerre

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    Titre : Gagner la guerre
    Auteur : Jean-Philippe Jaworski
    Éditeur : Les Moutons Électriques
    Date de publication : 2009
    Récompenses : Prix Imaginales 2009 (meilleur roman français)

    Synopsis : Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon.

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    La guerre doit payer la guerre : sans quoi même le vainqueur en sort navré et à merci de ses ennemis restés hors du pré.

  • Wastburg

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    Titre : Wastburg
    Auteur : Cédric Ferrand
    Éditeur : Les Moutons Électriques
    Date de publication : 2011

    Synopsis : Wastburg, une cité acculée entre deux royaumes, comme un bout de bidoche solidement coincé entre deux chicots douteux. Une gloire fanée qui attend un retour de printemps qui ne viendra jamais. Dans ses rues crapoteuses, les membres de la Garde battent le pavé. Simple gardoche en train de coincer la bulle, prévôt faisant la tournée des grands ducs ou bien échevin embourbé dans les politicailleries, la loi leur colle aux doigts comme une confiture tenace. La Garde finit toujours par mettre le groin dans tous les coups foireux de la cité. Et justement, quelqu’un à Wastburg est en train de tricoter un joli tracassin taillé sur mesure. Et toute la ville attend en se demandant au nez de qui ça va péter.

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    J’ai toujours pensé que Wastburg s’est construite entre les deux bras du fleuve, tu vois. Et si c’était l’inverse ? Si c’était le fleuve qui s’écartait en arrivant sur la cité, comme pour l’éviter ? Il se fendrait en deux comme s’il trouvait Wastburg trop pouilleuse, trop infréquentable. Le fleuve nous contournerait pour échapper à notre médiocrité.

  • La triste histoire des frères Grossbart

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    Titre : La triste histoire des frères Grossbart
    Auteur : Jesse Bullington
    Éditeur : Panini (collection Eclipse)
    Date de publication : 2013

    Synopsis : « On n’est pas des voleurs, on n’est pas des assassins ; on est juste des gens de bien à qui on a fait du mal… » Nous sommes en 1364. Dans les sombres forêts de l’Europe du Moyen Âge, où toutes les horreurs sont présentes, aucune sorcière, aucun démon ne rivalise avec les jumeaux Hegel et Manfried Grossbart. Voici la triste histoire des frères Grossbart, triste, mais véritable. Dans ce récit, Jesse Bullington entraine les frères Grossbart dans une quête vers la lointaine Égypte et ses tombes emplies de richesses. Pieux, mais horriblement cruels, les frères meurtriers entament un macabre pélerinage sur les routes médiévales de l’Europe. En chemin, ils vont croiser brigands, sorciers et prêtres défroqués, volant et tuant selon leurs besoins. Vous ne trouverez point d’antihéros poignant chez nos Grossbart, mais des meurtriers sans âme. Accrochez-vous, ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains !
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    Alors soyons des démons, hurla-t-il. Soyons la pestilence qui s’abat sur ceux qui supportent pareilles cruautés ! Semons le carnage et la désolation parmi les serviteurs de ce Dieu qui a réussi à mystifier le monde entier pour être vénéré. La vengeance sera notre nom et notre mission. Vengeance pour chaque enfant assassiné, pour chaque femme violée, pour chaque âme qui trime et souffre avec pour seule fin de voir ceux qu’elle a aimés pâlir et dépérir, souffrir et mourir. Pas d’absolution ! Pas de confession ! Pas de derniers sacrements ! Grossbart, nous venons vous chercher !