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La chute de la Maison aux flèches d’argent

Titre : La chute de la Maison aux flèches d’argent
Auteur : Aliette de Bodard
Éditeur : Fleuve (collection Outre Fleuve)
Date de publication : 2017 (janvier)Synopsis : Paris n’est que ruines et décombres depuis la Grande Guerre magique qui a opposé les Maisons régnant sur la capitale. Et celles-ci n’ont pas été épargnées : elles ne sont plus que l’ombre de leur splendeur d’antan. La Maison aux Flèches d’Argent fut la plus puissante parmi toutes. Mais sa position est précaire dans l’équilibre fragile qui s’est instauré. Et en son coeur, au sein de Notre-Dame, une malédiction terrible est dissimulée, prête à se déchaîner sur elle. Son destin est désormais lié à celui d’un jeune homme aux mystérieux pouvoirs et d’une nouvelle Déchue.

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The Goddamned, tome 1 : Avant le Déluge
Titre : Avant le Déluge
Série : The Goddamned, tome 1
Auteur : Jason Aaron
Dessinateur: R.M. Guéra
Éditeur : Urban Comics Indies
Date de publication : 26 mai 2017Synopsis : « La Terre était corrompue devant Dieu, la Terre était pleine de violence. » (Genèse 6 : 11) En fuyant le Jardin d’Eden, Adam et Eve découvrirent la Création : un havre de paix, parfait équilibre entre les règnes animaux et végétaux. Le meurtre originel perpétré par Caïn sur son frère Abel entraîna cependant la chute de ce Paradis terrestre. Condamné par Dieu à assister à la déchéance de l’Humanité jusqu’à la fin des temps, Caïn arpente cette Terre devenue le refuge de monstres préhistoriques, sillonnée par des hordes de maraudeurs sanguinaires. Dans cet enfer condamné au Déluge, Caïn croise la route de Noé.

Mon frère était un sale con. Nous étions les deux premiers-nés du monde, et on ne pouvait pas se blairer. Rien que ça montre à quel point on est tous tarés. Un jour, ce bâtard m’a tellement énervé que j’ai fait ce que personne n’avait jamais fait. Je l’ai tué. Et depuis, ma foi… le monde est devenu une sorte d’enfer.
Urban Comics Indies n’en finit pas d’étoffer son catalogue, nous gratifiant presque chaque mois d’une nouvelle saga. Reconnus pour leur série Scalped, Jason Aaron et R.M Guéra reforment leur duo de choc pour proposer une nouvelle histoire qui ne l’est pas moins. The Goddamned n’est en effet pas à mettre entre toutes les mains: l’écriture comme le dessin sont sans concession. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça déchire ! Au sens propre comme au sens figuré.
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Célestopol

Titre : Célestopol
Nouvelles : Face cachée ; La chambre d’ambre ; Dans la brume ; Les lumières de la ville ; Les jardins de la Lune ; Oderint dum metuant ; Une note d’espoir ; Le boudoir des âmes ; La douceur du foyer ; La danse des libellules ; Convoi ; Le chant de la Lune ; Fly me to the moon ; Tempus fugit ; Le roi des mendiants
Auteur : Emmanuel Chastellière
Éditeur : Les éditions de l’Instant
Date de publication : 2017 (mai)Synopsis : Célestopol, la cité lunaire, la perle de l’Empire Russe, la ville de toutes les démesures, où toutes les technologies de ce XXème siècle naissant se combinent pour créer la métropole ultime. Célestopol, où à chaque coin de rue, la magnificence de ses merveilles architecturales rivalise avec l’éblouissement que provoquent ses automates affectés à mille et une tâches. Célestopol et ses canaux de sélénium dont la brume mordorée baigne en permanence la lumière des réverbères. Célestopol, la ville sous dôme, le défi ultime de l’humanité lancé aux étoiles. Célestopol la rebelle, l’insoumise. Célestopol, où chaque habitant porte en lui une colère, un amour, une tristesse, une vengeance. Célestopol et son duc extravagant, aux pouvoirs sans limites, dont la simple présence est une insulte adressée à chaque instant à l’autorité de la Tsarine. Célestopol, en quête de liberté et d’émancipation, loin d’une Terre qui menace de sombrer dans les flammes. Célestopol, la ville qui a arraché un peu de l’âme de toutes les Russies et l’a posé sur la Lune.

Célestopol… Cela fait si longtemps que j’admire ses lumières de loin. Je veux m’y rendre pour de bon. Je veux me retrouver sous sa coupole. Je veux admirer le palais ducal, l’horloge Saint-Basile et les canaux.
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Book of Death
Titre : Book of Death
Scénariste : Robert Venditti
Dessinateur : Robert Gill et Doug Braithwaite, suppléés par Trevor Hairsine, Kano, Clayton Henry et CAFU
Éditeur : Bliss Comics [site officiel]
Date de publication : 28 avril 2017 (2015 en VO chez Valiant Comics)Synopsis : Le Livre des Géomanciens l’a compilé. Mais seule Tama, dernière héritière de cette lignée de mystiques guidés par la Terre, est capable de déchiffrer cet avenir funeste, du cataclysme tout proche jusqu’aux confins du 41e siècle. Elle et son protecteur, le Guerrier Éternel, devront faire face aux pires épreuves et même affronter leurs alliés d’autrefois pour empêcher un Âge Sombre de recouvrir le monde.

Un nouveau et terrible géomancien prit le pouvoir.
Il amena avec lui un âge sombre. Un vent mauvais qui balayait tout. Comme si la Terre elle-même cherchait du réconfort dans la vengeance.
Gilad Anni-Padda, le Guerrier éternel, rassembla ceux encore debout pour une contre-attaque.
Ce n’était qu’un acte désespéré de plus parmi tant d’autres passés et à venir.« L’univers Valiant va mourir et nous serons là pour voir sa déchéance. » Tel pourrait être le slogan de ce volume lisible seul intitulé Book of Death et que nous devons à Robert Venditti au scénario, Robert Gill et Doug Braithwaite au dessin, avec la participation pour quelques pages de Trevor Hairsine, Kano, Clayton Henry et CAFU, chacun avec son coloriste attitré.
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Outcast, tome 1 : Possession

Titre : Possession
Série : Outcast, tome 1
Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Paul Azaceta
Éditeur : Delcourt
Date de publication : avril 2015Synopsis : Kyle Barnes est un banni, vivant isolé du reste de la société dans une petite ville des États-Unis. Ancien enfant battu, ancien mari violent, ancien père maltraitant, il cumule les étiquettes de l’homme qui dérange. Son quotidien se voit bouleversé le jour où il retrouve par hasard un vieux révérant adepte des jeux de cartes. Ce dernier pose un regard neuf sur notre héros : il le voit comme une bénédiction. Au détour d’un exorcisme de routine, il l’emmène auprès d’un enfant possédé. Kyle se rend alors compte qu’il dispose d’un don très spécial : celui de faire fuir les démons. Commence alors une guerre contre le mal, entre frénésie biblique et coups de poker.

Les gens pensent que Dieu se bile pour les détails. Les gens croient qu’il a le temps de regarder tous les trucs qu’on fait comme s’il s’inquiétait vraiment de tout ce qu’on dit, ou de savoir si on suit ou non ses règles à la lettre. C’est vraiment des conneries.

Au scénario, nous retrouvons Robert Kirkman, le créateur de Walking Dead dont la série principale a été adaptée au petit écran. On retrouve avec Outcast cette touche à la Romero dont il s’est fait une spécialité. Il a créé de nombreuses saga à succès : Invincible, Le Maître voleur, Les Gardiens du Globe, et Tech Jacket. Outcast ne déroge pas à la règle : ça fleure bon le scénario de qualité. Il a d’ailleurs lui aussi été choisi pour devenir une série télévisuelle et a été sélectionné au festival d’Angoulême en 2016. Quant au dessin, c’est Paul Azaceta qui manie les pinceaux. Ce dernier est essentiellement connu pour sa collaboration avec Marvel, grâce à la série Amazing Spider-Man ou Captain Marvel.
Eh bien, je vais vous dire le secret. Il ne répond pas. Parfois il y a une sensation, parfois un signe… Mais je n’entends jamais sa voix, pas comme Moïse, Abraham ou Jésus… Pourquoi ? Peut-être qu’il est trop occupé avec sa guerre, et qu’il nous a oubliés. Peut-être qu’il perd.
Dès les premières pages, on perçoit une ambiance particulièrement pesante. Celle qui met mal à l’aise non pas à cause d’un quelconque monstre tapi dans l’ombre, mais bien en raison du Mal dissimulé au cœur des Hommes. Le sourire des possédés est insoutenable, si bien qu’on se surprend à tourner la page avec soulagement. L’intrigue se révèle insupportable de part la violence qui s’en dégage. On éprouve pourtant une fascination proche du masochisme, qui nous pousse à nous demander si nous ne serions pas nous aussi victime d’une possession satanique.

La brutalité du scénario est contrebalancée par un dessin très simpliste. Les personnages sont croqués grossièrement : l’épaisseur du trais donne un style qui n’est pas de mon goût. Si la couverture laisse imaginer un jeu de couleurs intéressant, on ne peut qu’être déçu en découvrant des teintes ternes et sans vie. Tout semble beige ou gris, à quelques nuances près. Les cases sur fond blanc surprennent. Au vu du thème horrifique clairement établi, on s’attendrait plutôt à un fond noir. La clarté qui s’en dégage rend les coloris encore plus fades. On aurait aimé que le bijou soit à la hauteur de son écrin.

En lisant cette bande-dessinée, on remarque immédiatement une influence cinématographique avec ses nombreux flash-back permettant de mieux cerner le personnage principal : Kyle Barnes. Ce dernier a été traumatisé par une enfance dévastée. Dès le plus jeune âge, il fut la cible privilégiée des démons ayant pris possession de ses proches : d’abord sa mère, puis son épouse. Personne n’est épargné, pas même sa sœur adoptive dont on devine un passé des plus glauques. Les informations sont distillées çà et là, si bien qu’au bout du premier tome, on se retrouve avec davantage de questions qu’au commencement. Paul Azaceta semble friand des zooms et très gros plans. Il nous montre l’un après l’autre, de façon détaillée, tous les éléments trahissant les personnages : l’inquiétude d’une épouse devant un invité indésirable, le doute d’un révérant prêt à tout pour sauver ses paroissiens, la malveillance dissimulée derrière les masques de politesse, et mille autres fragments participant à la mise en place d’une atmosphère angoissante.

Outcast me fait penser à une version papier de la série Supernatural ayant envahi notre jeunesse les samedis soirs. Le scénario semble captivant mais pas novateur. Peut-être sera-t-on surpris avec les tomes suivants. Pour ma part, j’ai véritablement été rebutée par les couleurs insipides ne rendant pas honneur au scénario.
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Batman Detective Comics Rebirth, tome 1 : La Colonie
Titre : La Colonie
Série : Batman Detective Comics, tome 1
Auteur : James Tynion IV
Dessinateur: Eddie Barrows
Éditeur : Urban Comics
Date de publication : 7 juillet 2017Synopsis : Batwoman, Red Robin, Spoiler, l’Orpheline et Gueule d’Argile… Voici les nouveaux justiciers que Batman a recrutés afin de protéger Gotham d’une menace totalement inédite. Pourront-ils s’accorder à temps avant que la cité maudite ne tombe entre les griffes d’une armée souterraine ?

La colonie croit à un mythe… la ligue des ombres. Un des plus vieux mensonges de Ra’s al Ghul. Il parlait d’une armée secrète, cachée à la vue de tous. Une armée qui se soulèverait pour plonger le monde dans le chaos.
Ra’s avait l’habitude de s’en vanter: il pouvait ainsi revendiquer le moindre acte terroriste isolé et faire croire au monde qu’il était capable de tout, afin de le plier à sa volonté.Après moult et moult lectures et critiques déjà consacrées à DC Rebirth, voilà qu’enfin j’ai pu poser mes mirettes sur ce qui est pour l’instant le volume le plus réussi de ce reboot. Après un Batman mi-figue, mi-raisin, ce n’est sans doute pas là où on l’attendait que le chevalier noir brille le plus. Pas seulement Batman d’ailleurs, puisque Batman Detective Comics rassemble un groupe élargi des superhéros de Gotham, plus que jamais engagés dans leur lutte contre le crime.

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Tout au milieu du monde

Titre : Tout au milieu du monde
Auteurs : Julien Bétan et Mathieu Rivero
Illustration : Melchior Ascaride
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2017 (mai)Synopsis : Un village prospère dont la relique sacrée pourrit. Un chamane vieillissant, qui n’attend plus ni visions ni voyages. Un espoir de sauver son peuple de la malédiction ; un ossuaire mythique, où vont mourir les géants. Pour le trouver, de bien étranges sentiers, à la lisière de la magie et du rêve.

Je comprends tes hésitations, mais il faut parfois se décider à agir. Ushang est un bon garçon – comme peuvent l’être les garçons de son âge – mais il est courageux. Amouko vieillit, il a peur de perdre son pouvoir ; il ne lui laisse pour l’instant que la place de béquille. Soha, quand tous les cycles des temps coïncident, vient celui du changement. Et si l’Araignée céleste nous le permet, nous pourrons y trouver notre place.
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Opération Napoléon
Titre : Opération Napoléon (Napóleonsskjölin)
Auteur : Arnaldur Indridason
Éditeur : Métailié (Métalié Noir) / Points (Policier)
Date de publication : 2015 / 6 octobre 2016 (1999 en VO)Synopsis : L’avion s’écrase dans le blizzard. Très vite, la glace du Vatnajökull l’engloutit. À l’intérieur, agents américains et officiers allemands ont compris. Ils vont mourir gelés, emportant avec eux l’un des plus lourds secrets du xxe siècle. Quand l’avion reparaît cinquante ans plus tard, il menace de faire de nouvelles victimes. Car le silence des morts s’achète parfois au prix de celui des vivants…

– Est-ce qu’une avocate du gouvernement aurait vraiment pu tuer cet homme, c’est plausible ?
– Si je voulais tuer quelqu’un, je choisirais un commercial, sans hésiter.Opération Napoléon, un nom qui semble faire trembler certaines huiles au Pentagone… L’occasion de se plonger dans un des premiers romans d’Arnaldur Indridason, puisqu’il date déjà de 1999, d’autant que le lire lors d’un voyage en Islande et en visitant les lieux concernés, c’est tout de suite très intéressant.
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Origines, tome 3 : Club Uranium
Titre : Club Uranium
Cycle/Série : Origines, tome 3
Auteur : Stéphane Przybylski
Éditeur : Le Bélial’ [site officiel]
Date de publication : 23 juin 2016Synopsis : Début 1940.
L’extraordinaire découverte faite par Friedrich Saxhäuser dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir est désormais aux mains d’un comité occulte basé en terres américaines. De Berlin à Washington D.C., tous s’accordent sur une chose : retourner au Kurdistan irakien est impératif. Qui se rendra maître du Château des millions d’années possèdera un avantage crucial dans le conflit en cours… De chaque côté de l’Atlantique, le comte Erchingen et l’énigmatique M. Lee montent des expéditions secrètes avec l’Irak en point de mire, une gageure quand la guerre étend son empire sur l’essentiel du globe… Reste Saxhäuser, soldat hors normes confronté à l’indicible et aux convictions balayées. Peut-être lui appartiendra-t-il de sauver l’humanité ? Mais envisager pareille entreprise est-il seulement possible quand votre propre humanité semble vous échapper ?
Auteur d’ouvrages militaires et historiques, dont La Campagne de 1870, distingué par le prix de l’Académie de Stanislas, Stéphane Przybylski poursuit avec Club Uranium, troisième volet de sa Tétralogie des Origines, saluée par le prix Révélation Futuriales 2016, son monumental projet romanesque imbriquant théories conspirationnistes et plongée au cœur des marges de l’Histoire, quelque part entre Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, la mythique série des X-Files de Chris Carter et Les Puissances de l’invisible de Tim Powers.
– Je vous propose de mettre un terme à ce « tapage » qui focalise les attentions sur vos activités, reprit M. Lee. Je m’emparerai des preuves de votre existence, puis je les ferai disparaître, en même temps que j’éliminerai ou discréditerai les témoins de ces phénomènes. Je m’arrangerai pour que l’on ne puisse jamais tirer de conclusions irréfutables au sujet de votre existence. La désinformation est une arme plus efficace que l’extermination… une chose que les nazis ne comprendront jamais.
– Pourquoi pensez-vous que je me tiens devant vous, plutôt que devant Hitler ? ajouta l’étranger. En touant ouvertement tant de gens, les nationaux-socialistes créent des martyrs et provoquent un sentiment de rejet qui les mène tout droit à leur perte. Si nous commettions l’erreur de nous allier à eux, l’humanité pourrait se dresser unie dans la résistance.
– Je me félicite de votre choix. Je ne crois pas à la résistance, mais plutôt à l’adaptation, à la mutation des espèces pour garantir leur survie. Voyez ce tyrannosaure : comme il est ridicule face aux forces de l’univers qui l’ont fait disparaître à tout jamais.
– L’humanité a toujours enfanté des héros qui pensent le contraire, des gens convaincus de pouvoir renverser l’ordre inéluctable des choses. Ce sont eux que vous allez devoir combattre : exterminez-les, mais surtout, détruisez les idées qu’ils représentent.
– Pour que la liberté ne reste qu’un barbecue et une partie de football, par un bel après-midi d’été, ajouta M. Lee.Des nazis, des conspirations et des extraterrestres en pleine Deuxième Guerre mondiale, voici le programme de Club Uranium, troisième tome de la Tétralogie des Origines, écrit par Stéphane Przybylski aux éditions Le Bélial’.
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Mémoires par Lady Trent, tome 3 : Le voyage du Basilic

Titre : Le Voyage du Basilic
Cycle : Mémoires par Lady Trent, tome 3
Auteur : Marie Brennan
Éditeur : L’Atalante
Date de publication : 2017 (mai)Synopsis : Isabelle Trent, devenue célèbre, n’en a pas fini de déplaire à la bonne société du Scirland (qui doit beaucoup à l’Angleterre victorienne). Notre impétueuse naturaliste, après avoir transformé sa demeure en une sorte d’université pour jeunes femmes désireuses de s’instruire, entreprend de monter une expédition afin d’étudier les dragons du monde entier et, l’espère-t-elle, révolutionner leur taxonomie. Comble d’inconvenance, cette fois, Jake, le fils d’Isabelle et de son défunt mari, est du voyage. Le voilier Basilic débute son périple dans le Grand Nord où Isabelle étudie (en pantalon) les serpents de mer, puis passe par un pays qui serait peut-être le Mexique, se fait chasser du Yélang et visite enfin les îles volcaniques de l’hémisphère Sud, où elle en apprend davantage sur la civilisation des Draconiens qui ont dominé le monde dans l’antiquité.

Pour nombre de mes lecteurs d’Anthiope, la mer Brisée est un lieu de légendes : un magnifique royaume exotique perdu à l’autre bout du monde, dont l’existence réelle est au mieux douteuse. En vérité, il y a quatre cent ans, des Anthiopiens écrivaient que la mer Brisée était peuplée d’hommes à trois têtes et d’îles flottant dans les airs. Mais cet endroit existe bel et bien, quoiqu’il ne soit pas aussi fantasmagorique que dans notre littérature.